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Le racisme est une idéologie basée sur une croyance qui postule l'existence de "races" au sein de l'espèce humaine, correspondant généralement aux grands ensembles continentaux de groupes ethniques, et qui de surcroît les hiérarchise. On désigne aussi, sous le terme de raciste, les doctrines politiques préconisant la domination d'une race (dite pure et/ou supérieure) aux autres (dites impures et/ou inférieures), ces dernières devant se soumettre, ou parfois mourir au gré des dominateurs. Cependant, le sens le plus courant, faisant la confusion avec xénophobie et ethnocentrisme, désigne une attitude de mépris et d'hostilité, pouvant aller jusqu'à la violence, envers des individus appartenant à une ethnie différente. Ces comportements, conscients ou non, sont supposés s'accorder avec une théorie raciste, en considérant telle catégorie de personnes comme inférieure. Le « racisme », tant dans le sens de théorie que dans le sens d'attitude, est majoritairement considéré en Occident - et en Occident seulement - comme socialement inacceptable depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, quelles qu'en soient ses manifestations.
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Monsieur le Président, d'abord, que la Paix soit sur vous, avec tout ce que cette expression comporte comme significations que les Arabes et les Musulmans utilisent depuis près de quinze siècles avec la même charge et la même valeur. Vous êtes le Président de l’unique hyper-puissance qui gouverne le monde actuel, et c'est à ce titre que je vous écris. Si vous aviez essayé d'appliquer, là où le besoin s’en fait sentir, les principes de liberté, de démocratie et de Droits de l'Homme auxquels vous appelez, vous auriez donné le meilleur des exemples, à condition cependant que vous le fassiez avec sincérité, détachement et désintérêt. Dès lors que les États-Unis ont choisi d'avoir une sorte de tutelle, voire d'hégémonie sur le reste du monde, il faut rappeler qu'il est du devoir du tuteur de bien assumer la tutelle; d'être d'une honnêteté sans faille dans son rapport aux protagonistes, sans parti pris et sans a priori. Devoir Alors que, dans le conflit du Moyen-Orient, vous prenez fait et cause pour l'État d'Israël. État que vous avez créé de toutes pièces avec la Grande Bretagne et dont vous avez fait une puissance surarmée, ce qui a provoqué un profond déséquilibre de forces dans toute la région. L'Europe vous a suivi dans ce processus pour se dédouaner des crimes nazis à l'encontre des Juifs. Les Arabes subissent actuellement les conséquences de ces crimes où ils n'ont pas eu la moindre responsabilité. Quant à votre propre motivation dans cette stratégie inique, elle se résume à votre désir de limiter le nombre des Juifs vivant sur votre territoire. Le peuple palestinien, qui a vécu des siècles sous la domination ottomane puis britannique, a été la victime désignée. Une situation d'autant plus injuste que les Palestiniens ont spontanément accueilli les premiers immigrants juifs, étant convaincus qu'ils faisaient ainsi une œuvre humanitaire. La déconvenue ne s'est pas fait attendre. Le congrès de Bâle de 1897, suivi par la déclaration Balfour de 1917, ainsi que les étapes ultérieures du projet sioniste ont fait découvrir aux Palestiniens l'étendue du complot qui se tramait contre eux, un complot qui promettait aux Juifs la terre de Palestine présentée par la propagande sioniste comme une terre sans peuple. Pardon, Monsieur le Président, si je suis un peu long, mais il faut que vous sachiez que les Palestiniens, musulmans, chrétiens et juifs, ont toujours vécu en bonne intelligence avant la mise en œuvre du projet sioniste. Si cela a été possible c'est parce que l'Islam est une religion de tolérance qui respecte les monothéismes antérieurs. Le