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laurentpce - 773367 Publié le 05/04/2004 à 11:58 
Une passion, qui n’est pas concilié par tous . Loin de moi l’idée de vous enrôler , mais uniquement vous faire partager quelques moments , dans notre belle provence. Allez, suivez moi . | laurentpce - 773367 Publié le 16/08/2006 à 14:04  Ce jour là, comme la plupart des matins de battue, nous avons rendez-vous au Cercle. C’est un Cercle privé, lieu de rencontre des habitants du village et celui de la battue. Le pôvre Jo tenait le Cercle avec Nenette, c’était une figure. Quand il joue aux cartes, les jours de pluies (ils ne sont pas nombreux chez nous), il fallait surveiller les cartes et les jetons. Un peu blagueur, il n’en manquait pas une. Par exemple, à celui là, qui se vantait d’avoir tuer 100 grives en 2 heures un matin. Il lui racontait qu’un jour, un vol immense de tchatchas se pose devant son poste, a tel point que le chêne était noir : « Ho, il doit bien y avoir 2 ou 3 ans maintenant » Et bien d’un coup de fusil, il en a tombé la moitié du vol. A tel point, qu’il en ramasse encore aujourd’hui. A cet autre, un peu huppé, qui l’enquiquine à lui demander de longue des sucrettes !!!! Il lui a acheté des Tic-Tac, depuis monsieur est comptant et boit son café sans rien dire, mais s’étonne de ne pas connaître cette marque. A l’autre, qui appuyait au comptoir, raconte qu’il n’arrête pas de tuer des sangliers. Discrètement, Jo prend le balai, met une pièce à frotter (serpillière), contourne le comptoir et il commence à frotter le sol, en poussant doucement les pieds du narrateur. Celui-ci se déplace, mais il est poursuivi par Jo, dans tout le bar. Alors on commence à rire, car nous savons. Interloqué, ce chasseur s’étonne de cette poursuite. Et notre Jo, lui lance : « Ben ! Avec tout ce sang, que tu me mets partout, je suis bien obligé de nettoyer »
| PHIL - 391201  Publié le 16/08/2006 à 18:37  Excellent ! Un personnage haut en couleurs !! | laurentpce - 773367 Publié le 11/09/2006 à 11:53  Ce jour là, je fais une ouverture anticipée. En effet, je suis invité à chasser en Corse une semaine avant l’ouverture chez nous. Le vendredi matin j’arrive à Bastia, après les cinq heures de retard d’embarquement à Toulon. Je prends la direction de Solenzara et rejoint le village d’une amie qui m’héberge pour la circonstance et grâce à qui je suis invité à la chasse. Que de souvenir reviennent pendant que je parcours cette centaine de kilomètres. Je reconnais la route que nous avons emprunté l’année passée, lors de notre voyage en Corse. Là, le parking où je me suis arrêté en catastrophe, car un des petits avait mal au cœur. Les autres nous avaient pas attendu. On les avait rejoint plus tard, au village où on c’était donné rendez-vous avec nos hôtes. Le vendredi soir, j’ai été présenté au chasseur qui m’invite, il m’accompagne au lieu de rendez-vous, un petit parking en bordure d’un étang, sous un grand chêne liège. Le samedi matin, j’ai une vingtaine de minutes d’avance. Je m’arrête dans un petit bar pour déguster un ou deux cafés. Puis me dirige vers le parking. Là André m’attend, il semble que nous ne serons pas nombreux. Lorsque le meneur de chiens arrive, avec une remorque pleine de chiens, des deux griffons bleus, deux Corsignos et un grand Saint Ongeois. Contrairement à nous où nous chassons en battue à près de quarante chasseurs, ici il chasse à moins d’une dizaine. Ce matin nous serons trois, deux postés et le piqueur. Je suis placé dans les chaumes en bordure de l’étang. André dans les Eucalyptus pas loin du parking. Les chiens ne tardent pas à bourrer le sanglier. Celui-ci fait plusieurs tours, perd les chiens, se fait reprendre. Je suis à l’écoute