actualite,poesie

Forums > Plaisir d'écrireAller à la dernière page
<< Précédent |

l'actualité en poésie

| Suivant >>
Ecrire une réponseAjouter à vos forums favoris
jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 19/06/2006 à 13:59 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Parler d'actualite
l'écrire en poème
savoir diversifier
et dire je t'aime

Chaque jour porte
de nouveaux vers
de telle sorte
chacun sa lumière

Bien sure sera bienvenue
les poèmes de nos disparus
mais aussi maintenant
l'actualité en avant

commantaires déplacés
seront bien sur effacés
au plaisir de vous lire
avec ce fil pour dire...
634723 Publié le 11/09/2006 à 08:41 supprimer cette contribution

aux lotos de Provence
onze est sur ses deux jambes

ce sont aussi deux tours
qui ne sont plus debout

je m'arrête et je pense
à tous ces coeurs qui tremblent

cinq ans jour après jour
plus aucun parmi nous

la douleur est immense
encore là l'affreux "bang"

et chacun cherche autour
ceux qui restent debout



parceque je ne peux m'empêcher de penser au World Trade Center,à toutes ses vies parties et à leurs proches qui aujourd'hui voient leur douleur revenir


jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 11/09/2006 à 19:09 supprimer cette contribution
Pensons,en silence aux innocents morts
A tous ces pays, prions pour eux très fort
Amérique, Tes larmes coulent encore...
Angleterre, Tes larmes coulent encore...
France, Tes larmes coulent encore...
Tant de Continents, Tes larmes coulent encore


Malgré les années,la douleur,les efforts
Beaucoup trop de larmes coulent encore...

Jovaly

1849844 Publié le 11/09/2006 à 22:24 supprimer cette contribution
walt whitman ,extrait de feuilles d'herbe:

Fils de Manhattan, Walt Whitman, un Kosmos !
Turbulent, charnel, sensuel, mangeur,
buveur, baiseur,
Pas sentimental, pas au-dessus des autres hommes, ni des autres femmes, ni à part d'eux,
Ni plus immodeste que modeste.
Qu'on dévisse les serrures aux portes!
Qu'on dévisse les portes de leurs charnières!
Si quiconque avilit quelqu'un, c'est moi qu'il avilit,
Tout ce qu'on dit ou fait, à la fin me revient.
En moi, la foule des vagues de l'afflatus, en moi le courant et l'index.
J'énonce le mot de passe primitif, je donne le signe de la démocratie,
Bon Dieu ! Je n'accepterai rien dont personne n'aurait la contrepartie aux mêmes termes.
Par moi, toutes ces voix longtemps muettes,
Ces voix d'interminables générations de prisonniers, d'esclaves,
Ces voix de désespérés, de malades, de voleurs, de nabots,
Ces voix de cycles de préparation, d'accrétion,
De fils connectant les étoiles, d'utérus, de semence de père,
De droits d'individus oppressés par d'autres,
De difformes, de laids, de plats, de méprisés, d'imbéciles,
De la brume dans l'air, du scarabée roulant sa boule de fumier.
Par moi les voix interdites
Les voix de la faim sexuelle, voix voilées - et moi j'enlève le voile -,
Les voix indécentes, clarifiées, transfigurées par mes soins.
Je ne me comprime pas la bouche, avec les doigts,
Je n'ai pas moins de délicatesse pour les intestins que pour la tête ou le coeur,
Le coït n'est pas plus sale pour moi que la mort,
Je crois à la chair, ses appétits,
Voir, ouïr, toucher sont des miracles, pas une des particules qui ne soit miracle.
Divin, je suis, dedans, dehors, sanctifie ce que je touche, ce qui me touche,
L'odeur de mes aisselles est arôme plus subtil que la prière,
Ma tête mieux qu'églises, que bibles, que credo... "
Walt
Whitman





jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 12/09/2006 à 11:22 supprimer cette contribution
whooooahh, quel texte, il décape
jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 19/09/2006 à 10:03 supprimer cette contribution
Parler d'actualite
l'écrire en poème
savoir diversifier
et dire je t'aime
1769389 Publié le 19/09/2006 à 11:17 supprimer cette contribution
Je t'aime... Moi non plus,
Tu m'haines, Toi, tant pis !
Il sème, Leur révolu
Verlaine Dans sa nuit
Vous même Trop perdue,
Elles aiment... C'est fini!...


jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 24/09/2006 à 19:17 supprimer cette contribution
Merci Champomy
1591529 Publié le 24/09/2006 à 19:53 supprimer cette contribution
Aujourd’hui 24 septembre 2006…
Le peuple suisse a voté…
Et j’aime pas ce résultat…
Car en fait, il m’attriste…

A-t-il déjà oublié…
Qu’il y a un siècle déjà…
Il allait au-delà…
Des frontières chercher…

Du travail pour nourrir…
Les bouches helvétiques…
Afin de ne pas mourir…
De faim !
jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 27/09/2006 à 18:48 supprimer cette contribution
bienvenue Natacha
Merci de ta contribution
A tous et à toutes
bonsoir
jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 29/09/2006 à 19:49 supprimer cette contribution
Le 29 Septembre
Jour de l'archange Saint Michel
Décrit comme le Grand Prince du livre de Daniel
L'Introducteur des Ames aux Ciel
As su combattre et vaincre le Dragon
C'est aujourd'hui que l'on fête son nom
1849844 Publié le 29/09/2006 à 23:20 supprimer cette contribution
Camille ROUSSAN

Front Haut

à Stephen Alexis

Je traînai le carrosse de Caradeux.
Dans une savane
sans femmes,
tout près de la Havane,
moi l'enfant fou des rudes voluptés
je dansai seul la première rumba.
Mes bras
étreignaient dans le soir
des tailles impossibles
qui rythmaient leurs appels
aux cliquetis de mes chaînes.
Je semai des douleurs aux sillons du souvenir.

Portant mes espoirs
en étendard,
Bolivar
vainquit les troupes espagnoles.
Je soutins le trône fragile
de l'empereur du Brésil
avec ces mêmes bras
dont Savannah
et Cuba
oublient le geste.

Mais, la boue des champs de bataille
et les sillons
des plantations
sont gonflés de mes douleurs fécondes.
Au bout de l'avenir,
j'ai des étoiles à cueillir,
Ah ! tremble, vieux monde magnifique et triste,
car voici le temps de ma récolte d'étoiles.
jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 29/09/2006 à 23:22 supprimer cette contribution




Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute opinion de la sagesse. Quelqu'un vient un jour trouver le grand philosophe et lui dit :

Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami ?

Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j'aimerais te faire passer un test, celui des 3 passoires.

Les 3 passoires ?

Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des 3 passoires. La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?

Non. J'en ai simplement entendu parler...

Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité. Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ?

Ah non ! Au contraire.

Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es même pas certain si elles sont vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l'utilité. Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?

Non. Pas vraiment.

Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire

lu sur coeur 73
jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 04/10/2006 à 17:34 supprimer cette contribution


Il était une fois, une île ou tous les différents sentiments vivaient : le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l'Amour y compris.

Un jour on annonça aux sentiments que l'île allait couler. Ils preparèrent donc tous leurs bateaux et partirent.

Seul l'Amour resta.

L'Amour voulait rester jusqu'au dernier moment. Quand l'ile fut sur le point de sombrer, l'Amour décida d'appeler à l'aide.

La Richesse passait à côté de l'Amour dans un luxueux bateau. L'Amour lui dit, "Richesse, peux-tu m'emmener ?" "Non car il y a beaucoup d'argent et d'or sur mon bateau. Je n'ai pas de place pour toi."

L'Amour decida alors de demander à l'Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau, "Orgueil, aide-moi je t'en prie !" "Je ne puis t'aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau."

La Tristesse étant à côté, l'Amour lui demanda, "Tristesse, laisse-moi venir avec toi." "Ooh... Amour, je suis tellement triste que j'ai besoin d'être seule !"

Le Bonheur passa aussi à coté de l'Amour, mais il était si heureux qu'il n'entendît même pas l'Amour l'appeler !

Soudain, une voix dit, "Viens Amour, je te prends avec moi." C'etait un vieillard qui avait parlé.

L'Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu'il en oublia de demander son nom au vieillard. Lorsqu'ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s'en alla.

L'Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir "Qui m'a aidé ?" "C'était le Temps" répondit le Savoir. "Le Temps ?" s'interrogea l'Amour. "Mais pourquoi le Temps m'a-t-il aidé ?"

