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Je mène avec ma chérie une grande aventure, celle de la longue quête vers l'homoparentalité! Nous avons opté tout d'abord pour l'insémination artificielle, mais après 2 essais infructueux nous nous sommes tournées vers la fécondation in vitro! Pas facile tout les jours à gérer ce désir d'enfant qui se tardait à se concrétiser, mais ça vaut le coup! Les stimulations hormonales et les essais soldés par un échec m'ont mise un peu sur les genoux tant physiquement que moralement, et puis nous sommes passées à la vitesse supérieure avec la Fécondation in vitro! On a croisé les doigts pour que ça fonctionne! Notre futur bébé pourra en tout cas avoir une certitude c'est qu'il ou elle aura été terriblement désiré! Un bouleversement majeur vient de se produire dans ma vie. Je suis enceinte. Enfin, je porte notre enfant. Depuis maintenant 5 semaines, un petit être se développe en moi. Mon esprit est en ébullition, et mon corps en pleine mutation! Ce rêve qui se concrétise me fait me sentir totalement vivante, présente et à la fois si fragile. Heureusement ma moitié est plus présente que jamais, attentionnée, douce et tendre à mes cotés. Cette promesse d'un enfant c'est bouleversant!!!
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Bravo pour votre persévérence, vous voilà comblées, toutes mes félicitations ... |
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Qui a parlé de Molière De la conjugaison Et du vocabulaire Qu’il repose en enfer S’il a inventé tant d’horreurs L’horreur du verbe Qui rime avec acerbe La gerbe des mots Avorté du cerveau L’irrespect de « l’être » Conjugaison du maitre Le maitre des maux Pour faire des échos Terminaison morsure Vexation qui respire Y’a rien de pire Signification vautour Qui vous tourne autour Accusation terrible Qui ne rate pas sa cible Rire sur « l’imparfait » Au présent et au passé Incarnation du mal Du verbe radical Avec des mots cruels Désinvoltes et rebelles C'est la guerre des mots Du « Me vois-tu la haut » Drôle de vocabulaire Préconçu et pervers Dans le but de faire mal, Dieu quel régal Sans respect ni verbe qu’importe l'adverbe Pour ceux qui ont oublié Souvent de conjuguer Les verbes aimer et respecter Au passé et au présent Et à tous les temps Je rejette votre con-jugaison La violence, c'est un manque de vocabulaire. [Gilles Vigneault]
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| Impression : Extraordinaire
Très beau texte .... idée partagée |
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Chapitre 24 : In fine. Une jolie brise tiède de sud-ouest l’emportait doucement vers l’horizon. La terre au loin ne fut bientôt plus qu’un mince filet brunâtre où stationnaient les nuages. Nous étions en octobre ; ça allait bientôt être mon troisième noël dans les terres de nul part. Quatre mois avaient passés depuis cet épisode où je m’étais enfin décidé à m’écouter, à faire ce que je voulais plutôt que ce qui semblait le plus sûr : rester avec les plus forts pour être sur de survivre, se cacher derrière un fusil pour éviter la mort, la peur, la tristesse. On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va. Les enfants, quand ils savent qu’ils vont entendre quelque chose qui ne leur plait pas, se bouchent les oreilles et parlent fort, ils refusent d’entendre, et même si ce bouclier ne les protège pas réellement, il leur sert d’alibi. J’avais si longtemps fait pareil. Mais maintenant, je savais que c’était ma vie : j’avais eu des moments de joie, et des moments de peine, mais il est nécessaire de vivre ces derniers ; on peut refuser de traverser, mais on est alors bloqué sur une rive. La tristesse et le désespoir ne sont pas nécessairement agréables à vivre, mais une fois le deuil fait, on peut à nouveau vivre des moments agréables. On