jepepikouros - 412395  Publié le 09/08/2004 à 08:07  Ca tombe plustôt mal pour l'équipe du cinglé du Texas....Voici un extrait de la tribune quotidienne du site économique Franco-Américain Agora... "Mais dans 1 000 ans, qui se souviendra que, le 3 août 2004, le Dow Jones mettait fin à cinq séances haussières consécutives ? A moins, bien entendu, que le 3 août 2004 ne marque le début de la fin de la bulle de consommation et de crédit qui distord les tendances économiques et financières mondiales depuis quelques années... Il y aurait alors un 3 août 2004 comme il y a eu un 24 octobre 1929... Avouons-le, nous avons du mal à y croire -- Paris est trop alangui pour une catastrophe boursière. Les journées plus fraîches de la rentrée conviennent mieux à ce genre d'événement. ** Tout de même, quelques éléments troublants sont tombés sur nos écrans hier : la consommation des ménages américains a chuté de 0,7% en juin -- sa plus forte baisse depuis septembre 2001, ce qui est de bien mauvais augure. D'autant que... les suppressions d'emploi ont grimpé de 8% le mois dernier : "Au total, 69 592 suppressions d'emploi ont été annoncées en juillet, contre 64 343 en juin", peut-on lire dans La Tribune. "Parallèlement, les employeurs ont annoncé en juillet leur intention d'embaucher 26 880 personnes, une baisse de 30% par rapport au mois de juin." Hmm... En Europe, par contre, la croissance semble prendre de l'assurance : le taux de chômage est resté stable (à 9%, tout de même...), les prix à la production aussi, et, en France, les ventes du secteur industriel ont augmenté de 1% en mai -- parmi elles, les exportations ont augmenté de 3%. Ces fragiles signaux résisteront-ils si le dernier pilier de la croissance américaine -- la consommation -- s'effondre ? ** Et n'oublions pas M. Purnomo Yusgiangtoro, président de l'Opep ! "L'Organisation des pays exportateurs de pétrole a besoin de temps pour accroître l'offre de brut et contrecarrer la forte hausse des prix", a-t-il dit hier. Traduction : "Alerte ! Panique ! Nous ne savons plus quoi faire ! Envoyez les hélicos et sortez-moi de là !" C'est vrai que tous les voyants sont au rouge : le prix du panier Opep était lundi soir à 39,04 dollars. Du jamais vu. Le brut était à 44,24 dollars à New York hier. Du jamais vu non plus. Le brent, à Londres, frôle son record d'octobre 1990, à 40,95 dollars. Les niveaux d'alerte terroriste sont à l'orange aux Etats-Unis, et il y a eu un nouveau sabotage d'installations pétrolières (un oléoduc entre Kirkouk et Ceyhan)... D'autant que nous ne voyons guère de raisons d'être optimiste pour l'avenir de l'or noir : l'affaire Ioukos continue de faire des remous, on ne peut dire que la situation soit franchement brillante sur les rives du Tigre et de l'Euphrate, les réserves mondiale baissent et baissent encore... et, comme le dit encore La Tribune, "tous les membres de l'Opep sont confrontés à de grave difficultés économiques et sociales, et ils cachent difficilement leur soulagement de voir la manne pétrolière remplir leurs bourses comme par miracle". Allez, reprenons tous en choeur avec le président Yusgiangtoro : "Nous avons besoin de temps." Mais où sont les hélicoptères ?" Je vous laisse comme d'habitude le soin de faire vos commentaires..
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