du moindre bruit. An bord d’un étang, il y en a. Des poissons qui sautent pour gober un insecte. D’autres pour survirent, poursuivis par un carnassier... Soudain, un vol de cinq canards en formation serrée, me passe sur la tête, survole l’étang à deux reprises et plonge dans les roseaux. Les chiens reviennent vers moi, je me prépare. Mais à cent cinquante mètres, ils tournent vers la presqu’île. André vient me chercher, on se déplace. Le piqueur a arrêté les chiens, il ne va pas dans l’île. Il n’est pas encore midi, on va faire un autre morceau. Un petit bois, un peu plus haut. Mais il n’y a pas de sanglier. On se donne rendez-vous à la même heure le lendemain. Il y a un chasseur de plus, un pompier qui était de garde la veille. Nous traquons dans une orangeraie et un grand ruisseau à sec, avec des ronciers énormes. Les sangliers tournent en rond, mais ne sortent pas de là. On décide de revenir en fin d’après-midi, mais sans plus de succès. Les sangliers n’étaient plus là, et les chiens épuisés par la chaleur ne faisaient plus un pas. Nous nous quittons, non pas sans se donner rendez-vous pour une prochaine fois. J’ai bien été accueilli et si j’en ai l’occasion, je reviendrai. Ce n’est pas le résultat qui compte, c’est l’ambiance et le plaisir de pratiquer cette passion. Même s’il n’y a pas de sanglier au bout de la journée.
| pat - 1754438  Publié le 11/09/2006 à 12:33 
Citation: J’ai bien été accueilli et si j’en ai l’occasion, je reviendrai.
Ben y a intérêt !! | Ptitange - 908884 Publié le 11/09/2006 à 12:45 
Citation: Que de souvenir reviennent pendant que je parcours cette centaine de kilomètres
boum boum ? | PHIL - 391201  Publié le 12/09/2006 à 07:52  Nous les partageons avec toi frérot ces souvenirs et crois moi que le temps de ton séjour, il y a plus d'une pensée qui était tournée vers la Corse ...  | laurentpce - 773367 Publié le 18/09/2006 à 13:32  Ce jour là, ou plutôt cette nuit là, mardi dernier, j’étais allongé sur le canapé. Pour ceux qui ne connaissent pas, j’habite un cabanon, dans la forêt en bordure d’un chemin de grande randonnée. Il devait être 22 heures. Lorsque quelqu’un frappe à la porte. Je pensais à mon grand, il n’a pas d’heure lui pour venir. Je fais signe d’entrée et j’allume. On frappe de nouveau. Ce n’est pas lui, je me lève et vais ouvrir. Un jeune se tient devant moi, la main sur les yeux pour ne pas être ébloui, me demande : « Où je suis ? - Tu es chez moi ! - Oui. Mais je suis où ? - Ben ! Ici . - Mais c’est où ? Je lui donne le nom du village le plus proche. - Mais c’est où ? Je réponds fermement. - A coté d’Aix ! Pourquoi ? Il m’explique alors ce qu’il a fait. Il est parti en fin d’après-midi pour monter à la Sainte Victoire, par un coté avec des falaises, où il n’y avait pas de sentier. Il a grimpé droit et il est arrivé à la nuit au sommet. Il n’y avait personne dans le prieuré. Alors, il est descendu de l’autre coté, moins abrupt, où il voyait de la lumière en bas. Au travers de la forêt et après être tombé plusieurs fois, il est enfin arrivé devant ma porte, mais il ne sait pas où il est. Son copain doit l’attendre au barrage de Bimont. Il n’a pas pris de portable pour ne pas le perdre. Et il voudrait téléphoner pour qu’on vienne le chercher. Je lui propose d’utiliser mon fixe et lui explique où il est pour qu’on puisse venir le récupérer. Mais voilà le hic. Il ne sait plus le numéro à appeler. Chaque fois que quelqu’un décroche, il lui demande quel est son numéro et où il se trompe. Et rebelote ! Après plus de 15 minutes, je commence en avoir mare. Et me vient une idée. Si son copain, à 22 heures n’a toujours pas de nouvelle, il a du appeler les pompiers. Avec mon portable, je compose le numéro du centre de