finit toujours par oublier, mais pas ce qu’on refuse d’affronter. On peut tricher, couper à travers bois, mais avec la vie ça ne marche pas : jouez aux échecs contre vous-même, et vous saurez ce que l’adversaire projette. C’est exactement pareil. Vous pouvez faire semblant de ne pas avoir de remords et vous duperez certainement des gens, mais il y aura toujours une personne qui aura conscience de la duperie… Je n’étais pas resté dans le village que nous avions défendu. Quand j’étais retourné voir Carine et Danton, ils étaient sur le point de partir, avec une petite caravane. Ils allaient vers la Bretagne. Carine me dit que Louis, son futur fils, elle en était persuadée, vivrait sous un ciel plus clément et serait heureux lui aussi : il vivrait longtemps et aurait de nombreux amis… J’étais donc parti, je m’étais éloigné de ces lieux lourds de sens pour moi. La ceinture interdite autour de l’ancien Paris se réduisait de plus en plus : les groupes armés tels que le Phoenix ou d’autres troupes de mercenaires allaient régulièrement à la chasse pour en éliminer la vermine. Rien de plus facile pour un petit chef de guerre que de clamer sa supériorité en ayant abattu plus de goules que ses congénères. Il y avait deux mille ans on faisait de même avec les tribus d’agriculteurs ‘’barbares’’, puis avec les esclaves africains, puis plus tard avec les chevreuils ou autres canards, massacrés par des crétins avinés heureux de faire du sport en communion avec la nature. De nombreux petits villages se créaient donc dans ces territoires nouvellement libérés, qui avaient le double avantage d’être proche des terres libres de bâtiments donc cultivables et plutôt éloignées des gangs de junkies hantant le centre ville. C’était dans un de ces petits villages que je m’étais installé. Je leur avais demandé s’ils avaient besoin d’un conseiller technique (vous savez, comme au Vietnam, les milliers de conseillers techniques américains avec une M-60 dans les mains). Je ne sais pas s’ils m’avaient compris mais ils m’avaient chargé de débarrasser un champ de gros rats-cochons qui effrayaient la population. Un rat mutant, c’est comme un rat : ça n’aime pas le plomb, et ce travail était dans mes cordes. J’étais ensuite resté et je m’étais de plus en plus investi dans l’agriculture, délaissant complètement armes et armures. N’étant pas du village, les enfants venaient souvent, voulaient que je leur raconte des histoire de ‘’la ville’’. Je distillais un peu, enjolivais, mais me laissais souvent aller dans mes rêveries à raconter tous les petits détails insignifiants qui avaient fait ma vie à cette époque. J’étais déjà vieux et je radotais comme un grand-père ; les gamins aimaient ça. Les parents un peu moins, ils demandèrent à leur progéniture d’espacer leurs visites. On me donna une case un peu en retrait, histoire de pouvoir mieux défendre le village au cas où. Je ne voyais pas trop le coté stratégique de la chose, mais bon. J’eus une relation rapide avec une fille du village, mais au bout de quelques jours elle ne reparut pas. Le lendemain, un peu inquiet, j’allais chez ses parents. Son père, visiblement nerveux et sur ses gardes, la fourche à portée de main, ne me laissa pas entrer. Sa fille était occupée et les lois du village faisaient qu’elle allait se marier avec un autre. On me donna aussi une parcelle, et on m’indiqua qu’elle avait besoin de soin, que je n’avais donc plus besoin d’aider les autres dans leurs champs respectifs. En effet j’avais fort à faire pour dépierrer ce terrain, mais tant pis. Mi-octobre donc, j’allais vers le village comme chaque semaine (on m’avait également dit de ne pas venir trop souvent au centre du village, sinon les enfants venaient m’écouter au lieu d’aller travailler aux champs), lorsque je vis un groupe de paysans poussant et bousculant un