<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" ?><?xml-stylesheet title="XSL_formatting" type="text/xsl" href="xslt-general.xsl" ?> <rss version="2.0" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#">	<channel>		<title>Les Textes</title>		<link>http://www.affection.org</link>		<description>Les 10 derniers textes ajoutés par l'annonce n° 595300 sur le site http:  www.affection.org</description>		<ttl>1</ttl>		<item>			<title><![CDATA[Conflits internes]]></title>			<link>http://www.affection.org/conflits-internes_114886_POEME_595300_poeme-type-auteur/</link>			<description><![CDATA[R&ecirc;ves malhabiles qui s’en vont, d&eacute;sax&eacute;s  <BR>Par tant d’images cass&eacute;es et malax&eacute;es  <BR>Dans le shaker de ma t&ecirc;te, re-mix&eacute;s  <BR>Tous mes secrets et mensonges &agrave; fixer !  <BR>Pour me sortir d’univers complex&eacute;s,  <BR>Afin que j’puisse mondes meilleurs annexer, <BR>Que ma confiance ne soit plus &eacute;clips&eacute;e,  <BR>Que ma conscience puisse venir me faxer  <BR>Tous les mots doux qui pourraient relaxer  <BR>Trop de cauchemars survenus &agrave; l’exc&egrave;s !]]></description>			<guid>http://www.affection.org/conflits-internes_114886_POEME_595300_poeme-type-auteur/</guid>			<pubDate>14 Feb 2010 20:45:00 +0100</pubDate>			<author><![CDATA[595300@affection.org (Mladen - triple step)]]></author>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Peau aime sensuel (pour plaire sires factices ?)]]></title>			<link>http://www.affection.org/peau-aime-sensuel-plaire-sires-factices_114887_POEME_595300_poeme-type-auteur/</link>			<description><![CDATA[Tati Tatou de ta toile o&ugrave; l’on toise tes atouts.  <BR>Toi tigresse tu d&eacute;tonnes tout un tas de toutous  <BR>Qui s’ent&ecirc;tent &agrave; mater au sein de ton tatou  <BR>Et tentaient de s&eacute;duire ta beaut&eacute; qui tient tout!  <BR>  <BR>T’as tout vu, t’as tout eu, tu maîtrises ton bagout,  <BR>Sensualit&eacute; t&eacute;nue tient distant tes matous.  <BR>Tu tonnes tes tentations qui t'&eacute;vitent tout tabou.  <BR>Je t&acirc;terai tr&egrave;s bien des choses bien d&eacute;fendues,  <BR>D&eacute;boutonner si doux tailleur et jupe fendue.  <BR>  <BR>Ton tour de tes t&eacute;tons qui m’excitent &agrave; croquer,  <BR>A t&eacute;ter sous dentelle pr&eacute;mices de calinous.  <BR>Je m’appr&ecirc;te &agrave; aimer tes belles nuits toutes bleut&eacute;es,  <BR>Sur ta peau bien &agrave; toi que l’on bise de partout.  <BR>  <BR>Oui t’es toi quand tu tiens de ton identit&eacute;.  <BR>Alors ch&egrave;re ing&eacute;nue en tout intimit&eacute;,  <BR>En toute sinc&eacute;rit&eacute; j’&eacute;cris mes bons va-tout,  <BR>De toutes mes amiti&eacute;s, &agrave; bientôt et poutous!  <BR>  <BR>Mais vas-tu de ta terre fertile nous trahir tout?  <BR>  <BR>]]></description>			<guid>http://www.affection.org/peau-aime-sensuel-plaire-sires-factices_114887_POEME_595300_poeme-type-auteur/</guid>			<pubDate>14 Feb 2010 20:42:00 +0100</pubDate>			<author><![CDATA[595300@affection.org (Mladen - triple step)]]></author>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Manipulateur]]></title>			<link>http://www.affection.org/manipulateur_114730_POEME_595300_poeme-type-auteur/</link>			<description><![CDATA[Tu te crois f&eacute;lin, beau s&eacute;ducteur  <BR>Dou&eacute; de pouvoirs magn&eacute;tiques  <BR>Une &agrave; une les jeunes filles en fleurs  <BR>Tu captives en leur &eacute;tat critique  <BR>Connaissant ton rôle par cœur  <BR>Dispense des sentiments elliptiques  <BR> <BR>Cher jeune dernier, art love killer  <BR>Pi&egrave;ge et soumet victimes sympathiques  <BR>Commence &agrave; balancer tes leurres  <BR>Sous tes paroles path&eacute;tiques  <BR>Masque ainsi ton vide, ta noirceur  <BR>Cr&eacute;ant d&eacute;sir hypnotique  <BR> <BR>Faux-semblant, illusoire protecteur  <BR>Entretiens ton esth&eacute;tique  <BR>Rien que pour te mettre en valeur  <BR>Comblant tes plaisirs m&eacute;phitiques  <BR>Leur promettant mondes en couleurs  <BR>Quand tôt ou tard toujours les quittes !  <BR> <BR>Valse et passe &agrave; une autre sœur  <BR>Perp&eacute;tuant souffrances fatidiques  <BR>Sur ces &acirc;mes maintenant en pleurs  <BR>A l’image de tes amours hypocrites  <BR>Laissant derri&egrave;re toi vide et rancœur  <BR>A vomir dans les toilettes publiques  <BR> <BR>On ne badine pas avec les cœurs  <BR>Pauvre minable, vil h&eacute;r&eacute;tique  <BR>Sors d’ici manipulateur !  <BR>Tu te voyais beau romantique  <BR>Tu n’es qu’un vulgaire arnaqueur  <BR>On reconnaît le vrai tombeur  <BR> <BR>Au filet jongleur de cirque.]]></description>			<guid>http://www.affection.org/manipulateur_114730_POEME_595300_poeme-type-auteur/</guid>			<pubDate>27 Jan 2010 17:52:00 +0100</pubDate>			<author><![CDATA[595300@affection.org (Mladen - triple step)]]></author>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Eau des Lys]]></title>			<link>http://www.affection.org/eau-lys_114729_POEME_595300_poeme-type-auteur/</link>			<description><![CDATA[Redonne-moi la cl&eacute; de ta boite &agrave; malices <BR>Que je goûte &agrave; nouveau ta peau d’un tel d&eacute;lice. <BR>Effeuill&eacute;e de tes fripes, tu es comme fleur de lys <BR>Qui m’effleure, &eacute;hont&eacute;, d’une soie qui sur moi, glisse ! <BR> <BR>De ma langue j’ai gard&eacute; tes odeurs de r&eacute;glisse <BR>Que d’autres puissent maudire quand toi, tu te coulisses <BR>En va-et-vient sensuels, comblant tes orifices <BR>D’une jouissance ultime, j’ai rempli ton calice ! <BR> <BR>Et c’est alors que vint nos esprits qui d&eacute;vissent <BR>Lorsque nos fluides s’&eacute;pandent sur les draps et salissent <BR>La blancheur des satins, th&eacute;&acirc;tre de nos s&eacute;vices ! <BR> <BR>Nous nous &eacute;vanouissons dans une apocalypse <BR>Sur perle de nos sueurs qui nous laissent, complices, <BR>Emm&ecirc;l&eacute;s et inertes, tel deux statues de gypse ! ]]></description>			<guid>http://www.affection.org/eau-lys_114729_POEME_595300_poeme-type-auteur/</guid>			<pubDate>27 Jan 2010 17:48:00 +0100</pubDate>			<author><![CDATA[595300@affection.org (Mladen - triple step)]]></author>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Le papillon et l'homme]]></title>			<link>http://www.affection.org/papillon-homme_114728_POEME_595300_poeme-type-auteur/</link>			<description><![CDATA[Croupi de l’espace blanc des parois qui m’&eacute;touffent,  <BR>Mon &ecirc;tre se r&eacute;veille d’une enfance &eacute;prouv&eacute;e  <BR>Fatigu&eacute; de marcher, j’aimerais m’envoler,  <BR>Laisser l&agrave; mon scaphandre, m’enfuir de mon gouffre.  <BR>Depuis longtemps que je terre dans mon sommeil lourd,  <BR>Mon corps s’est transform&eacute; &agrave; l’ombre d’un mûrier.  <BR>Par la pousse des ailes et des pattes de velours,  <BR>J’ai pris bien trop d’espace dans cette chrysalide, coinc&eacute;!  <BR> <BR>Et je tape, je creuse pour mettre &agrave; bas ces murs.  <BR>A maintes reprises les coups r&eacute;sonnent dans ma t&ecirc;te,  <BR>Jusqu’&agrave; ce qu’un trou &eacute;troit me fasse voir la nature,  <BR>D’un liserai de lumi&egrave;re, j’aimerais voguer et paître!  <BR>Et je lutte, je pousse, tente de me faufiler,  <BR>Dans petite ouverture, mon synonyme d’espoir!  <BR>Ma t&ecirc;te va au travers, mon corps ne peut passer  <BR>L’entaille du cocon que je voie comme mouroir.  <BR> <BR>Par la gr&acirc;ce d’un homme dot&eacute; d’&eacute;paules solides,  <BR>Une fine lame soudaine tranche ma chrysalide.  <BR>Des doigts ouvrent la cloison et viennent me lib&eacute;rer.  <BR>Epris de la nature, il m’a alors sauv&eacute;!  <BR>Je laisse l&agrave; mon pass&eacute; pour vouloir inspecter  <BR>Les senteurs et couleurs d’endroits inexploit&eacute;s.  <BR>Sur le mûrier je trouve une branche bien fr&ecirc;le  <BR>O&ugrave; je me pose enfin pour d&eacute;ployer mes ailes.  <BR> <BR>Apr&egrave;s bien tant d’efforts, je veux les &eacute;panouir.  <BR>Mais? Que se passe t’il alors? Elles ne peuvent s’ouvrir!  <BR>Elles restent chiffonn&eacute;es car aucune goutte de sang  <BR>Ne les a irrigu&eacute;es, je ne puis braver les vents!  <BR>Homme? Qu’as-tu donc fait? Tu m’as trop assist&eacute;!  <BR>Et moi? Qu’ai-je manqu&eacute;? J’aurais dû insister  <BR>Pour sortir de ma cage, passer outre mes souffrances  <BR>Et renforcer mon corps, mes ailes, mon esp&eacute;rance!  <BR> <BR>…De cette facilit&eacute; vient un autre handicap  <BR>L’on ne verra admirer les couleurs de ma cape!]]></description>			<guid>http://www.affection.org/papillon-homme_114728_POEME_595300_poeme-type-auteur/</guid>			<pubDate>27 Jan 2010 17:46:00 +0100</pubDate>			<author><![CDATA[595300@affection.org (Mladen - triple step)]]></author>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Absolu]]></title>			<link>http://www.affection.org/absolu_114727_POEME_595300_poeme-type-auteur/</link>			<description><![CDATA[Elle arrive, cheveux noirs, vaporeux, et peau blanche, &eacute;carlate,  <BR>Eclair&eacute;e par la seule lueur d'une flamme qui se h&acirc;te  <BR>De terminer les cierges d'une chandelle trop us&eacute;e  <BR>Qui distingue, de la pi&egrave;ce noire, des boiseries iris&eacute;es.  <BR>Le noir sur ses cils lui donne un air triste,  <BR>Marque silhouette insipide qui avance &agrave; pas lisses,  <BR>Gain&eacute;e d'une robe sombre et longue traînant &agrave; terre.  <BR>Ses l&egrave;vres, bien trop clinquantes tranchent un teint bien trop clair!  <BR> <BR>Moi, je suis install&eacute;, terr&eacute;, dans fauteuil rouge,  <BR>Ebloui par la sc&egrave;ne &agrave; venir, je ne bouge!  <BR>Mes yeux &eacute;carquill&eacute;s, mon cœur bien palpitant, <BR>Visage cristallis&eacute;, je suis l&agrave;, et j'attends. <BR>Je ne pourrai plus partir, je me sens pris au pi&egrave;ge  <BR>D'une femme irr&eacute;sistible au teint couleur de neige,  <BR>Et de trop de passions que l'on veut amasser,  <BR>R&eacute;inventer chaque fois d&eacute;fis &agrave; surpasser ! <BR> <BR>Que mes derniers supplices m'ont tant empli de douleur  <BR>Par des marques de fouet subies dans la noirceur !  <BR>Mais j'peux plus m'lib&eacute;rer, j'en suis devenu dingue  <BR>De sentir corps cogn&eacute; qui m'irrite sous mes fringues !  <BR>Lentement, elle s'approche. Elle se met &agrave; genoux.  <BR>Du revers d'une main froide, elle caresse ma joue.  <BR>Une corde, sous le fauteuil, qu'elle saisit, elle attache  <BR>Mes mains derri&egrave;re le dos, elle livre un sourire l&acirc;che !  <BR> <BR>Ses l&egrave;vres s'ouvrent alors sur des canines de mante  <BR>Son regard me transperce d'atmosph&egrave;re effrayante !  <BR>Dehors les volets claquent sous vent violent, glac&eacute;,  <BR>Qui p&eacute;n&egrave;tre le d&eacute;cor par une fen&ecirc;tre bris&eacute;e.  <BR>De sa bouche sur mes l&egrave;vres elle se met &agrave; jouer  <BR>D'un esprit angoiss&eacute; et un pouls emball&eacute;.  <BR>Elle s'approche du bureau, se saisit d'un objet  <BR>Accroch&eacute; sous le meuble, si bien dissimul&eacute;!  <BR> <BR>Du fourreau se d&eacute;gage une &eacute;p&eacute;e qui rugit  <BR>Par le reflet des flammes qui finissent leurs bougies.  <BR>Elle tend de sa main gauche l'arme &agrave; l'horizontale  <BR>Et me tranche d'un coup sec au ventre, me fait mal ! <BR>Avant que la lame sorte, marqu&eacute; de tant d'liquide,  <BR>Coule sur le vieux plancher cette couleur pourpre, limpide,  <BR>Projet&eacute; de mon &ecirc;tre qui peu &agrave; peu se vide  <BR>De mes derniers instants qui plongent dans le livide !  <BR> <BR>Sur un dernier "je t'aime" s'&eacute;tiole, d'une gorge aride,  <BR>D&eacute;sesp&eacute;rances et r&ecirc;ves qu'apportent les origines  <BR>De cette femme &eacute;ternelle tel que je l'imagine!]]></description>			<guid>http://www.affection.org/absolu_114727_POEME_595300_poeme-type-auteur/</guid>			<pubDate>27 Jan 2010 17:44:00 +0100</pubDate>			<author><![CDATA[595300@affection.org (Mladen - triple step)]]></author>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Retour &agrave; la plaine]]></title>			<link>http://www.affection.org/retour-plaine_114516_CONTE_595300_poeme-type-auteur/</link>			<description><![CDATA[ <BR>C’est un soir de 24 d&eacute;cembre &agrave; peu pr&egrave;s comme les autres qui se pr&eacute;pare dans une demeure isol&eacute;e entre Donji Miholjac et Osijek, deux villes du Nord de la Slavonie. La neige tombe en abondance depuis plusieurs jours, le thermom&egrave;tre navigue aux alentours de -10°C. Un temps tout &agrave; fait normal en cette p&eacute;riode. Et bien que la Drave continue &agrave; couler &agrave; une centaine de m&egrave;tres de la maison, des plaques de glace se sont form&eacute;es sur les rives. <BR> <BR>Dans la maison, Jure veille sur le feu de chemin&eacute;e et ne va justement pas tarder &agrave; ramener quelques bûches entass&eacute;es &agrave; l’ext&eacute;rieur. Marija surveille la cuisson des poivrons farcis au fromage de brebis, qu’elle m&ecirc;lera plus tard &agrave; de la pasticada, un plat typique de Noël. <BR> <BR>Dans sa chambre, Gordan a fini de pr&eacute;parer son costume pour le festival Sveti Stjepan (Saint Etienne) d’Osijek, qui se d&eacute;roulera dimanche avec le groupe de musiciens de Narodna, cette musique typique du pays. Il s’appr&ecirc;te &agrave; rencontrer le c&eacute;l&egrave;bre Miroslav Skoro, l&eacute;gende de la chanson Narodne et digne repr&eacute;sentant de la r&eacute;gion. <BR> <BR>Il accorde minutieusement sa tamburica, un instrument proche d’une mandoline qui produit le son typique de sa contr&eacute;e. Tout doit &ecirc;tre parfait. Il en a pass&eacute;, des heures et des heures &agrave; r&eacute;p&eacute;ter pour ce concert qui doit accueillir une foule de 4000 personnes. Et se pr&eacute;senter pour la premi&egrave;re fois sur sc&egrave;ne &agrave; 16 ans lui donne la chair de poule, mais l’excite en m&ecirc;me temps. <BR> <BR>Les f&ecirc;tes de Noël vont se passer de mani&egrave;re tranquille pour les trois membres de la famille Martic. R&eacute;veillon en comit&eacute; restreint avant la messe de minuit, et Noël avec une famille plus &eacute;largie, chez la m&egrave;re de Marija &agrave; Dakovo, &agrave; 30 kilom&egrave;tres d’ici. Jure est revenu de l’ext&eacute;rieur avec quelques bûches et en a remis deux dans la chemin&eacute;e. Le sapin scintille dans un coin du salon, quelques cadeaux et des chaussures sont pos&eacute;s au pied de l’arbre. Le dîner va &ecirc;tre servi et comme tous les 24 d&eacute;cembre, Marija pr&eacute;pare la table pour quatre personnes. <BR> <BR>Les mets pos&eacute;s sur la table, ils s’asseyent autour, et se recueillent. <BR> <BR>Le reste du dîner se passe calmement. Le caf&eacute; &agrave; la turque apr&egrave;s le dessert, avant de s’appr&ecirc;ter &agrave; se rendre &agrave; pied &agrave; l’&eacute;glise Sveti Nikole de Petnjevci, le plus proche village, pour la messe de minuit. Quand on sonne &agrave; la porte. <BR> <BR>Gordan ouvre. <BR> <BR>- «Bonsoir! D&eacute;sol&eacute; de vous d&eacute;ranger, mais on est tomb&eacute; en panne sur la nationale et il nous faudrait un coup de main pour r&eacute;parer afin de joindre notre hôtel &agrave; Osijek.» <BR>- «Mon Dieu, Miroslav Skoro!» S’exclame Marija « Mais entrez ! Et venez vous r&eacute;chauffer ! Jure, va voir la voiture avec le chauffeur ! » <BR>- «Volontiers!» Reprit Miroslav. <BR> <BR>Gordan ne tarde pas &agrave; lui faire part qu’il va jouer avec lui dimanche, et que c’&eacute;tait sa « premi&egrave;re ». Miroslav lui r&eacute;pond que c’&eacute;tait un grand honneur. Ils continuent &agrave; papoter musique et concerts pendant une trentaine de minutes. Marija &eacute;coute et participe &agrave; la discussion. <BR> <BR>Jure apparait un peu plus tard avec le chauffeur : <BR>- «D&eacute;sol&eacute; Miroslav, je ne peux pas d&eacute;panner la voiture ce soir ! On est oblig&eacute; de la laisser l&agrave;-bas, et attendre demain pour voir si on peut faire quelque chose. De plus, le chemin menant &agrave; la nationale est verglac&eacute; et impraticable. Impossible de sortir la voiture familiale pour vous conduire jusqu’&agrave; Osijek !» <BR> <BR>Il leur propose de rester ici cette nuit, et n’iront pas &agrave; la messe, qui a commenc&eacute; depuis vingt bonnes minutes. <BR> <BR>Marija leur propose de manger de la pasticada et du poivron farci qui restait, ce qu’ils acceptent volontiers. Deux couverts suppl&eacute;mentaires sont mis sur la table. <BR> <BR>Une fois les invit&eacute;s rassasi&eacute;s, Jure et le chauffeur retournent vers la voiture, rapportent les