Comme si Les fenêtres de mon coeur étaient closes Et la porte scellée sur ma solitude Comme si Le temps était suspendu entre le silence Et le martèllement de la pluie sur les carreaux Comme si La lumière du jour n’avait jamais éffleuré ma rétine Et que la nuit n’était que ténèbres à l’infini Comme si La vie n’était qu’un sillon sur l’eau Ou une course derrière un mirage au loin Qui ne cesse de narguer un corps éreinté Comme si Le soleil refusait de sourire de tous ses rayons Et que la lune s’est oubliée dans son bonnet Comme si Eole avait céssé de souffler sa colère Laissant aux arbres un moment de répit Afin de ramasser leurs feuilles mortes Comme si Le ciel avait emballé ses étoiles Abandonnant la terre en pâture A ses vampires assoiffés de sang Comme si La mort,la colère et les cauchemars Etaient mes seuls compagnons d’infortune Comme si Le corps avait été vidé de ses veines Privé de joie Opprimé par le silence Figé en statue de larmes Devenue perchoir Pour oiseaux de mauvaises augures. Je suis ici Mon âme est de l’autre côté Je suis ici L’air que je réspire est de l’autre de côté La distance à parcourir pour y arriver Dure l’éspace de toute une vie Comme si cette même vie N’était qu’un gros mensonge Comme si Ce n’était qu’une farce Comme si Je n’étais que le dindon.
Comme si Les fenêtres de mon coeur étaient closes Et la porte scellée sur ma solitude Comme si Le temps était suspendu entre le silence Et le martèllement de la pluie sur les carreaux Comme si