comble de l'injustice c'est que des Juifs du monde entier, et de différentes origines, investissent la Palestine pour y installer un État au détriment du peuple qui a vécu sur cette terre pendant de milliers d'années; depuis les Canéens et bien avant Abraham, que la Paix soit sur lui, l'ancêtre commun des Arabes et des Juifs. Cette lettre ne saurait être une leçon d'histoire, bien que tout indique que vous autres, Américains, ignorez l'histoire de la région ainsi que les origines du conflit. De même que vous ignorez l'essence du projet sioniste qui prétendait fonder l'État d'Israël sur un fondement théocratique alors qu'il s'agit d'un projet colonial de l'aveu même de Théodore Hertzel, le père du sionisme qui hésitait entre l'Argentine, l'Afrique orientale et la Palestine pour le choix d'un territoire où il pouvait installer un foyer national juif. Le sionisme vous avait amené à l'observer à travers ses propres oeillères et vous a conquis au point de commettre une grande injustice contre tout un peuple. Imaginez un instant que les Chrétiens du monde entier aient eux aussi revendiqué cette même terre de Palestine en tant que berceau du christianisme. Ce n'est pas de la fiction, cette idée a effeuré des esprits européens pendant le 11ème siècle; mais les croisades, comme vous le savez, ont échoué à transformer cette terre arabe en territoire européen. Livres Contrairement à certaines thèses actuellement en vogue, le conflit n'est pas un choc des civilisations. Car les Arabes sont ouverts à toutes les civilisations depuis des siècles; ils ont même transmis les acquis des civilisations anciennes à l'Europe. Ce conflit n'est pas, non plus, une guerre de religions parce que l'Islam vénère aussi bien le christianisme que le judaisme. De même que le vrai musulman doit également croire à tous les livres révélés et à tous les prophètes à commencer par Jésus et Moïse, que la Paix soit sur eux. Ce conflit est fondamentalement politique. C’est un conflit existentiel qui a pour origine la question palestinienne. Aucun général israélien ne pourra dissoudre tout un peuple ou le déposséder de la terre de ses ancêtres sous prétexte qu’un jour un petit Etat juif a existé sur une petite parcelle de la terre de Canaan pendant une période de huit décennies du temps du règne de Salomon et David, prophètes reconnus par l’islam. Personne ne pourra, non plus, faire disparaître la présence continue et conjointe des Arabes, musulmans et chrétiens, depuis plus de 15 siècles. Vous accordez un soutien sans limite à l’Etat hébreu malgré ses agissements inhumains à l’encontre des Palestiniens depuis le début du siècle passé. Ce qui vous a amenés à couvrir des massacres collectifs, des déportations, des occupations sauvages des villes et des villages palestiniens. Vous utilisez le droit de véto dans les instances internationales contre tous les projets de résolutions visant à condamner Israël pour sa politique de colonisation, l’assassinat de civils innocents et le meurtre programmé des responsables palestiniens ainsi que la démolition des habitations et la destruction des récoltes. Justice Dernièrement, le criminel de guerre Ariel Sharon a engagé une guerre totale contre le peuple palestinien. Ce même Sharon que les tribunaux israéliens eux-mêmes ont rendu responsable des boucheries de Sabra et Chatila après l’invasion du Liban en 1982, entre autres barbaries qu’il a impunément perpétrées contre les populations libanaises et palestiniennes. L’invasion du Liban par Sharon a paralysé l’économie de ce pays ainsi que le fonctionnement normal de ses institutions démocratiques. L’expérience a prouvé que la ceinture de sécurité installée par Sharon après l’occupation d’une grande partie du Liban Sud, pour assurer la sécurité des Israéliens dans la Haute Galilée, était vaine. La vérité toute simple est qu’il