secours du village. Un copain me répond, et j’entends les haut-parleurs derrière lui qui n’arrête pas. Je lui demande s’il n’y a pas une recherche dans la Sainte Victoire. Il me répond par l’affirmative. Je lui dit qu’il est chez moi et il me donne son nom. Mon « invité » toujours au téléphone avec sa recherche de numéro, ne fait pas attention à moi. Je lance : « David ? - Oui. » Il se retourne surpris et interrogateur. Je confirme au centre que c’est bien lui et j’entends alors : « CODIS 13 ! Annulation des recherches, la victime à été retrouvée. Je répète. Annulation des recherches, la victime à été retrouvée. Puis, s’adressant à la VLTT qui se trouve avec son copain, il leur annonce : « La victime a été retrouvée, elle est chez Laurent. TPH pour rendez-vous » S’adressant à nouveau à moi, il me donne le numéro du portable du collègue. Je donne le bon numéro à Davis, et le lui de rencontre. Puis je l’accompagne avec ma voiture, pour pas qu’il se perde sur les 300 mètres qu’il lui reste à faire. En chemin, il me dit que c’est un sportif et qu’il est chez nous depuis 2 ou 3 mois, que c’est une belle région. Je lui dis qu’il est inconscient de montée de nuit et s’en connaître la Sainte Victoire. Il me répond que c’est un champion d’athlétisme chez lui en Belgique. Je le regarde en rigolant et lui lance : « Alors cela ne m’étonne pas ! Car tu es belge. » A peine arrivée sur le parking face au restaurant « Chez le Garde », voila que la VLTT de liaison des pompiers arrive suivi par son collègue. Quelques renseignements demandaient par les pompiers et tout le monde se quitte. Heureusement tout c’est bien passé et sans problème.
| PHIL - 391201  Publié le 18/09/2006 à 17:17  Putaing ! Venir te faire vivre une histoire belge au fin fond de la campagne aixoise !!! T'es sur qu'il n'y avait pas des caméras cachées quelque part ? Oh frérot, c'est pas un espion venu te dérober le secret de la Cachaille et du Rougaï ? | laurentpce - 773367 Publié le 19/09/2006 à 12:00  J'ai pas vu de caméra?!?!  | laurentpce - 773367 Publié le 11/10/2006 à 12:37  Ce jour là, dimanche dernier, à la fin de la battue vers les 15 heures, on a rentré les chiens. Il ne s'est rien fait. Mais plusieurs sangliers manqués, dont un par moi. Un de 35 kg, il m'est sorti dans le dos et il a soufflet. Surpris, j'ai fait un bon, il était à 1 m de moi et en pleine course. Il a sauté en contre bas, j’ai tiré et je l'ai manqué. Donc pour en revenir, on est au chenil, et des chiens encapent dans les barres en face la maison de Jean-Marc, mais dans le secteur opposé à la battue. Le copain dit que ce n'est pas normal, cela fait 2 heures qu'ils sont là. Il décide d'aller voir avec son fils, moi je me poste en bas de l'autre coté des barres, en ne sait jamais. En chemin, ils n'entendent plus les chiens, ils ne font plus de bruit et ils écoutent, le sanglier doit être par là, les chien ont abandonné. Soudain, ils entendent un grelot. Jean-Marc cherche et il trouve un chien gisant éventré. Son fils le descend, je vais à sa rencontre et je l’aide. En chemin, Jean-Marc nous rejoints. Il a fini par tuer le sanglier, un gros, 105 kg avec des défenses comme des rasoirs de 10 cm de long. Pendant qu’ils vont chercher le sanglier, je porte le chien au rendez-vous de cette équipe de chasseur voisine. C’est à une dizaine de kilomètres. En chemin je croise un 4x4, je l’interpelle, c’est le fils du meneur de chien. Je lui donne pour qu’il le mène au vétérinaire. Un peu plus tard, Noël, de l’équipe voisine vient nous rejoindre à notre rendez-vous. Un autre chien mort, rapporté par un chasseur à l'avant. C'est le 4 ème chien mort, dans la semaine pour cette équipe, plus un de disparu, mort lui aussi s'en aucun doute.
