|
|  |
Favoris
|
Il me reste encore de ces jours de doute : Sous un soleil noir, au bord de la route, Et en dedans l’obscurité entière Comme si l’ombre tombait sur la lumière. Pourtant le monde entier m’appelle à lui. Car il n’y a pas une âme, pas une vie Qui ne brille un peu sur le caillou bleu. Même les bandits, même les peureux. Le monde m’appelle et c’est toi que j’entends. La vie défile et c’est toi que j’attends. Tends cette main que je n’ose approcher. Dis-moi ces mots que je n’ose avouer.
|
| |
|
Dis papa, toi qui sais explique moi pourquoi Il y a toutes ces guerres et autant de misères. Chaque jour dans ton journal, les nouvelles sont austères Tu sais je comprend pas alors dis moi pourquoi. Pourquoi dans mon école, certains ne mangent pas, Il parait qu’leurs parents n’ont pas de sous pour ça. Et tu sais ma copine Zhora elle pleure des fois Parce qu’elle doit enlever son foulard chaque fois. Et tu sais pour Simon, il porte plus sa kippa Tout ça tu vois papa, je ne le comprends pas. Y a même aussi parfois, à la sortie, des grands Qui nous menacent souvent si on donne pas d’argent. Papa, dis moi qui c’est qu’est responsable de ça, J’ai même entendu dire: c’est la faute des parents Qui sont bien incapables d’élever leurs enfants. Dis papa est-ce que toi t’es responsable de ça ? Tu sais quand nous serons grands avec tous les copains Nous avons décidés de supprimer tout ça. S’il faut on se battra, personne n’aura plus faim Mais j’aim'rai qu’au moins toi tu m’aides pour faire tout ça.
|
| |
|
Simple mot, simple geste Une douceur, une caresse Un regard, un mot Pas plus, pas trop Tendresse et affection Bonheur et passion Peine et chagrin Espoir et lendemain Il n’est pas acquis Seulement prêté Une fois appris Difficile de s’en passer
|
| Impression : Extraordinaire
si vrai! |
|
|
Quand le blond devient gris, que les rides se creusent, Pattes d’oies aux coins des yeux et sillons sur les joues. Il n’est plus loin le temps du dernier rendez vous Quand la mort se dessine, la faux sous la vareuse. Il te reste pourtant quelques belles années A toi de faire en sorte de les faire perdurer. Si ta sagesse est grande, si tu n’abuses point Tu dois pouvoir encore aller un peu plus loin. Pendant le demi siècle que tu laisses derrière toi, As tu fait réellement les efforts espérés Pour mettre toutes les chances vraiment de ton côté. A vivre comme un fou on ne devient pas roi. Ah ! tu les aimais bien tes petits apéros Tous les jours sur le zinc de ces maudits bistrots. Je t’ai même vu griller quelques mauvais pétards Avec quelques copains, de bien joyeux fétards. Tu dois faire le bilan : c’est ton foie qui rit jaune Tes poumons, c’est pas mieux, une terre sans faune. Et ton cœur dans tout ça, poussif ton vieux moteur Sûrement calaminé par tes abus d’noceur. Allez calme le jeu, Soit sage, un peu sérieux. Les années à venir Seront celles du plaisir, Il y en aura peu Mais c’est un bel enjeu.
|
| Impression : Extraordinaire
|
|
|
J’ai inventé ce soir quelques vers bien bizarres, Ca n’a pas vraiment d’sens dans un poème du soir. Mais, j’ai pas fait exprès, c’est le fruit du hasard, Ils sont venus comme ça, sans bonjour ni bonsoir. J’étais pourtant parti pour écrire un chef d’œuvre. Mais, c’est encore raté, je vais me r’mettre à l’œuvre. Si vous avez l’idée, soufflez moi donc l’histoire. Je chercherais des rimes qui ne soient pas trop noires. Je sais, vous allez dire, que j’exagère un peu, Vous piquer votre histoire, ce n’est pas courageux. Je n’ai pas à écrire si je n’ai pas d’idées, Et vous vous sentiriez sûrement un peu plagiées. Mesdames, pardonnez moi d’avoir trop dérapé. J’ai écris juste ces vers pour pas perdre la main, Je n’avais rien à dire, pas même à vous compter Une petite histoire, je ferais mieux demain. J’étais tellement distrait, que quatre vers j’aie perdu. Ils s’étaient égarés au fond de ma mémoire. Alzheimer* serait-il complice dans cette histoire, Pour me voler quatre vers, quel sombre individu. *Alzheimer Aloïs : Neuropsychiatre allemand (1864 1915) Le nom d'Aloïs Alzheimer est lié à la maladie dont il décrivit pour la première fois les symptômes en 1906, lors de la 37e Conférence des psychiatres allemands. C'est le professeur Emil Kraepelin qui proposa par la suite de désigner ce type de démence par le nom de son collègue.
|
| Impression : Extraordinaire
|
|
Page 1
Suivant >>
Blog mis à jour le 11/10/2008 à 18:39:54
|  | |