humanoïde qu’ils attachèrent finalement à un poteau au centre de la place du village. « Une goule, on a choppé une goule ! » Des gamins lui lancèrent des cailloux. Intrigué, je m’approchais un peu plus. Les goules, au mieux, avaient des haillons dignes de sacs à pomme de terre, or celle-ci avait un habit jaune profond, du jaune des pyjamas qui servaient de combinaison à l’abri 13. En effet, la bande rouge sur le coté ne laissait aucun doute, je me frayais un chemin dans la foule et allais voir le malheureux. Il me regarda au bout d’un instant avec deux yeux morts. Il fallut que je l’appelle plusieurs fois et que je parle du dirigeant pour qu’il s’éveille un peu. Je l’avais déjà vu, mais ne me souvenais plus de son nom. Je lui demandais ce qu’il faisait là. Ce qu’il me raconta, balbutia plutôt, ressemblait plus à un délire de mourant qu’à un discours bien construit. C’était logique en même temps. Apparemment d’autres gens étaient sortis de l’abri ; ils avaient suivi mon exemple, (sortir, ou se rebeller contre les sacrifices idiots ?), mais sans réelle préparation. Il était parti avec deux amis mais les avait-il perdu ou étaient-ils morts ? Je n’eus pas beaucoup plus de temps de parole, le malheureux semblait s’être évanoui. Je regardais autour de moi. Les gens me dévisageaient, horrifiés. J’avais parlé avec une goule ; j’étais un démon, et autres inepties typiquement moyenâgeo-chrétiennes. Si ces derniers temps je m’étais posé la question d’une légère animosité contre moi, il semblait évident maintenant que je devais aller me poser ces questions ailleurs si je ne voulais pas à mon tour finir lapidé. Je commençais à prendre la direction de ma hutte, prêt à me battre s’il le fallait, mais tout le monde s’écartait sur mon passage. Je pris un sac de vivres, quelques affaires, mon dernier pistolet, et je partis. Je décidais de retourner à mon abri, même sans armée libératrice. Pourquoi ? Il est vrai que cette décision ne venait de rien de réfléchi. Mais bon. J’avais décidé que je ne retournerais pas au centre Phoenix, l’ambiance de la ville ne me convenant pas. De même l’errance ne me plaisait plus. J’avais essayé de me ranger, mais là encore ça avait été un échec. Que faire d’autre ? En manque d’inspiration, cet évènement qui m’avait fait penser à mes origines m’avait donné envie d’y retourner. Juste pour voir. Comme lorsque l’évocation d’une musique vous donne envie de l’écouter. Bref, c’était un coup de tête, et c’était complètement stupide au vu de l’argumentation que j’avais. En réalité, cette idée me taraudait depuis longtemps. J’attendais une fausse excuse pour y retourner. Et voilà. J’y allais. Dans quel but ? Aller voir ce qui s’y passait, le héros revenant et s’opposant au tyran ? Un nouveau Che Guevara… Quoi que le Che a mal fini… Oublions cette comparaison… Le plus dur fut de retrouver le chemin. Je l’avais fait deux ans auparavant dans des conditions peu propices à la concentration. Mon I-Pocket était mort depuis bien longtemps, son GPS aurait pourtant été d’une grande utilité. Je commençais par revenir à l’endroit où j’avais rencontré les premières ruines de Paris. Cela me demanda déjà plusieurs jours d’errances. Je remontais alors la route. Mais comment déterminer où je l’avais croisée pour la première fois, et de là comment revenir à l’abri ? Je quadrillais la zone pendant deux ou trois semaines. Plus le temps passait, plus je perdais du temps à chasser, trouver de l’eau potable, etc. A force de tourner, je finis par découvrir de nombreuses curiosités : un camion de Cacolake renversé avec 20.000 capsules à l’intérieur ; un homme un peu fou vivant dans une ancienne station service et cherchant à vendre les ‘’superbes voitures’’ qu’il avait en exposition, carcasses rongées par la rouille et détruites par les intempéries ; un ancien bar