bagages. Gordan fait installer les visiteurs dans la chambre d’amis, avant que tout ce monde revienne au salon. <BR> <BR>La distribution des cadeaux commencent. A Gordan une montre, &agrave; Jure une magnifique cravate de soie, et &agrave; Marija une belle chaînette en or. On offre aux invit&eacute;s des chocolats et des biscuits au pain d’&eacute;pices avec des motifs au sucre glace. <BR>Miroslav propose &agrave; Gordan d’aller chercher sa tamburica afin de chanter avec cet instrument. Effet de surprise qui, d&eacute;cid&eacute;ment, tranche compl&egrave;tement avec les Noëls pr&eacute;c&eacute;dents. Les airs les plus connus de Slavonie sont repris en chœur. <BR>Les chansons sont coup&eacute;es par quelque d&eacute;gustation de Slivovica, une eau-de-vie &agrave; base de prunes. <BR> <BR>S’en suit aussi des discussions diverses jusqu’&agrave; une heure tr&egrave;s avanc&eacute;e dans cette nuit de Noël qui se distingue de ceux des ann&eacute;es pass&eacute;es. <BR> <BR>Puis, un peu &eacute;m&eacute;ch&eacute; par l’alcool fort, Miroslav confie brusquement un secret. <BR> <BR>«D&eacute;cembre 1991, un soldat serbe en fuite s’est pr&eacute;sent&eacute; chez moi en compagnie d’un enfant de 5 ans qu’il avait recueilli &agrave; Vukovar. Il me confie l’enfant et nous ordonne de partir le plus loin possible alors qu’il &eacute;tait recherch&eacute; par ses compatriotes qui op&eacute;raient pr&egrave;s des fermes d’Ovcara, &agrave; 10 kilom&egrave;tres &agrave; l’Est de la ville martyr (je sus plus tard qu’ils avaient massacr&eacute; malheureusement pas mal de nos confr&egrave;res). Je fuis imm&eacute;diatement. Je v&eacute;cus en Allemagne pendant quelques ann&eacute;es. Je ne suis revenu en Slavonie qu’en 1998. Cet enfant, je l’ai &eacute;lev&eacute; comme s’il &eacute;tait mon fils, et au jour de ses 18 ans, je lui raconte la v&eacute;rit&eacute;…» <BR> <BR>«…Quelques jours apr&egrave;s, nous d&eacute;cidons de rechercher ses v&eacute;ritables parents. Ce fut un parcours sem&eacute; d’embûches qui a dur&eacute; 5 ans, tant nous avions peu d’&eacute;l&eacute;ments permettant cette recherche. Aussi nous sommes retourn&eacute;s &agrave; Vukovar nous renseigner aupr&egrave;s des anciens combattants (branitelj). Et par le plus pur des hasards, il se trouve qu’un des branitelj a connu ce soldat serbe. Il a particip&eacute; &agrave; sa capture et savait o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; incarc&eacute;r&eacute;.» <BR> <BR>« C’est avec son aide que nous sommes arriv&eacute;s &agrave; prendre contact avec l’administration p&eacute;nitentiaire, et que nous ayons pu avoir un rendez-vous avec un des gardiens de cette prison. Malheureusement le gardien nous confia que ce soldat est mort en cellule quelques ann&eacute;es plus tard. Par miracle, le gardien a pris connaissance que le prisonnier avait fait part de cette histoire &agrave; sa famille. Cette famille, nous l’avons retrouv&eacute;e &agrave; Kraguljevac, en Serbie. Aussi incroyable que cela puisse &ecirc;tre, celle-ci avait aussi fait des recherches et a retrouv&eacute; l’identit&eacute; de cet enfant. Apr&egrave;s tant de rendez-vous avec l’administration, nous avons eu confirmation de cette identit&eacute; via le registre d’&eacute;tat civil.» <BR> <BR>«Mais, qu’avez-vous, Marija ?» <BR> <BR>Des larmes sont apparues sur le visage de la femme. Ovcara, Vukovar, les images sont encore vives. Elle ressent une blessure s’ouvrir &agrave; nouveau dans son coeur. <BR> <BR>Jure ressent ces m&ecirc;mes images dans sa t&ecirc;te. <BR>Long silence, avant qu’il prenne la parole et dit &agrave; Miroslav : <BR> <BR>«Il faut que je vous dise quelque chose», tout en tenant la main de sa femme en larmes. Puis il raconte : <BR> <BR>C’&eacute;tait il y a 18 ans… <BR> <BR>En octobre 1991, Vukovar vit ses derni&egrave;res heures de r&eacute;sistance et de si&egrave;ge. Le bombardement le plus meurtrier a d&eacute;truit &agrave; tout jamais leur maison, tôt, le matin, pr&eacute;cipitant miraculeusement Marija et Jure &agrave; l’ext&eacute;rieur, &agrave; peine tir&eacute;s de leur sommeil. Des Branitelj viennent soudainement &agrave; eux et les conduisent de force au bateau le plus proche, sur le Danube, afin de les &eacute;vacuer. <BR> <BR>Un membre de la famille manque : <BR> <BR>«Mon fiiiiils ! Igooor !» <BR> <BR>Marija ne cesse de hurler et de pleurer. Elle se d&eacute;bat en vain dans les bras de deux Branitelj qui la retiennent. Jure est aussi emp&ecirc;ch&eacute; de revenir dans la maison d&eacute;sormais en ruines : <BR> <BR>- «Mon fiiiiils ! Je dois aller l&agrave;-bas retrouver mon fiiiils!» <BR>Un Branitelj lui r&eacute;pond : <BR>- «Il faut partir, madame, c’est trop dangereux, vous allez mourir!» <BR>- «Bon sang, mais l&acirc;chez-nous ! Criait Jure, laissez-nous y aller!» <BR> <BR>Une autre bombe explose, et oblige toute la troupe &agrave; se pr&eacute;cipiter vers un bateau accost&eacute; sur le Danube. Une fois arriv&eacute;s au bateau, un des soldats d&eacute;clare qu’il part aussitôt chercher l’enfant. <BR> <BR>Il disparut vers la demeure. Il ne revint jamais. <BR> <BR>Le bateau part, et emporte avec lui les hurlements et les pleurs de Marija. <BR> <BR>Le 24 d&eacute;cembre 1992 une lettre leur annonce la disparition officielle d’Igor. Il avait 5 ans. Le corps reste introuvable jusqu’&agrave; ce jour. Et une brique noire est d&eacute;sormais pos&eacute;e parmi tant d’autres au m&eacute;morial du cimeti&egrave;re de Mirogoj &agrave; Zagreb, symbolisant les disparus et les d&eacute;c&egrave;s au cours de la «domovinskog rat», la guerre d’ind&eacute;pendance. <BR> <BR>Et chaque 24 d&eacute;cembre, la lettre est pos&eacute;e sur le couvert suppl&eacute;mentaire lors du repas de r&eacute;veillon. Un r&eacute;veillon devenu d&eacute;sormais comme les autres, mis &agrave; part la naissance de Gordan en 1993, qui «recomposa» une famille, mais ne remplacera jamais Igor. <BR> <BR>Long silence. <BR> <BR>C’est au tour de Miroslav d’&ecirc;tre fig&eacute; par cette histoire. Pendant un long moment il se demande qu’est ce qu’il lui a pris de raconter un tel secret, avant de r&eacute;pondre : <BR> <BR>«Bon sang, mais vous &ecirc;tes la famille Martic?» <BR> <BR>«Oui!» R&eacute;pond Jure. <BR> <BR>Miroslav r&eacute;plique doucement : <BR> <BR>«En fait, nous ne sommes pas ici par hasard.» <BR> <BR>Jure : «…» <BR> <BR>«C’est que…voil&agrave;! Je suis &agrave; votre recherche. Je devais vous rencontrer dimanche, apr&egrave;s la f&ecirc;te!» <BR> <BR>Ces derni&egrave;res paroles font comme une &eacute;tincelle dans la t&ecirc;te de