ne peut y avoir du paix pour Israël qu’avec la fin de l’occupation. Seulement, Israël refuse, jusqu’à aujourd’hui, l’application des résolutions pertinentes de la légalité internationale lui enjoignant d’évacuer de tous les territoires arabes qu’il occupe depuis 1967. Ce refus et d’autant plus inadmissible et incompréhensible que les Arabes ont reconnu l’État d’Israël. Mieux, ils ont renoncé à revendiquer les territoires occupées en 1948 conformément aux accords de Camp David passés avec l’Egypte, ainsi que des négociations engagées avec la Syrie et la Jordanie. Quant à l’OLP, elle a abrogé de sa charte les clauses qui réfutaient l’existence de l’État hébreu. L’OLP a également adopté les conclusions de Madrid et les accords d’Oslo. De même que l’OLP a participé aux tables des négociations à Charm Cheikh, à Wye River et à Taba. Des ponts de confiance et d’espoir ont ainsi été jetés entre les peuples palestiniens et israélien. Malheureusement, les extrémistes juifs ont tué cet espoir en assassinant l’ex Premier ministre israélien, Yitshak Rabin. Par la suite, l’entêtement des négociateurs israéliens, leurs atermoiments quant à l’application des accords conclus, l’implantation de nouvelles colonies sur toute l’étendue du territoire palestinien pour imposer un fait accompli et rendre impossible la création d’un État palestinien viable, le refus du droit au retour aux réfugies, contrairement à la reconnaissance de ce même droit aux juifs de Russie, de Pologne, d’Allemagne, de France, d’Éthiopie et du Maghreb Arabe, tous ces facteurs, et tant d’autres encore, ont abouti à l’impasse actuelle et au drame que vit le peuple palestinien. Yasser Arafat, élu par le peuple palestinien, n’a fait aucune concession sur le droit inaliénable des Arabes, des musulmans et des chrétiens de par le monde à propos de la Al Qods. Cette cité, la plus ancienne au monde, a été construite au 18ème siècle avant Jésus-Christ par un Canéen du nom de Malki Sadek qui veut dire roi du droit. Il lui a donné le nom de Jérusalem c’est-à-dire le lieu saint. Cet acte fondateur est antérieur à l’arrivée des Hébreux sur la terre des Canéens qui prendra par la suite le nom de la Palestine et ses habitants le nom de Palestiniens. Il est également antérieur à l’occupation de cette terre par David en l’an 1000 avant Jésus Christ. Ces faits historiques indéniables réfutent les allégations israéliennes selon lesquelles ce seraient les juifs qui auraient construit cette ville sainte. Les fouilles archéologiques entreprises par les Britanniques ont prouvé l’existence d’une ville sur les lieux même de Jérusalem durant l’âge de bronze. Je n’ai pas besoin d’évoquer les études connues faites par des chercheurs reconnus ainsi que les vérités indéniables que les Israéliens ont voulu déformer dans l’objectif de s’approprier cette ville sainte. Ils se sont, ainsi, obstinés à vouloir chasser d’Al Qods, ses habitants palestiniens chrétiens et musulmans pour en faire la “capitale unifiée” de l’État hébreu. Sachant que les fouilles archéologiques entreprises par les Israéliens n’ont jamais réussi à découvrir le moindre vestige historique attestant la judéité de la cité. Espoir Ceux qui imputent aux Palestiniens et à leurs président, Yasser Arafat, la responsabilité de l’avortement du processus de paix, à cause d’un prétendu entêtement, vendent leurs âmes aux Juifs. Il en va de même pour ceux qui refusent de reconnaître que c’est Ariel Sharon, fidèle à son refus permanent de toute perspective de paix, qui a provoqué l’enclenchement de l’Intifada en profanant l’esplanade des mosquées à Jérusalem Est. Et ce, malgré les mises en garde adressées par le président Arafat à l’ex-Premier ministre Ehud Barak, l’avertissement que cette provocation annoncée allait mettre le feu aux poudres. C’était justement l’objectif du chef du Likoud qui