|
|  |
|
Mon petit papa Noël J’aimerai cette année Que tu daignes passer par ma cheminée Pour toi, je l’aurai ramonée Lustrée, léchée jusqu’à la moindre goutte De suie alors tu peux faire un effort Et écouter ce qui suit : La neige ici n’est pas souvent là C’est plutôt le vent et la pluie Inutile de prendre ton manteau de froid Prend donc çà pour acquis ! Ton travail n’est pas facile Tous ces jouets par millier A livrer dans les cheminés Tout cela en une soirée C’est presque impossible Tu dois forcément en oublier Quand on y pense Quel égoïsme de te demander Un petit cadeau dans nos souliers Au pied d’une cheminée imaginaire Dans nos citées de dépendance Pour chercher à te plaire Je pense aux enfants déchus Qui ne te connaissent pas Sans cheminé sans toit Sans souliers sans joie Alors c’est peine perdue Pourtant papa Noël Si tu passais par-là Tu n’auras qu’à sonner Je t’ouvrirai la porte Tu me raconteras ta soirée Et on boira comme deux potes Et n’oublies pas mon cadeau Je veux l’intégrale de Léo Ce sera Extra tu verras … ouais Extra ! Extra
|
| |
|
Parce que tu la connais par cœur Cette photo de fond d’écran Te fait ni froid ni chaud Malgré son caractère porno Tu revois les images Tu te rejoues la scène Mais dans le paysage Ce n’est plus la même Souvenirs d’extases Depuis tous ces non-dits Un peu de nostalgie Passe dans tes métastases Pour assumer l’envie De nos anciens partages Et tu te fais mal dès lors Chaque fois, un plus A regarder son corps D’ont tu ne jouis plus Combien… De temps encore ? Je suis un vrai malade Il y a de sales maladies Qui vous laissent sur l’carreau Qui vous piquent les dames Au cœur de vos envies A vous rendre marteau Ainsi va la vie Et je ne sais toujours pas Pourquoi les belles choses Partent et puis s’enfuient Comme des pétales de roses Aux confins d’mon ennui Ainsi va la vie Et je ne sais toujours pas Pourquoi la vie en rose Me file entre les doigts Parmi ces souvenirs Ces souvenirs de toi. Ainsi va la vie Parmi ces souvenirs Ces souvenirs de toi. Ainsi va la vie Parmi ces souvenirs Ainsi va la vie !
|
| |
|
Mon Dieu qu’elle était belle ! Nous étions seuls face à face, elle se tenait nue devant moi. Sa blancheur incomparable que j’admirais me fascinait totalement. Je restais muet d’admiration béate devant sa beauté et elle, ne disait rien non plus, elle attendait d’une patience d’ange. Les anges sont infiniment patients devant l’éternel. Elle m’attirait diaboliquement et je sentais un furieux désir sauvage monter en moi. Elle que je ne connaissais pas et qui ne me connaissait pas de même, avec sa virginité offerte devant moi. Comment résister ? Il aurait fallu que je parte comprenez-vous ? Que je cesse de la caresser du regard. Evidemment j’étais fébrile, la morale, toujours la morale, celle qu’on nous met dans le crâne depuis l’enfance avec tous ses interdis pour briser nos rêves de mille et un tabous, nous rappelle à l’ordre. Combien de fois n’y avais-je pas songé ? Pétri d’incertitudes, la peur au ventre. Je savais que serai coupable devant la justice des hommes, à tous les coups, je n’y couperai pas et pourtant je m’apprêtais à commettre l’irréparable. Je savais qu’elle n’en réchapperait pas, je la finirai comme le pire des salauds et m’en débarrasserai ensuite. Bien sûr, elle ne se doutait de rien la pauvre, elle si belle, si pure et encore vierge. Pourtant je doutais encore, comment allais-je l’entreprendre ? Puisque je m’apprêtais à enfreindre la loi et ses règles, à transgresser tous les tabous, autant le faire le plus sadiquement possible me dis-je. Je la contemplais encore de longues minutes, à la commissure de mes lèvres pendait un filet de bave du coté droit. La mordre, la violer, la déchirer dans tous les sens pour l’entendre hurler de douleur et se débattre en vain. Elle va souffrir la garce, pour mon bon plaisir, l’occasion est trop belle. Je ne suis qu’un homme après tout. Comment résister à la vierge exhibée devant soi ? Je me débarrasserai d’elle en petits morceaux dans une poubelle ou bien je la brûlerai pour qu’il n’en reste traces. Mais je vais jouir de ses souffrances, elle qui me regarde apeurée maintenant et qui a compris que sa fin est proche. Quelques larmes perlent à ses paupières, je la regarde fondre. Dans la moiteur sucrée de cette pièce morbide elle baigne dans sa crasse. A la lueur de la bougie on la devine à peine gisant à terre. Elle se meurt doucement dans la douleur pour mon plus grand bonheur. Voilà, c’est fait ! Je n’ai plus qu’à me débarrasser d’elle. Cette salope de page blanche que j’ai souillée de tous mes mots !
|
| |
|
Au delà Au delà parfois Je m’envois en l’air Je prends mes airs Je m’envole je décolle J’ère dans l’atmosphère Et je retombe dans la rigole De mes émois Je titube je trébuche Sur les échos de ma voix Sur les embûches de vos lois J’entrevois je perds ces vers Vers d’autres hémisphères Vers je ne sais quoi ? J’ironise l’espace temps Tant qu’à faire autant déplaire Je ne rentre pas dans le rang J’agonise dans la marge Le temps d’un éclair Mon cerveau prend le large Au delà parfois J’entrevois des lueurs Coulez gouttes de sueur Vous n’y échapperez pas N’ayez donc pas peur Au delà il n’y a pas.
|
| |
|
Sortir de cette nasse qui étouffe Partir vers d’autres néants Partir vers d’autres gouffres Sortir comme un géant Partir au firmament Ne plus se retourner, ne plus réfléchir Seulement savourer, l’éphémère et l’entrain D’une passagère pour festin Qui a brûlé l’avenir Sans se retourner, sans y réfléchir Balance, balance Entre dans la danse Tu verras, tu verras L’avenir, partir Ca coince dans ta glotte Le souvenir de ta grotte Ta main te rassure Ta main te tripote Une voix te murmure Balance, balance tout çà Tu verras, il y en aura D’autres à venir, d’autres avenirs Qui te blanchiront jusqu’à l’effroi Balance, balance Entre dans la danse Tu verras, tu verras L’avenir, partir Partir encore mais où ça Partir, pourquoi Vers quelle autre destinée Dans quelle autre marée Dans quel coquillage Dans quel Christ assez Sortir de cette nasse qui étouffe M’engloutir dans d’autres néants Sortir de ce piège sans gouffre Partir pour le firmament Balance, balance Entre dans la danse Tu verras, tu verras L’avenir, partir
|
| |
Page 1
Suivant >>
Blog mis à jour le 16/05/2008 à 18:56:25
|  | |