Le Savoir, sourit plein de sagesse, et répondit : "C'est parce que Seul le Temps est capable de comprendre combien l'Amour est important dans la Vie."
Mladen => bad gône - 595300 lui écrire blog Publié le 12/10/2006 à 00:11 supprimer cette contribution
Hé, mais bon anniversaire Andémil!!!
jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 12/10/2006 à 01:27 supprimer cette contribution
Tant de réalités à dire,
Beaucoup de choses à raconter,
mais que pourrais -je écrire
qui soit aussi d'actualité ?
qui puisse faire sourire,
aider, soulager, apaiser,
oh, triste journée de soupir!
d'accident de train déraillé,
d'enfants congelés,de délire.
Si ce n'est aussi souhaiter
l'anniversaire d' ANDEMIL
toutes proportions gardées

Jovaly


jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 13/10/2006 à 00:24 supprimer cette contribution
Radio notre Dame

Chaque jour apporte son tour
Regardons des choses sincères
On peut faire des discours
Sur un autre anniversaire

Celui-ci se trouve à Paris
Avec une vue imprenable
Sur un magnifique parvis
Il y vient aussi des notables

Une radio de grande écoute
Que je salue amicalement
Fête avec nous en ce moment
Vingt cinq ans de bonne route

Une cathédrale magistrale
Une radio pas comme les autres
Des festivités amicales
Dont je fais pour vous,l’apôtre

Jovaly



-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 13/10/2006 à 10:38 supprimer cette contribution
cela m'apprendra
à ne pas aller là
où quelques mots sont glissés
entre deux événements
et combien de tourments...
merci à jovaly
et mon ami santi...
et des balances il y en a
et un... que je ne raterai pas
car demain il faudra souhaiter
un anniversaire X fois renouvelé
demain sera son
merci...
1856947 Publié le 13/10/2006 à 10:51 supprimer cette contribution
Toi la femme au ventre vide
tu nous fais voir l'impensable
ta folie t'a entrainé dans tes cauchemars
si il te reste un peu de coeur
j'espère que tu auras tout ce temps
pour réfléchir à tes gestes cruelles
jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 13/10/2006 à 23:34 supprimer cette contribution
coucou cassilli
coucou andémil
je suis ravie de vous recevoir sur mon fil
jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 13/10/2006 à 23:36 supprimer cette contribution
Vendredi treize


Vendredi treize, la belle affaire
Or si certain n’ose plus rien faire
En restant chez eux, il se terre
Dans le monde qui se gère

D’autre n’en on rien a faire
Oui eux de loin il préfère
Jouer aux jeux de mystère
Et vaincre enfin leur galère

De quel côté êtes vous très cher
De ceux qui veulent faire
Que enfin dans leur univers
Brille mille et une lumières

Vendredi treize, la belle affaire
Jeu de hasard, jeu, un cancer
Pour celui qui ne sait plus y faire
Pour lui le jeu devient un enfer

jovaly



-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 14/10/2006 à 05:22 supprimer cette contribution
c'est un petit message glissé qui m'a fait venir en ces lieux...
fallait précisément y venir...ici quelle surprise...
voulait-il vérifier si je lisais ici aussi...
effectivement je picore partout les mots...
là où il fait bon y traîner...
et désolée...je le fais en toute discrétion...
afin de ne pas déranger
vos échanges si sympas...
c'est avec beaucoup de plaisir que je passe parfois ici...
merci...
alizarine - 1374418 lui écrire blog Publié le 16/10/2006 à 16:02 supprimer cette contribution
Juste une grande envie de venir faire un clin d'oeil à l'hôte de ces lieux .... que j'apprécie ainsi que ses écrits ...
Ma "panne" d"écriture semble persister ... alors ma petite Jovaly, il va falloir te contenter de ces quelques lignes d'improvisation bien pauvres ....juste pour te montrer que je suis là tout de même ... à te lire ....
jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 17/10/2006 à 22:58 supprimer cette contribution
La joie est de parcourir
Les mots, et de pouvoir dire
Merci
De les entendre danser
De les voir s'entremêler
De les laisser m'envoûter
Ce sont des volutes
Et moi j'exulte

jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 17/10/2006 à 23:09 supprimer cette contribution
Ma très chère Alizarine
j'ai vraiment un immense plaisir de te recevoir, et je souhaite que cela ne soit pas que sur ce fil, Andémil, je suis contente de te lire,tu ne déranges abselument pas


alizarine - 1374418 lui écrire blog Publié le 18/10/2006 à 00:08 supprimer cette contribution
Bientôt Jovaly, en Novembre, à Paris, promis cette fois .....
1856947 Publié le 18/10/2006 à 08:12 supprimer cette contribution
coucou jovaly, toujours contente de venir ici
1849844 Publié le 23/10/2006 à 16:27 supprimer cette contribution
Est-ce ainsi que les hommes vivent ( louis aragon)


Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
À quoi bon puisque c'est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m'éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j'ai cru trouver un pays.