planifiait son accession au pouvoir, en même temps qu’il programmait la réoccupation des villes palestiniennes, l’avortement du processus de paix et l’anéantissement de l’Autorité palestinienne, pour assassiner, ainsi, les espoirs de cohabitation pacifique entre les peuples israélien et palestinien au profit de son rêve de réaliser le Grand Israël. Lorsque vous avez accédé, Monsieur le Président, à la Maison Blanche avec l’aide d’électeurs d’origine arabe, ce fut une grande joie parmi l’ensemble des Arabes qui ont cru que vous alliez être un arbitre impartial dans cette question complexe. Mais vous avez été du côté de l’injustice contre le droit; vous avez refusé de rencontrer le président de l’Autorité palestinienne alors que vous avez reçu, à maintes reprises, le boucher Sharon, vous avez transformé le bourreau en victime et la victime en bourreau. Et lorsque les Palestiniens ont brandi le fusil face à l’armement lourd que vous livrez à Israël, lorsque les opérations de résistance ont été légitimement lancées contre les occupants israéliens, un an après le début de l’Intifada, par le jet des pierres que l’armée israélienne a tenté de réprimer dans le sang, alors, Monsieur le Président, vous avez dénoncé ce que vous appelez «les opérations terroristes». De même que vous avez rendu le président Arafat responsable de ces événements en lui demandant de dénoncer ces opérations, ce qu’il a consenti à faire maintes fois. Vous lui avez également demandé d’arrêter de procéder à l’arrestation des activistes palestiniens. Ce qu’il a fait effectivement, et ce faisant, Yasser Arafat n’a cessé de réitérer son attachement au processus de paix jusqu’à ce que les Arabes aient adopté l’initiative du Prince Abdallah. Entre-temps, Israël a poursuivi la destruction des centres de sécurité de l’Autorité palestinienne et l’assassinat de ses cadres. Aujourd’hui, Israël déclenche une guerre totale contre toutes les villes et les villages palestiniens. Votre appui à Ariel Sharon et votre caution de la politique extrémiste du cabinet israélien ont conduit à la situation catastrophique actuelle avec son cortège de crimes contre l’humanité commis par l’armée israélienne. L’histoire a une mémoire qui rappelle aux grands hommes, comme aux criminels, aux comploteurs et aux défaitistes, les droits des peuples. De même que les Nazis ont été poursuivis et jugés et qu’ils continuent à l’être toujours, les néo-nazis, qui appliquent les mêmes méthodes contre un peuple démuni et désarmé, seront, un jour, poursuivis et jugés. Vous, Monsieur le Président, avec qui les Arabes et les Musulmans ont été solidaires pour dénoncer le terrorisme qui a frappé votre pays le 11 septembre, vous continuez à incriminer les Arabes et à permettre aux Israéliens d’établir une comparaison scandaleuse entre les actes terroristes perpétrés contre votre pays et les actions de la résistance palestinienne contre l’occupation de leur terre. Paix Israël terrorise les Arabes depuis plus de cinquante ans. Voulez-vous qu’ils encaissent ce terrorisme sans broncher? Est-il raisonnable que vous qualifiiez les crimes israéliens perpétrés actuellement en Palestine opérations militaires et d’actions de légitime défense? Est-il raisonnable également que vous condamniez chaque meurtre d’Israélien alors que vous ne bougez pas le petit doigt quand des enfants et jeunes Palestiniens sont froidement abattus? Le monde croyait que les États-Unis étaient le pays de la justice et des droits de l’Homme. Mais votre attitude a traumatisé tout le monde. Si vous ne faites pas l’effort de chercher une solution juste à ce conflit, et si vous n’employez pas les moyens de pression dont vous disposez pour obliger le criminel Sharon à renoncer à son plan meurtrier et à sa politique sanguinaire pour qu’il obtempère à la légalité internationale, cette légalité