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Remerciements à J-Jacques, pour l’idée ... Je suis à la recherche d’un chien, un doberman. Contrairement à la plupart de ce genre de chiens, il n’a pas les oreilles et la queue coupées, et son collier est du type qu’on appelle étrangleur, vous savez, ces colliers de métal avec des éléments qui ressortent d’un côté et que les gens mettent avec les éléments ressortant soit l’intérieur, pour maintenir plus fermement leur chien, soit vers l’extérieur, pour les protéger contre l’agression éventuelle d’autres chiens, et son collier à lui a les éléments qui ressortent vers l’intérieur. Si vous le voyez, pourriez-vous me prévenir ? ********************************************* C’était un couple sans histoire ; la femme, la quarantaine bien conservée, coquette et bien mise, donnait toujours l’impression de sortir de chez le coiffeur ; le mari, un peu rond, plus âgé et le paraissant, avait l’œil triste et le cheveu rare. Ils étaient mariés depuis bientôt 20 ans et la lassitude s’était installée entre eux. Ils n’avaient jamais eu d’enfant et avaient comblé ce vide par la présence d’un chien, un doberman. Elle travaillait à mi-temps comme secrétaire médicale, tous les jours jusqu’à 13 heures dans un petit cabinet médical de leur quartier, et lui partait tous les matins à la Gare du Nord où il était chef du service de la consigne de la gare. Ils habitaient depuis leur mariage au quatrième étage d’un petit immeuble de la rue Danrémont et connaissaient tous les habitants et les commerçants du quartier ; il faut dire qu’en 20 ans les gens finissent par s’habituer à vous. C’était vraiment un couple sans histoire. Un jour, la vieille dame du troisième fut mise en maison de retraite par ses petits-enfants et l’appartement qu’elle occupait devint libre. Cela les gêna d’abord dans leurs habitudes, car cette gentille dame s’était toujours occupée de faire relever leurs compteurs d’eau et d’électricité ainsi que d’arroser leurs plantes vertes lorsqu’ils étaient absents ; et puis, la vie poursuivant son cours, ils se firent au fait qu’elle n’était plus là. Quelques semaines plus tard, une camionnette de déménagement s’arrêta devant leur immeuble et un grand jeune homme tout habillé de cuir vint s’installer dans l’appartement libéré par la vieille dame. Tout d’abord, le couple sans histoire ne s’intéressa pas au nouvel occupant de l’appartement du troisième, et puis un jour, comme il offrit ses services pour aider la femme à monter ses commissions, ils commencèrent à échanger des paroles anodines sur le temps qu’il faisait, et un dimanche qu’il était venu leur emprunter un peu de sucre, ils l’avaient même invité à partager le café avec eux. La vie continua ainsi dans leur petit immeuble. La femme travaillait le matin, s’occupait de son ménage et de ses courses l’après-midi, et l’homme partait tôt et rentrait tard, après être allé prendre un petit verre au bistrot avec ses collègues de travail, et, de temps en temps, le dimanche après le déjeuner, ils allaient prendre le café soit chez le jeune homme, soit c’était eux qui l’invitaient à venir en prendre un au quatrième. Plusieurs mois passèrent. On apprit le décès de la charmante vieille dame et tout l’immeuble se rendit à son enterrement après s’être cotisé pour l’achat d’une couronne. Les mois continuèrent à s’écouler paisiblement, avec échange d’invitation pour prendre le café, soit au troisième, soit au quatrième. Un jour pourtant, les invitations entre le troisième et le quatrième étage cessèrent. Dans le couple sans histoire, ni la femme ni l’homme ne souleva de questions. Une année s’écoula. Depuis des années, tous les dimanches après-midi, sitôt son café avalé, l’homme emmenait son chien en promenade du côté des puces de Saint-Ouen, et sa femme ne le revoyait que le soir. Il revenait souvent avec des vieilleries qui disparaissaient aussi vite qu’elles étaient apparues, car la femme les cassait malencontreusement, elle était tellement maladroite. Il finit par ne plus rien rapporter, et il ne lui faisait plus partager son