Coeur léger coeur changeant coeur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes jours
Que faut-il faire de mes nuits
Je n'avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m'endormais comme le bruit.

C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent

Dans le quartier Hohenzollern
Entre La Sarre et les casernes
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola
Elle avait un coeur d'hirondelle
Sur le canapé du bordel
Je venais m'allonger près d'elle
Dans les hoquets du pianola.

Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais
Je les voyais par la fenêtre
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaître
Du Rainer Maria Rilke.

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.

Elle était brune elle était blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faïence
Elle travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n'en est jamais revenu.

Il est d'autres soldats en ville
Et la nuit montent les civils
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t'en iras bientôt
Encore un verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton coeur
Un dragon plongea son couteau

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.

Louis Aragon.
jovaly évangéline - 1761455lui écrire blog Publié le 25/10/2006 à 00:27 supprimer cette contribution
Merci kfb rj, c'est un très beau texte d'Aragon ,heureuse de te voir sur mon fil, ainsi que toi Cassili
A très bientôt Aliza




1769389 Publié le 25/10/2006 à 08:10 supprimer cette contribution
L'Hymne à l'Amour. Edith PIAF
Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer
Et la terre peut bien s'écrouler
Peu m'importe si tu m'aimes
Je me fous du monde entier
Tant qu'l'amour inond'ra mes matins
Tant que mon corps frémira sous tes mains
Peu m'importe les problèmes
Mon amour puisque tu m'aimes

J'irais jusqu'au bout du monde
Je me ferais teindre en blonde
Si tu me le demandais
J'irais décrocher la lune
J'irais voler la fortune
Si tu me le demandais

Je renierais ma patrie
Je renierais mes amis
Si tu me le demandais
On peut bien rire de moi
Je ferais n'importe quoi
Si tu me le demandais

Si un jour la vie t'arrache à moi
Si tu meurs que tu sois loin de moi
Peu m'importe si tu m'aimes
Car moi je mourrais aussi
Nous aurons pour nous l'éternité
Dans le bleu de toute l'immensité
Dans le ciel plus de problèmes
Mon amour crois-tu qu'on s'aime
Dieu réunit ceux qui s'aiment
1849844 Publié le 25/10/2006 à 10:57 supprimer cette contribution
Serge Reggiani Je voudrais pas crever
Musique: Dominique Pankratoff

Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un côté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrappe là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algue
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleurs
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qui est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort...
<Précédente | 2 | 3 | 4 | Page 5 | 6 | 7 | 8 | Suivante> | Dernière>>

Forums > Plaisir d'écrire Ecrire une contribution Retour au début de la page


<< Précédent | l'actualité en poésie| Suivant >>

Accueil | Conditions générales | Publicité | FAQ | Contact

Services
Shopping
Concours
Ecards
Voyance

Lingerie
Lingerie


Massage
Massage Relaxation


Massage
Pharmacie


 Accueil
 Mon Menu Perso
 Rencontre
 Messagerie
 Chat
 Espace membre
 Expressions

 Vos textes
 Concours

 Poésie
 Les Auteurs
 Le top 30

 Déclaration d'amour
 Les Auteurs
 Le top 30

 Albums photos
 le top 30

 Plaisir d'écrire
 Plaisir de lire

 Les chansons
 Les contes
 Les nouvelles
 Les journaux
 Les discours
 Les présentations
 Les chroniques

 Forum
 Santé
 Sexualité
 Mariage
 Astrologie
 Loisirs
 Editorial
72 connectés au chat
292 connectés au total
0 sur le chat vocal
Consulter l'annonce
ajouter aux favoris l'actualité en poésieconseiller cette page à un ami
Créé et hebergé par Capit


Parler d'actualite l'écrire en poème savoir diversifier et dire je t'aime Chaque jour porte de nouveaux vers de telle sorte chacun sa lumière Bien sure sera bienvenue les poèmes de nos disp
actualite-poesie