qu’Israël viole impunément depuis des dizaines d’années, si vous ne prenez pas d’initiative en ce sens, il y a de quoi craindre pour la planète qui pourrait être envahie par un terrorisme à grande échelle. Vous serez, alors, dans l’impossibilité de faire face à la moitié de l’humanité, et cela même si votre pays et Israël possèdent toutes les armes nucléaires et toutes les armes de destruction massive. J’espère, Monsieur le Président, que vous lirez, attentivement, cette lettre comme j’espère que vous consacriez une partie de votre temps libre à relire les livres d’histoire écrits par des auteurs neutres et non-sionistes pour que les Arabes ne soient pas toujours des boucs émissaires sacrifiés sur l’autel électoral en Amérique, pour que les Arabes ne soient pas l’éternelle offrande au sionisme qui prend en en otage et gangrène votre pays.
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Bonjour. Je suis sur le point de me convertir à l'islam. J'aimerais savoir que doit faire une personne, homme ou femme, pour se convertir à l'islam et pour que cela soit valable. J'aimerais aussi savoir si je dois me faire circoncire. Je voudrais enfin vous dire que j'ai une certaine appréhension liée au fait que je ne connais grand-chose de l'islam et que je risque donc, après ma conversion, de commettre sans m'en rendre compte une erreur par manque de savoir sur les règles éthiques, morales et sociales de l'islam. Mon appréhension concerne les autres musulmans : comment vont-ils me percevoir ? Voilà une de mes craintes : d'être jugé par les musulmans et musulmanes.
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En fait, l'islam fait bien une distinction entre ce qui est "mondain" (dunyâ) et ce qui est "purement religieux" (dîn). Ceci dans la mesure où l'islam offre aux hommes des éléments qui concernent "le religieux", mais n'entend pas les éléments qui relèvent du "purement mondain" (dunyâ), c'est-à-dire ce que les hommes élaborent pour vivre sur terre (comme les systèmes d'arrosage, les outils de transport, le développement de nouvelles sources d'énergie, etc. etc.). Ainsi, le Prophète Muhammad (sur lui la paix), après son émigration à Médine, fit cette remarque devant la pratique médinite de la fécondation des palmiers-dattiers : "Je ne pense pas que cela serve à grand-chose." Les Compagnons s'en abstinrent donc. La récolte de dattes ayant été ensuite médiocre, il dit : "Vous connaissez mieux vos affaires purement mondaines ("dunyâkum"). Mais lorsque je vous ordonne quelque chose de religieux ("dînikum"), prenez-le" (rapporté par Muslim, synthèse des Hadîths 2361-2363). Cependant, ce qu'il est important de comprendre, c'est que le concept même du "religieux" est différent en islam. En islam, en effet, le mot "religieux" ("dîn") ne désigne pas seulement les croyances, la spiritualité et les actes purement cultuels, mais aussi les règles pour l'application des outils purement mondains. "Le cultuel est un terme général désignant tout ce que Dieu aime agrée, qu'il s'agisse de paroles ou d'actes, et que ceux-ci soient extérieurs ou intérieurs" (Al-'ubûdiyya, p. 23). "Les actes cultuels ne sont constitués que de ce qui est obligatoire ou recommandé" (Qâ'ïda jalîla fit-tawassul wal-wassîla, p. 124). "Nous n'adorons Dieu que par des actes obligatoires ou recommandés ; quant ce qui est simplement autorisé, cela est compté comme du culte si on le fait avec l'intention d'obéissance" (Idem, p. 162). Notons que se retenir de ce qui est interdit est aussi obligatoire, de même que se préserver de faire ce qui est déconseillé est également recommandé. Si l'imagination et la conception d'outils, en soi, sont donc, comme nous venons de le dire, des éléments "purement mondains" (dunyâ) et que l'islam n'a pas vocation à les enseigner, le cadre de l'application de ces outils, relève bien, lui, du "religieux" (dîn) et donc de ce que l'islam enseigne. Si le Prophète Muhammad (sur lui la paix) n'avait donc pas comme mission de communiquer à ses disciples les méthodes de fécondation des dattiers, il leur a néanmoins laissé des règles interdisant certaines formes de vente de dattes, des principes à respecter obligatoirement lors de cette vente, etc. Ainsi, comme l'a écrit en substance Ash-Shâtibî (cf. Al-I'tisâm, tome 2 p. 80), la vente n'est pas, en soi, un élément purement religieux, mais un élément mondain (dunyâ) ; l'islam ne dit donc rien sur la question de savoir si la vente doit se faire face à face ou par Internet ; mais il apporte, au sujet de la vente, des règles religieuses (dîn), à savoir que sont interdits l'intérêt, la vente de ce qu'on ne possède pas encore, le mensonge relatif à la marchandise, et qu'est obligatoire le paiement de la zakâte, etc. Ces règles font aussi partie du "religieux" islamique. Et elles restent valables que la vente se fasse face à face ou sur le Web. Ce sont ces règles, ajoutées à la conscience de la Présence de Dieu, qui introduisent une dimension "religieuse" dans la vente, et non la vente en elle-même. Au contraire de la prière rituelle (salât), qui relève de la sphère du "purement religieux", dont tous les éléments sont religieux, et qui dépend donc entièrement des formes enseignées par le Prophète. Tout ce que nous avons désigné ci-dessus par le terme de "dîn" est aussi désigné par le terme "'ibâdât" ou "ta'abbudât". Et tout ce qui a été désigné dans les lignes précédentes par le mot "dunyâ" peut aussi l'être par le mot "'âdât". Attention à ne pas confondre les termes "'ibâdah" et "'ibâdât" : le premier est présent dans les textes des sources même, le second est conventionnel : cliquez ici pour en savoir plus (lire le point 5). Ecrits de savants musulmans sur le sujet Ash-Shâtibî écrit dans son livre Al-I'tisâm : "La totalité des éléments des purifications rituelles, des prières, des jeûnes, du pèlerinage est cultuelle (ta'abbudî). En revanche, pour ce qui est des ventes, les achats, les locations, leurs formes relèvent de ce que les hommes élaborent par leur réflexion ; il s'y trouve cependant aussi du culte (ta'abbudî), puisque tout cela est intéressé par des principes (umûr shar'iyyah), constituant une obligation ou une recommandation ; ici, c'est le fait de rajouter de nouveaux principes de ce genre qui revient à une innovation (bid'a), pas d'avoir recours à de nouvelles formes" (Al-I'tisâm, tome 2 p. 79-80). "Les règles en ce qui concerne les affaires qui relèvent de la sphère purement cultuelle ('ibâdât) ne sont pas les mêmes qu'en ce qui concerne les affaires qui ne relèvent pas de la sphère purement cultuelle (al-'âdât) : en ce qui concerne la seconde sphère, la règle originelle est la permission ; mais en ce qui concerne la première, il ne faut rien rajouter sous peine de tomber dans l'innovation (bid'a)" (Al-I'tisâm, tome 2 p. 135). Ibn Taymiyya écrit pour sa part en substance : "Nous savons que les actes qui sont purement cultuels ("al-'ibâdât"), qu'ils soient obligatoires ou recommandés, ne peuvent être faits que d'après ce qu'ont établi à ce sujet les sources musulmanes [Coran et Sunna]. Mais en ce qui concerne les affaires de la vie quotidienne ("al-'âdât"), il s'agit de ce que les hommes font dans leurs affaires du monde, de ce dont ils ont besoin. La règle générale ici, est la permission. (…) A propos de la vente, les dons, les locations, et autres transactions dont les hommes ont besoin pour vivre, les sources musulmanes ont énoncé des principes : elles ont interdit ce qui est mauvais, rendu obligatoire ce qui est nécessaire, déconseillé ce qui ne convient pas, et recommandé ce qui est convenable. Les hommes peuvent vendre et louer selon les moyens qu’ils veulent, dès qu’ils respectent ces principes" (Al-qawâïd