enthousiasme pour des reliques pleines de poussières, mais il disparaissait toujours tout l’après-midi du dimanche. Elle en fut très contente. Elle, par contre, passait moins de temps à faire ses courses et son ménage, mais elle disparaissait également des après-midi entiers. Elle avait minci et faisait davantage attention à ses toilettes, néanmoins son mari ne s’en aperçut pas, ou fit semblant de ne pas s’en apercevoir. Il continuait sa petite vie tranquille et ne s’occupait pas de la vie ni de l’emploi du temps de sa femme, pourvu qu’elle fit de même et qu’il eut son dîner prêt lorsqu’il rentrait le soir. Un soir, cependant, il était déjà là lorsqu’elle rentra à la maison. Il fut furieux de devoir attendre qu’elle prépare le repas pour pouvoir passer à table et de manquer le début des informations à la télévision. Elle s’excusa : elle avait rendez-vous avec son dentiste, et il l’avait reçu en retard. Il lui demanda alors de s’arranger pour prendre ses rendez-vous suffisamment tôt dans l’après-midi pour que ce genre d’incident ne se reproduise pas. Elle lui dit qu’elle y ferait attention. Le soir suivant ses copains n’étaient pas libres et comme il n’alla pas au bistrot, il rentra plus tôt que d’habitude. En montant chez lui, il entendit la porte du troisième claquer, et des pas précipités grimper les escaliers. Il ressentit une impression bizarre. Mais arrivé chez lui, sa femme était là à l’attendre et le repas était prêt. Le temps passa. Un jour, le mari était parti comme tous les dimanches se promener avec son chien ; la femme, s’ennuyant devant la télévision, décida de sortir. Arrivée devant la porte du troisième étage, elle crut reconnaître la voix de son mari, mais quand elle lui posa la question, le soir, il lui demanda si elle n’était pas souffrante. Pourtant, il sembla troublé ; cela intrigua la femme. Elle décida alors d’en avoir le cœur net et de le suivre à sa prochaine sortie dominicale. Elle n’eut malheureusement pas le temps de mettre son plan à exécution car le lendemain, son mari rentra beaucoup plus tôt que d’habitude. Elle n’eut pas non plus le temps de sortir de l’appartement du grand jeune homme pour aller préparer le dîner de son mari, ni de refermer la porte au nez de celui-ci alors qu’il montait les escaliers et qu’elle était en train de quitter le logement du troisième en y laissant son chien pour être plus tranquille pour faire ses courses pour le repas. Par contre, son mari eut le temps de repousser la porte, d’entrer dans l’appartement du troisième, de suivre le couloir, de gagner la chambre, de voir que le jeune homme était encore au lit, et, surtout, de voir que le doberman était avec lui. Il aurait supporté de se rendre compte que sa femme le trompait, de toute façon, il faisait la même chose avec le jeune homme tous les dimanches après-midi, il aurait également supporté que le jeune homme le trompe, mais ce qu’il ne supporta pas c’est de savoir que son chien le trompait avec le jeune homme. Il y avait un petit poignard marocain qui traînait sur une table basse non loin du lit à côté de plusieurs lettres ouvertes ; sa main plongea pour s’en emparer et d’un mouvement instinctif il trancha la gorge du jeune homme. Il trancha également celle de sa femme qui hurlait derrière lui car elle l’ennuyait avec ses cris. Il remit le collier et la laisse à son chien et quitta l’appartement en claquant la porte. Depuis on ne les a plus revus. Si vous voyez dans le quartier ou même ailleurs, un doberman aux oreilles tombantes, à la queue non coupée et avec un collier étrangleur, accompagné d’un monsieur un peu rond avec l’œil triste et le cheveu rare, ce dernier sera peut-être le mari de la maîtresse de l’amant, en cavale avec son chien, amant de son amant et de l’amant de sa femme, alors surtout, n’hésitez pas, prévenez-moi, je m’occupe de son dossier…. x.l. |
| Impression : Extraordinaire
J’ai bien failli croire à une autre histoire et une autre chute, mais celle-ci me plait bien... ;o) |
