amour
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AMOUR

Impression :

(Détail)

Prête-moi un peu de place en toi;

J'ai juste besoin d'un tout petit endroit.

Lointain voyageur que je suis,

Solitaire de nature, je m'ennuie.

Sous la passion du soleil, j'ai pâli

Depuis la nuit des temps à rechercher ce pays

Par lequel je ferai la fierté des Hommes,

Pour lequel le bonheur sera autonome.

Je suis le Père des sentiments,

Je vieillis sans un délice de compliments

Attendant cette terre fertile pour me reproduire:

Ainsi en paix pourrais-je m'enfuir.

Libéré de ces chaînes qui m'emprisonnent,

Pourrais-je contempler mes graines qui moissonnent.

Selon le bruit qui court,

Cette contrée se trouverait aux alentours.

Lisant partout dans les rumeurs,

Elle porterait le sceau de Coeur.

Un vieillard qui ne cesse de rajeunir comme l'est mon destin

Ne quémande qu'eau et repos pour soutien;

Acceptez sous votre toit ce noble étranger

En cette lune, par votre gratitude, divin berger.

Coeur.

Pauvre vieillard! Otez de vous ce visage déprimé…

Prenez garde à ce langage périmé!

En ce lieu où se veut du silence,

Tout souffle se pèse sur une balance.

Voyageur lointain ayant trop usé du pas,

A un mot pr-s, vous auriez pu atteindre l'au-delà.

Allongez-vous donc sous ma tente.

Gloire aux astres qui ont pourvu à notre rencontre.

Après ce discours, me semble-t-il, trop sinueux

Je m'inquiète à votre sujet, Monsieur.

Le pain est l'essence de l'affamé,

Le destin est une compassion inopinée.

Que cherchez-vous d'aussi précieux

Que l'on ne puit trouver sous les cieux?

Sublime étranger de nulle part,

Puis-je m'associer à vous pour un nouveau départ?

D'avec ma virile jeunesse,

Me soumettrai-je à votre droit d'aînesse.

AMOUR.

Votre dévouement me redonne espoir.

Mais ai-je encore le sens du devoir?

Ma vie d'Etre, ici-bas, se fragilise.

Mon corps tourt entier s'exempte de ma guise.

La lassitude m'opprime;

Et pour retrouver mon estime,

J'ai tant besoin de ma concubine.

Mais en vain. J'ai usé de toutes les combines:

Autant me caresse le vent,

Autant me détériore le temps.

Contre le Dieu créateur, je me suis rebellé;

De sa pleine fureur, mon châtiment s'est révélé.

De mèche étais-je avec le Serpent

Pour rendre l'Homme plus indépendant.

Le salaire illicite de ma connivence:

Le rappeler à l'ordre de l'évidence

Afin que pluie et parfum de confusion

Soient pour lui une éternelle infusion.

J'ai la faculté d'être hermaphrodite,

C'est bien là où subsiste ma chance maudite.

Je suis comme cette plante que l'on vide de sa sève.

En ces mots, le temps m'achève.

Où peut-il bien se situer, ce Coeur?

A voir, il ne serait guère grand parleur…

Ne repose-t-il pas sous ce ciel?

Est-ce ma mission une énigme circonstancielle?

Je ne veux le croire, je m'y refuse!

Je ne peux m'en faire, idées confuses.

Jeunesse de luxe, l'heure a sonné!

Lorsque mourra ma personne, chantez ces sonnets.

Les clochent m'a


Enregistré le 15 Mai 2008 à 16:23
par 2320994

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.....

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