Lui Je me réveille, me traîne hors du lit, aux aguets de mon amant ; je le trouve, il est là, devant la glace à se laver les dents. Je le regardes avec le coeur qui fond et lui ne me voit pas, je lui dit "à force d'eau, mon amour, ma bouche se noie pour toi." Il sourit, nonchalant, semi endormi devant son miroir, j'approche, me colle dans son dos et je pose mes mains sur ses ourlets. Jamais je ne pourrais mettre de polichinelle dans son tiroir mais j'en pince pour lui, lui chante la pomme comme dans un doux billet. Sur sa nuque, je dépose quelques baisers, aimants et passionnés ; lui, passe son bras par dessus l'épaule, un sourire sur sa frimousse, caresse mes cheveux, me dit "je t'aime" avec ses dents pleines de mousse. Ce geste amoureux semble allonger un peu sa silhouette courbée, joli corps qui semble fait pour échauffer mes plus promptes pulsions. Son aine et son aisselle, nues, m'excitent, redoublent mon exaltation, je saisi sa gouttière d'une main douce, la pressant et la branlant jusqu'avoir de la crème pleins les doigts, jusqu'à ce qu'il crie maman. Pataud et fougueux, il semble vouloir répondre de ce caprice, en passant un bras dans son dos, il met main à l'hélice. Sa corolle s'est évasée et elle m'invite à la sodomie, j'entre et je remue, je m'attarde, je me débat dans son prurit ; nos reins s'accordent et s'unissent, et ils se tuent et ils se fustigent, nous partageons, dans nos râles, comme une suave sensation de vertige et je dépose bientôt à son calice ma décharge de pistil. Soupirs, enlacements, transpiration, je l'aime, mon talon d'Achille. Nous sommes là, enlacés et emboités, devant le miroir, à se regarder dans la vitre... de plus, que peux t'on bien vouloir ? |