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Lundi 13 novembre Je m'appelle Karin et j'ai 7 ans. Papa travaille toute la journée et maman reste avec moi pour s'occuper de moi. Je ne vais pas à l'école. Je ne vais plus à l'école. Depuis que je suis tombée malade et que j'ai arrêté de marcher. Maman dit que je suis très en avance pour mon âge. Je pense que c'est vrai. C'est elle qui m'a appris à lire et à écrire. Maman dit que j'écris très bien et m'encourage à écrire dans ce cahier que j'ai reçu avec toute une pile de livres pour mon anniversaire. J'ai eu 7 ans hier. Vendredi 17 novembre Je passe mes journées à lire ou à regarder la télévision assise sur ma chaise et je me rends compte qu'il est très difficile d'avoir tous les jours quelque chose à écrire dans son journal. En fait, il ne m'arrive pas grand-chose de nouveau à raconter puisque je reste tout le temps sur ma chaise dans cette grande maison où je m'ennuie à mourir. Dimanche 26 novembre Grand-mère est venue déjeuner avec nous ce midi. Elle m'a demandé ce que je voulais commander au Père Noël cette année. Je sais bien que je n'ai que 7 ans mais cela fait au moins deux ans que je n'y crois plus au Père Noël ! Par contre, je n'ai pas voulu le lui dire, de peur de la peiner. Mercredi 29 novembre Grand-mère m'a apporté du joli papier à lettres dimanche dernier. Alors pour lui faire plaisir, j'ai écrit une lettre au Père Noël et je la lui donnerai à poster la prochaine fois qu'elle viendra nous voir. J'ai demandé à recevoir une poupée qui marche. Il y a plein de publicités pour les jeux et les jouets qui passent en ce moment à la télévision et ça m'a fait un peu envie ce genre de poupée, à moi qui ne peux plus marcher. Samedi 2 décembre Grand-mère est passée ce midi et je lui ai donné ma lettre. Elle était toute contente que j'ai utilisé son papier à lettres. Lundi 4 décembre Ce journal ne me sert à rien. Je n'ai jamais rien à y raconter. Mercredi 20 décembre Cela fait plus de deux semaines que je n'ai pas ouvert ce cahier ni écrit dedans. J'ai envie de le déchirer et de le jeter ! Vendredi 22 décembre Noël est dans deux jours. Lundi 25 décembre Ma poupée est superbe. Elle est grande, blonde, avec de jolis yeux bleus. Elle marche aussi bien que moi avant ma maladie et en plus, elle parle. Je l'ai appelée Nirka. Vendredi 5 janvier Je ne sais pas où ma grand-mère a trouvé cette poupée, mais il se passe de drôles de choses avec elle, des trucs que j'ai du mal à expliquer. Dimanche 7 janvier Quand ma poupée parle, elle ne dit pas bêtement "papa" ou "maman" comme toutes ces poupées idiotes, mais elle me parle, elle me parle vraiment ! Mercredi 10 janvier Grand-mère est passée tout à l'heure et je lui ai demandé si elle savait où le Père Noël avait trouvé cette poupée. Elle m'a répondu n'en rien savoir, que ça n'était pas elle qui avait choisi ma poupée, mais qu'elle la trouvait très belle. Samedi 13 janvier En fait, ma poupée me fait peur. Elle me raconte des choses qui me déplaisent, des choses sur papa et maman que je préfèrerais ignorer. C'est comme si elle les détestait et qu'elle leur en voulait des conséquences de ma maladie. Jeudi 18 janvier Je me demande si Nirka n'a pas raison … Samedi 24 février Nirka est la meilleure amie que j'ai jamais eue. Je sais que ma mère la déteste. Lundi 24 décembre Le temps a passé, près d'un an s'est écoulé depuis la dernière fois que j'ai ouvert ce journal. Ce soir, c'est à nouveau Noël. Bizarrement, ma poupée a arrêté de marcher ce matin. Mon père a essayé de changer les piles, mais il n'a pas réussi à découvrir la trappe d'accès. Je ne sais pas si c'est l'idée de fêter Noël qui me fait me sentir comme ça, mais je suis en ébullition et j'ai comme des picotements dans tout le corps. Mardi 25 décembre Papa, grand-mère, mon journal ! il s'est passé un miracle hier soir !! Alors qu'elle descendait du premier étage, ma mère a trébuché sur Nirka qui était posée sur une marche et est tombée. Elle est restée là, immobile, en bas de l'escalier, la tête tournée bizarrement, les yeux fixes, grand ouverts et un peu en tas, comme une poupée de chiffon. J'ai alors eu très peur et je me suis précipitée ! Mon père me regardait, les yeux écarquillés et plein de larmes : "ma fille marche ! ma fille marche !". C'est alors que j'ai réalisé que j'étais debout. J'ai posé ma poupée dans un coin et ce matin, quand j'ai voulu la prendre dans mes bras, je n'ai pas réussi à la retrouver, c'est comme si elle avait disparu. C'est drôle, avec l'accident qui est arrivé à ma mère hier soir, ni papa ni ma grand-mère n'ont pensé à m'offrir de cadeau de Noël ... mais ça ne me manque pas. x.l. |