dévasté, dont l’enseigne, un néon certainement alimentée par des cellules solaires, avait miraculeusement survécu au chaos et illuminait encore son nom : le faucon maltais. Un peu plus et j’aurais pu trouver le lance flamme solaire. J’aurais presque pu écrire un guide du routard : tout pour vous amuser en encaissant 300 rad… J’étais de plus en plus fatigué. Exténué. Une nuit, je me laissais tomber par terre, désespéré. J’ouvris les yeux : une étoile semblait m’attendre : elle me faisait signe. Je compris alors qu’elle m’invitait. Je lui criais : « je te suivrais, où tu iras j’irai, fidèle comme une ombre ». Et je me remis en route. Après quelques heures de marches, je rencontrais une piste fraîche, qui se dirigeait elle aussi vers l’étoile. Je hâtais le pas et rattrapais rapidement trois hommes à pieds, deux blancs un noir, sac à dos rangers, chacun avec un petit tupperware à la main. Je leur demandais : « Bonjour ; vous aussi vous allez à mon abri ? - Ah non, nous nous allons à l’étable de Joshua. Pour votre abri, il faut suivre cette étoile. Ensuite, deuxième chêne à gauche et vous y êtes. Et faites attention il y a un radar. » Je les remerciais chaleureusement et repartis dans la direction indiquée. Je finis par tomber de fatigue sur le chemin. Quand je me réveillais, je ne pus déterminer si ça avait été un rêve , un délire du au manque d’eau , ou la réalité. Et soudain je reconnu le massif rocheux d’où j’étais sorti deux ans plus tôt ; dans cette région plate, un amas de rochers de cinq mètres de haut était plutôt rare. J’y arrivais quelques heures plus tard et il me fallu encore deux heures pour contourner la falaise et trouver l’entrée de la grotte. J’y étais ! Après un peu de repos, j’entrais. Rien n’avait bougé depuis mon arrivée, je ne m’inquiétais donc pas. Je revis mes amis les rats, et je me fis un plaisir de les atomiser avec mes armes ultra destructrice. Quand je pense qu’ils avaient failli mettre un terme à mon aventure , et simplement à ma vie , lors de ma première sortie. Combien de héros étaient mort en essayant de tuer trois rats à coup de poings, hein ? Cela semblait bien ridicule. J’arrivais au bout de la grotte. La lourde porte d’acier était là, imposante, incrustée dans la pierre. Le petit terminal devant clignotait paisiblement. Tout semblait en parfait état, contrairement à l’abri de Paris Est. Je tapotais un peu sur le clavier et demandai l’ouverture de la porte. Il me demanda confirmation mais refusa malgré tout. Je réessayais plusieurs fois sans succès. Je commençais à m’énerver et tapais violement à coup de pied dans l’ordinateur. Etrangement cela résolut mon problème. Mon problème d’énervement, hein, la porte était toujours fermée. Puis je remarquais un orifice sur le coté, et lorsque je refis une demande, au moment de la confirmation, je sortis mon cadavre de i-Pocket et le branchais à l’ordinateur. Celui-ci bippa, et mon appareil revenu d’entre les morts lui répondit. Un gyrophare rouge se mit en route dans le mur, une sonnerie intermittente se mit en marche, et la lourde porte commença à se mouvoir et à disparaître dans le mur. J’avais maintenant un passage de trois mètres de diamètre devant moi. Une faible lueur blanchâtre d’un seul néon survivant donnait un halo pâle dans la pièce intermédiaire. L’accueil fantomatique était fantastique. De retour chez moi… Après un moment, je pris une grande respiration et franchis le seuil. Je traversais rapidement le sas pour me rapprocher de la porte intérieure. C’est à ce moment que j’entendis soudain un bruit significatif. Un bruit de moteur électrique. Je voulus me retourner pour vérifier, mais je n’en eus pas le temps, le second bruit significatif que je craignais se fit soudain entendre : le crépitement continu d’une mitrailleuse gatling, mitrailleuse bien cachée dans un