| PHIL - 391201  Publié le 11/10/2006 à 13:17  C'est plutot une année noire pour cette &quipe ! | p_carlow - 913080  Publié le 11/10/2006 à 18:54  Amen! Demain ou plus tard, je vais aller dans la Grésigne chercher des trompettes des morts. Des morts pas parce qu'elles sont noires: parce qu'elles poussent vers Toussaint. Cornes d'abondance, elles sont plus faciles à ramasser qu'à localiser...
| PHIL - 391201  Publié le 05/09/2007 à 09:17  Oh frangin, tu vas bientôt nous en réécrire une page ?? | Morgane - 1845760 Publié le 05/09/2007 à 09:40  Phil la reprise de la chasse est dimanche prochain, j'espère que non seulement Lolo aura de belles histoires à nous raconter mais aussi de bons morceaux à nous cuisiner | laurentpce - 773367 Publié le 05/09/2007 à 16:57 
Citation: Phil la reprise de la chasse est dimanche prochain, j'espère que non seulement Lolo aura de belles histoires à nous raconter mais aussi de bons morceaux à nous cuisiner
tiend! il y en a une qui ne perd pas le nord il faut l'espèrer Phil | PHIL - 391201  Publié le 05/09/2007 à 19:58  J'ai inspecté la colline de la Sainte-Victoire, Lolo. Il y a des traces de pieds de partout... | Rubis - 1012529 Publié le 06/09/2007 à 09:53  vi, vi, vi y en a de partout , partout, partout !! maintenant y a pu qu'a !!! Mon lolo | Rubis - 1012529 Publié le 06/09/2007 à 09:58  Nous on est pret  | laurentpce - 773367 Publié le 06/09/2007 à 12:52  J-3 | Stella - 1296985 Publié le 06/09/2007 à 22:22  Tout est pret Lolo ? | Morgane - 1845760 Publié le 07/09/2007 à 10:35  Mumu là tu abuses!!!!!!!! Prems j'ai dit à tous | Rubis - 1012529 Publié le 07/09/2007 à 12:59  J-2 | laurentpce - 773367 Publié le 07/09/2007 à 14:57  Mercredi, ptit entraînement. j'ai mis un cycliste, un marcel et une paire de groles. J'ai sorti la chienne et me voila parti à travers bois, pour rejoindre la maison de Jean-Marc. Grosses foulées en montant et petites en descendant. Total 1h 1/2, vu 2 sangliers et 2 chevreuils. Ravine m'en pouvait plus, car elle est partie derrière les bestioles en plus. Moi ça aller, surtout quand Jean m'a dit qu'il me ramènerait Demain, dernière distribution des cartes. et dimanche ................... | Morgane - 1845760 Publié le 07/09/2007 à 15:37  J'aime le sanglier , mais j'aime le chevreuil également | Diane - Final Fantasy - 2025831  Publié le 07/09/2007 à 15:38  Oh le chevreuil vient juste de naître ! | Rubis - 1012529 Publié le 07/09/2007 à 16:36  Ma jo, moi aussi j'aime tout | Rubis - 1012529 Publié le 08/09/2007 à 19:32  J-1 | PHIL - 391201  Publié le 09/09/2007 à 10:18  C'est parti !! Reviens les bras chargés, frangin !! | PHIL - 391201  Publié le 09/09/2007 à 19:54  Alors fada, cette journée ?? | Stella - 1296985 Publié le 09/09/2007 à 22:38  Oh Lolo, y court pas derriere les chiens paske mon frangin avec ses neuf chiens, il en manque toujours un a l'appel Ou alors il dépèce la bète !! Lolooooooooooooo | <<Première | <Précédente | 15 | 16 | 17 | Page 18 | 19 | 20 | 21 | Suivante> | Dernière>>  Accueil | Conditions générales | Publicité | FAQ | Contact
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