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marie marie - 1045435
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Poèmes alizel - 1112925

petites nouvelles du bord des fleuves


Le caractère paisible que revêt la vie près des grands cours d’eau ne doit pas tromper ; alors qu’on ne s’y attend guère, au-dessus du lit paresseux, les naseaux affleurant à la surface boueuse, apparaît parfois une masse de graisse, de chair et de désirs contrariés manifestant vite son exigence sur le sol ferme ; si vous êtes aux environs n’attendez pas de terminer votre conversation, ni de poser le verre que vous buvez avec votre ami, ni même de finir un sourire à l’aimable visage qui vous rend votre attention par les yeux :

les gens sensés habitant près des fleuves le savent bien : quand l’hippopotame est en rut il vaut mieux ne pas s’attarder dans le coin.

Car dès lors qu’il a extirpé ses lourdes pattes de la boue, dès lors qu’il s’est ébranlé vers le sol qui retentit sourdement des énormes chocs patauds de ses pas, tout y passe, rien ne saurait lui résister : arbres, fourrés, haies, maisons, barrières, jardins, statues, il écrase tout ou le bouscule, rien ne résiste à son humeur massacreuse du moment : vous comprenez, Monsieur l’hippopotame a envie de faire l’amour, c’est un besoin si pressant chez lui qu’il dévaste tout ce qu’il rencontre et c’est un désastre.

Les gens raisonnables vivant près des fleuves le savent, en effet: personne ne serait assez fou pour venir s’opposer à l’hippopotame en rut afin de défendre qui un bout de jardin, qui une haie, qui une statue ; ce serait encore décupler les fureurs de l’animal qui a la vue si basse qu’au-delà de son nez il ne distingue rien que ce qu’il annihile dans l’écrasement de sa masse énorme ; son rut le rend juste suffisamment stupide pour qu’il soit possible de le détourner en proposant une autre cible à sa fureur ; mais comme il multiplie aussi ses forces et cette sorte de courage des taureaux qu’on a énervés qui foncent sur tout ce qui bouge sans aucune espèce d’intention préalable que la satisfaction du besoin qui les mène, les gens doués de raison cherchent seulement à éviter l’énorme masse de chair graisseuse animée par le désir; la mise à distance est un procédé approprié à cette fin, d’autant plus que l’énorme lourdeur de l’hippopotame ne lui permet pas de grandes marches ; de plus il est trop attaché à la boue pour s’en éloigner de beaucoup, le rut seul ayant été assez fort pour ébranler sa masse et le pousser à s’en arracher même momentanément.

Seuls les reptiles qui peuplent le bord des fleuves et passent leur journée à paresser la gueule ouverte sans rien faire qu’attendre qu’un passage distraie leur ennui peuvent éprouver un quelconque intérêt aux destructions imbéciles ; si leurs rangées de dents inégales acérées étaient adaptées à saisir et cisailler les pattes adipeuses de l’énorme hippopotame, nul doute qu’ils n’hésiteraient au passage à en faire usage; seulement les mâchoires les plus fortes se noient dans toute cette chair graisseuse et y glissent, les bêtes les plus rêches, les plus méchantes et les plus sournoises n’y peuvent donc trouver prise à leurs morsures et finiraient elles-mêmes écrasées.

Il n’y a donc qu’à attendre et la seule pensée qu’on peut entre-temps évoquer envers cette catastrophe de graisses amoureuses c’est qu’une dame hippopotame ne sera pas assez dégoûtée pour croiser son chemin, afin qu’on puisse regagner un peu plus tôt ses habitudes paisibles ; à condition que si la muflerie peut sembler de nature chez cet animal à large gueule qui broie tout quand le rut le prend, ses réticences de mufle tomberont devant une compagne possible presque aussi lourde que lui reconnue son égale .

Quand l’hippopotame a tout saccagé et a retrouvé le lit boueux de son fleuve, les habitants peuvent revenir remettre un peu d’ordre dans leurs alentours malmenés. Mais ils n’y mettent ni hâte ni humeur maussade ; il en faudrait plus pour changer leur humeur : eux qui ont survécu aux crues ébouantes, résisté aux fourmis rousses qui font tout disparaître dans le néant de leur passage, aux serpents-minute qui se glissent jusque dans les berceaux et à deux ou trois explorateurs bien intentionnés, que peuvent bien leur faire les dégâts d’un hippopotame rendu hors de lui par le désir de copuler ?