coin de la salle, invisible pour les gens arrivant de l’extérieur, et dont j’avais croisé le faisceau laser. Sans doute une mesure du dirigeant pour dissuader les démons zéro et trois de venir investir son petit paradis. Certainement aussi pour persuader les infidèles cherchant à sortir de revenir sagement dans les rangs. Et puis peut-être me craignait-il en fait, qui sait ? Amusant de me dire que j’avais été l’artisan de ma propre perte. J’en fus presque fier, avant d’en être triste. Voilà ; c’est ainsi que je me retrouvais par terre, transpercé par une quinzaine de balles, à me rappeler comment j’en étais arrivé là. En fait, suis-je en train de me demander où a été mon erreur ? Il n’y a pas eu d’erreur ; tout s’est fait d’une manière tellement logique et effrayante. Le sang chaud qui s’écoule, c’est au départ très agréable ; mais ça refroidit vide. Et puis c’est tout poisseux. En plus le plafond gris est d’une désespérante monotonie. Et je n’arrive pas à bouger la tête. J’aurais préféré voir autre chose en mourrant. En fait j’aurais préféré mourir autre part. Et puis d’une autre manière. Plus tard. Enfin, j’aurais bien aimé ne pas mourir quoi. Moi qui ai toute ma vie œuvré pour essayer de me distinguer des autres, j’ai là une pensée bien commune… Je me demande si l'on revoit sa vie automatiquement, ou si on le fait afin d'essayer de se persuader , en vain , que tout ceci n'a pas été inutile... Voilà. Je ne vois plus rien ; je ne sens plus rien. En fait plus aucun de mes sens ne fonctionne ; que me reste-t-il ? Je pense... Donc je suis... En même temps, vu les trous que j'avais dans le ventre il y a cinq minutes je vais bientôt arrêter de penser... Descartes avait pas pensé à ça, hein ? Haha je suis bien plus fort que lui en fait… J’ai l’impression de délirer. De dire des choses qui n’ont aucun sens... Comme dans un rêve. En plus j’ai plus mal et plus froid. Comme quoi la mort ce qui est chiant c’est surtout le début. La fin aussi ça doit être pas jouasse. J’espère que c’est pas trop long. Que quand on meurt, on attend pas comme ça le jugement dernier avant de tout reprendre à zéro. Parce que comme il l’a dit… Woody Allen… L’éternité c’est long… Surtout vers la fin… Merdre, elle est où cette put… de lumière ? Est-ce que Dieu me refuse parmi les siens ? Ou est-ce qu'il est mort d'un cancer, vu toutes les radiations qu'il a du se prendre après la grande guerre ? De toutes façons, tout ça, ce n'est pas grave... L'individu importe peu, seule l'espèce compte… Enfin même l'espèce, dans l'état où elle est, je lui souhaite bien du bonheur. L'individu importe peu, seule l'espèce compte... Ça doit être de Darwin ça, non ? Quel c.. ce Darwin... FIN Un grand merci à Lin Rag, et aux auteurs du jeu Fallout |
| Impression : Extraordinaire
Merci pour ces épisodes tot au lond de ces derniers mois !!! |
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Chapitre 14 : Veni, Vidi, Vici J’étais parti un peu précipitamment, certes, et je n’avais pas vraiment eu le temps de prendre les affaires adéquates. En fait, loin de me préoccuper pour ces quelques raisons, je constatais amusé que cet accès d’humeur avait à moitié été joué. Partir sous le coup de la colère arrangeait grandement mes plans : je n’avais pas à affronter de longues explications avec Mina, ni même avec Python ; je n’avais pas non plus de regret à avoir, sur le coup je n’avais pas de combat intérieur à mener. Et maintenant, sans équipement, je n’avais plus qu’une solution, qui allait me permettre d’obtenir le nec plus ultra dans l’art d’énucléer, éviscérer, vider ses adversaires, bref, l’art culinaire à son sommet, et ce à la place d’une pauvre carabine, au mieux une grenade chipée aux soldats du phoenix. Bref, un acte manqué dans toute sa splendeur. J’allais donc, le cœur léger, vers la villa des