| Impression : Extraordinaire
;o) |
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Sombre comme la nuit j’étais jusqu’à présent J’ai enfin ouvert les yeux sur la sagesse Mais il va lui falloir du temps à ce ptit prince Pas facile de dompter une tigresse en déesse Fille des cités aux allures de garçon manqué Langage pas souvent facile à capter Je vais peu à peu me métamorphoser Tout en gardant mon passé Car jamais je n’ai songé à tout oublier Je conduirai celui que j’aime sur le chemin de la vérité Il se battra avec moi sur ses oubliés Car celui qui un jour m’ouvre son cœur Doit apprendre à partager Ne jamais juger, ni dénier Regarder les autres, comme je sais le regarder Ensemble nous allons former Cette double vérité, d’aimer sans compter
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| Impression : Extraordinaire
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Je n’ai jamais trouvé les mots pour parler d’amour Ni même l’envie de les poser pour les relater J’ai souvent eu si mal, que je ne pouvais les exposer Le cœur serré comme dans un étau m’empêchant de respirer Trop de silences, trop d’absences, trop de souffrances Les yeux fixés dans le vide, me donnant cet air abandonné Ne cherchant pas la pitié d’autrui, ni les sentiments qui m’ont détruit Allant m’immerger dans les fonds de vos pensés détraquées Sur une petite route jonchée sur cette plaine, je vais errer placidement Envie de me reposer de vos faux mots, de vos artifices Je vais sommeiller à jamais dans un ultime sacrifice Vous laissant derrière moi, comme un souvenir navrant
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| Impression : Extraordinaire
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Quand j’ai croisé ton regard pour la première fois ! Tu as baissé les yeux Timide et farouche comme un animal traqué Refusant de se laisser approcher Alors de ce jour j’ai deviné que chez nous tu resterais Mais je ne sais pour quelle raison je me suis mise à t’aimer Sans même savoir où cela nous mènerait Dans une bataille nous allions nous engager Pas pour nous mais pour leur prouver Qu’avec un peu d’amour on pouvait y arriver ! Je t’ai offert mon cœur, une petite place un brin de bonheur J’avoue aussi que ca n’a pas été tous les jours facile Car comme les sauvageons tu n’étais pas docile Ensemble ces obstacles que nous avons traversés Ensemble ces larmes que nous avons versées Etape par étape ce pari nous devions le gagner Tu m’as apporté tant de choses Que jamais je ne pourrais oublier ! Tant de fois je t’ai protégé De cette famille qui t’a souvent rejeté Et que malgré tout le mal qu’ils t’avaient fait, tu as su pardonner Depuis ta tendre enfance tu n’as connu que rejet et souffrance Mais par ta bonté jamais tu n’as crié vengeance Souvent je n’ai pas compris ton attitude, tes habitudes Que par tes silences tu as tenté de m’expliquer ! Mais quand la colère te tiraillais, tu t’enfuyais rejoindre ta solitude Je repense à toutes ces années passées Et je me dis que ce pari nous l’avons gagné Et si je devais recommencer jamais un seul instant je n’hésiterais Si un jour toi aussi tu croises sur ton chemin, une petite caille même un vaut rien Regarde le droit dans les yeux et tends-lui la main Alors laisse moi te dire combien je t’aime car souvent je n’ai pas su Peut-être par peur ou par pudeur je n’ai jamais su Alors comme on dit chez nous « toi même tu sais »
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| Impression : Extraordinaire
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Blog mis à jour le 11/10/2008 à 16:45:41
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