Car s’ils apprécient les agréments de leurs propriétés, leurs jardins, les maisons, ils ne s’y sont jamais attachés, tellement davantage ils aiment les autres, leurs égaux aussi habiles ensemble à rebâtir et planter.

lundi 2 juin 2008
15:23

Oeuvre originale
Auteur : alizel africanus

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Poèmes alizel - 1112925

Le Serpent


Le récit que tu vas entendre,
Ami, je ne l’ai pas bâclé
Et pourtant tu n’en dois attendre
Ni de morale ni de clé;

C’est à toi de prendre la peine
De les chercher dans ce qui suit :
Voici l’arbre, trouve le fruit,
Trouve la clé, (…)(1)


Pour se défendre d’un bandit,
Un homme se saisit d’un serpent par la tête (2)
Et le brandit
Devant la brute malhonnête.

« Es-tu fou, lâche cette bête !
S’exclame notre malfaiteur
Plein de peur
Ne vois-tu pas, homme stupide,
Que ce reptile venimeux
Pourrait nous piquer tous les deux !
Qu’adviendrait-il s’il t’échappait ?
Allons, jette ça dans la rue
Et poursuivons notre entrevue
Dans la confiance et le respect ! »

« Baisse ton arme et me la lance,
Réplique l’homme au sacripant.
Jette ta haine et ta violence
Et je jetterai mon serpent !

Je sais le danger qu’il apporte
Et que je joue avec le feu,
Mais quand un patrimoine entier se trouve en jeu,
Quand la mort même est à la porte,
On ne fait pas ce que l’on veut,
On prend les alliés que l’on peut !»


(1)Ici le fabuliste exprime
ses regrets de n’avoir pas pu trouver la rime !

(2)Merci de n’avoir pas le mauvais esprit
De demander comment diable il s’y prit !

Jean-Pierre Gautheur, extr. de « la plume intimidée »(juillet 2006)

(l'auteur est responsable de ses propos; sans être forcément d'accord avec toutes les idées qu'il exprime de si heureuse façon, je voudrais souligner la remarquable qualité de l'oeuvre d'un digne et génial petit-fils de La Fontaine qui manie très bien les rimes et l'humour, et s'exprime avec un style d'une grands clarté ; serait-ce l'un des derniers dépositaires de la grande culture classique?

Je vous laisse répondre, amis lecteurs bénévoles...)

samedi 31 mai 2008
02:43

Auteur : Jean-Pierre Gautheur

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Poèmes Ultimate One - 1131184 

Toi...



samedi 17 mai 2008
21:47

Oeuvre originale
Auteur : Myriam

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Poèmes Ultimate One - 1131184 

Ultimate One



dimanche 9 mars 2008
16:27

Oeuvre originale
Auteur : Babass

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Poèmes milady - 1535652

SATINE..



Elle est venue au monde
Sans cérémonial
Elle a surpris son monde
En ce jour très spécial...

J’étais déjà Maman
J’allais être belle-mère
Elle m’a faite Grand-maman
En douce et en mystère…

Quand je t’ai vue si frêle
Si chétive, et si belle
Mon cœur s’est enflammé
Pour toute l’éternité...

Tu as germé, en douce
Dans le corps de ta Mère
Mais ta jolie frimousse
A brisé ses barrières

Et quand à ton Papa
Il ne s’en remet pas
D’avoir, grâce à toi
Vaincu son désarroi…

Nous fêterons j’espère
Beaucoup d’anniversaire
Avec Papi, Mamie
Ton Parrain, ta Marraine
Tu seras pour la vie
Nôtre plus jolie Reine...



Merci d’avoir choisi
Ce beau jour ma Chérie...


MILADY







jeudi 17 janvier 2008
20:49

Oeuvre originale
Auteur : MILADY

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Blog mis à jour le 11/10/2008 à 04:27:31



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