Corleone, qui s’étaient engagés à m’équiper pour les venger des quatre Attilas en moto. Je déchantais assez rapidement lorsque je fus agressé par une sorte de bûcheron qui n’avait jamais du connaître l’eau, d’après son odeur, même pas pour boire, puisqu’il trébucha sur une pierre, s’étala de tout son long, et se vomit dessus, pour ne plus se relever. Devant le ridicule de l’homme, encore plus que de la situation, je fus un instant pris de pitié, avant de me souvenir qu’il s’avançait vers moi pour m’écraser la tête à mains nues. La prison se situait un peu en dehors de la ville, au sud. Il allait me falloir une bonne semaine pour atteindre à pied la villa des quatre vents, et j’allais certainement faire d’autres mauvaises rencontres. Je ramassai un bout de tuyau en fer, mais ça n’allait pas suffire. Ce qui est amusant avec ces temps de chaos, c’est que, alors qu’il est préférable de rester enfermé chez soi avec des amis et des armes, on trouve toujours un clampin dans les parages. Il suffit d’écouter attentivement, de trouver une ancienne rue un peu délabrée avec une vaste vue, pour voir débarquer un Yann le Celte ou un Dan le Barde qui peut vous renseigner sur le coin. Ce fut le cas, je trouvai facilement après un peu de recherche un paysan insouciant, bine sur l’épaule, allant bêcher je ne sais où. Il m’indiqua la présence d’un groupement humain assez proche. « Et il y a de quoi faire des achats ? -Oui, tu pourras trouver un Prisunic. -Où ça ? -Au nord du village, dans un ancien Prisunic. -Ce que je cherche se situerait plutôt dans une ancienne armurerie. -Il y a aussi. C’est Blingbling, le dealer du coin. Une star au village, c’est lui qui fournit tous ceux qui veulent s’amuser. Ses fournisseurs lui donnent aussi des armes, il en fait la contrebande. Mais bon, par chez nous on n’en a pas besoin. » Le dealer n’avait pas l’air bien méchant, s’il permettait aux autres de ‘’s’amuser’’. Je me dirigeais donc vers la direction indiquée, le cœur léger, depuis que j’avais quitté la prison, et pour un certain temps après, je me sentais.. bien… Je planais dans le bonheur, tout était facile, j’étais le meilleur, et j’allais tout détruire sur mon passage. Notamment ces ridicules motards, j’allais leur faire bouffer leurs cordées de mains. J’allais ; je verrai, je vaincrai. Simple formalité. On reconnaît facilement les groupements humains, car ce sont là où les rues sont bordées d’immondices et couvertes de déjections et ordures de toutes sortes. Les ruines abandonnées s |
| Impression : Extraordinaire
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Tes larmes……….celles qui me rapprochèrent de toi…. Chut, viens là, Qu’as-tu, pourquoi pleures-tu ? La vie est belle, la nuit est calme … Viens dans mes bras raconter ton chagrin. Ta bouche….celle qui me montra la voie du désir. Bouche entrouverte, sensuelle, tu m'appelles Que m'arrive- t'il, je tremble de passion Mon corps ne répond plus, je n'ai plus de raison Mes lèvres….celles qui s'abreuvèrent de ta soif Un baiser nous unit, un frisson, un cri J'ai peur, je cède à mon envie, à ma vérité Je vis, je pleure, je ris Nos mains…celles qui découvrirent l'Amour Corps entrelacés dans l'ombre de la nuit Fougue irraisonnée, tendresse débordante L'émotion nous gagne dans un tourbillon de folie. Epuisées, pas repues, le regard éperdu Le matin dévoila nos ébats J'ai si froid loin de toi 2 ans bientôt que nos cœurs sont unis Je me souviendrai toujours de cette nuit Merci
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| Impression : Extraordinaire
J'ai beaucoup été émue par ces lignes dictées par le vécu, et tellement ressenties ... merci pour ce moment d'émotion ... |
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Blog mis à jour le 07/09/2008 à 05:07:23
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