Sur les bateaux négriers nous étions installés Notre chair brûlante au soleil Parsemée de cicatrices causées par le fouet Nos pleurs accompagnaient le chant de nos femmes Priant, et suppliant nos tortionnaires à genoux Que de blessures dans nos cœurs nous avions ? Humiliés tant d’années par ces hommes Violant nos femmes et nos filles Mais notre sagesse nous obligeant au silence Dure sentence, pénitence, souffrance Enfants basanés, métissés unissez-vous sans violence Priez en silence, la révolte est en vous Sans oublier le mal des maudits Du rire sarcastique des blancs bondissants Quand l’inconscience fait place à la raison Elle détruit les vies des innocents La colère s’installe, et la haine hurle Enfants de la misère, vous n’avez rien compris La rage est en vous, imprégnée, tatouée Le sang coule, il est trop tard, ils ont gagné |