Marija, une r&eacute;action impulsive qui lui fait dire tout doucement, &agrave; travers quelques larmes qui coulent encore sur le visage «Mon Dieu, dites-moi qu’il est vivant!» <BR> <BR>«Il est vivant!» r&eacute;pond Miroslav, <BR> <BR>«Et il est ici!» <BR> <BR>«Non!» S’&eacute;crie Marija! <BR> <BR>Le chanteur s’adresse alors au chauffeur : <BR> <BR>«Igor, peux-tu leur montrer les papiers?» <BR> <BR>«Non!» S’&eacute;crie t’elle &agrave; nouveau! <BR> <BR>Jure reste fig&eacute; et ne dit mot. <BR> <BR>S’en suivent tant d’&eacute;treintes et de pleurs…de joie, cette fois-ci. <BR> <BR>Finalement, ce Noël n’est vraiment pas comme les autres.]]></description>			<guid>http://www.affection.org/retour-plaine_114516_CONTE_595300_poeme-type-auteur/</guid>			<pubDate>06 Jan 2010 17:49:00 +0100</pubDate>			<author><![CDATA[595300@affection.org (Mladen - triple step)]]></author>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Science...et Management]]></title>			<link>http://www.affection.org/science-management_106735_HISTOIRE_595300_poeme-type-auteur/</link>			<description><![CDATA[Un homme, dans la nacelle d’une montgolfi&egrave;re ne sait plus o&ugrave; il se trouve. Il descend et aper&ccedil;oit une femme au sol. Il descend encore plus bas et l’interpelle : <BR> <BR>«Excusez-moi ! Pouvez-vous m’aider ? J’avais promis &agrave; un ami de le rencontrer et j’ai d&eacute;j&agrave; une heure de retard car je ne sais plus o&ugrave; je me trouve. » <BR> <BR> <BR> <BR>La femme au sol r&eacute;pond : <BR> <BR>« Vous &ecirc;tes dans la nacelle d’un ballon &agrave; air chaud &agrave; environ 10 m du sol. Vous vous trouvez exactement &agrave; 49°, 28’ et 11’’ Nord et 8°, 25’ et 58’’ Est ». <BR> <BR>«Vous devez &ecirc;tre ing&eacute;nieur» dit l’a&eacute;rostier. <BR> <BR>«Je le suis«, r&eacute;pond la femme, «comment avez-vous devin&eacute; ?» <BR> <BR>«Eh bien», dit l’a&eacute;rostier, «tout ce que vous m’avez dit &agrave; l’air techniquement parfaitement correct, mais je n’ai pas la moindre id&eacute;e de ce que je peux faire de vos informations et en fait je ne sais toujours pas o&ugrave; je me trouve. Pour parler ouvertement, vous ne m’avez &eacute;t&eacute; d’aucune aide. Pire, vous avez encore retard&eacute; mon voyage.» <BR> <BR>La femme lui r&eacute;pond : <BR> <BR>«Vous devez &ecirc;tre un chef.» <BR> <BR>«Oui,» r&eacute;pond l’homme avec fiert&eacute;, «mais comment avez-vous devin&eacute; ?» <BR> <BR>«Eh bien», dit la femme, «vous ne savez ni o&ugrave; vous &ecirc;tes, ni o&ugrave; vous allez. Vous avez atteint votre position actuelle en chauffant et en brassant une &eacute;norme quantit&eacute; d’air. Vous avez fait une promesse sans avoir la moindre id&eacute;e comment vous pourriez la tenir et vous comptez maintenant sur les gens situ&eacute;s en dessous de vous pour qu’ils r&eacute;solvent votre probl&egrave;me. Votre situation avant et apr&egrave;s notre rencontre n’a pas chang&eacute;, mais comme par hasard, c’est moi maintenant qui &agrave; vos yeux en suis responsable !»]]></description>			<guid>http://www.affection.org/science-management_106735_HISTOIRE_595300_poeme-type-auteur/</guid>			<pubDate>23 Jun 2008 17:58:00 +0100</pubDate>			<author><![CDATA[595300@affection.org (Mladen - triple step)]]></author>		</item>	</channel></rss>