Mille pages noircies d’un labeur inhumain Thérapie ou partage, sortie de l’inconnu. Lueur d’un destin, espoir d’un lendemain D’un manuscrit finit, d’un travail reconnu. Des mots cassure, fêlure, des mots emprisonnés Comme des corps étrangers, tumeurs de la pensée. Sur le papier noirci, j’ai répandu ma vie. Le regard devient vague mais le cœur s’allége Mémoire libérée, gommée pour la survie Quand le cœur répudie le dernier sortilège. Les mots sont dérisoires, pourtant ils sont miroirs D’une âme perturbée et même parfois noire. Autobiographies, venin des souvenirs, Solution, expulsion, pour vivre et non périr. Les écrire, les détruire, ou bien vous les faire lire Sans vous faire toutefois perdre votre sourire. Les mots sont les images des démons à tuer Pour mieux les expurger il faut les exhiber.
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