an-nûrâniyyah al-fiqhiyyah, pp. 134-135). Conclusion L'islam fait bien une distinction entre ce qui est "purement mondain" (dunyâ) et ce qui est "purement religieux" (dîn), que l'on appelle souvent respectivement par : les "éléments cultuels" (ta'abbudî) et les "éléments temporels" ('âdî). Seulement il ne fait pas de coupure entre eux, mais adopte au contraire une position que l'on pourrait traduire par le principe suivant : "Lâ budda min dînillâh li islâhi dunya-n-nâs" : "Les hommes ont besoin de "la religion" que leur a donnée Dieu pour rendre bon "le mondain" qu'ils ont élaboré". Pour ce qui est du domaine du "purement religieux" ('ibâdât), l'islam offre aux musulmans la totalité des éléments qu'ils pratiqueront, et ce domaine est donc entièrement constitué d'éléments ta'abbudî. Par contre, en ce qui concerne le domaine de "la vie quotidienne" ('âdât), l'islam n'offre que des éléments ta'abbudî ; les hommes peuvent découvrir et inventer d'eux-mêmes les éléments 'adî : la règle ici est la permission originelle pour peu qu'ils intègrent ces éléments 'âdî aux éléments ta'abbudî que leur ont donnés les sources. Si les sources de l'islam n'indiquent pas aux hommes ces éléments 'âdî, elles entendent donc bien mêler le "religieux" à ce "mondain". Ceci relève de la globalité (shumûliyya) de l'islam. Le terme "religieux" ("dîn") ou "cultuel" ("ta'abbud") recouvre donc dans la civilisation musulmane un champ plus vaste que celui qu'il recouvre dans la civilisation occidentale. En effet, les sources musulmanes nomment comme faisant partie du "religieux" non seulement "le religieux" de la civilisation occidentale (c'est-à-dire les croyances, la spiritualité et les formes purement cultuelles), mais aussi ce que la civilisation occidentale appelle "règles économiques, sociales, civiques, internationales, etc." Il faut par ailleurs rappeler ici que le "religieux" de la civilisation musulmane n'a pas comme objectif de détruire ou de rendre impossible, mais au contraire de préserver aussi bien la spiritualité ("le religieux" de la civilisation occidentale) que la personne humaine, l'intellect, les biens, la filiation, et la société. Et qu'il est applicable par chacun et non par un clergé, concept inexistant en islam. Note importante Je pense important de souligner que, pour expliquer les concepts de l'islam authentique à des interlocuteurs non-musulmans, il est possible aux musulmans d'employer les termes qui sont familiers à ces interlocuteurs : il est donc possible d'utiliser, lors du dialogue avec des non-musulmans, le terme "religieux" dans le sens restreint qu'il a en Occident (à savoir les croyances, la spiritualité et ce qui relève du purement cultuel), sans bien sûr négliger d'utiliser les autres termes occidentaux pour évoquer les autres règles de l'islam (celles qui intéressent les domaines économiques, sociaux, etc.). Leur dire ainsi que les sources musulmanes offrent des données "religieuses" (au sens occidental du terme), mais aussi "des principes pour ce qui a trait au familial, au social, à l'économique, à l'écologique, etc." Et que pratiquer l'islam revient à tenir compte de tous ces éléments. Pareille utilisation des termes de l'interlocuteur non-musulman dans le but de communiquer efficacement est permise, pourvu que le contenu présenté par les sources de l'islam soit respecté. Ainsi, au premier siècle de l'Islam, lorsque les Banû Taghlib (des Arabes chrétiens devenus citoyens de l'Etat musulman) se déclarèrent prêts à payer la sadaqa (aumône) mais pas la jizya (impôt), Umar, alors calife, accepta leur demande sur le conseil de an-Nu'mân ibn Zur'ah. Il leur dit : "C'est une jizya, appelez-la comme vous voulez" (rapporté par Al-Bayhaqî). Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
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Violence parentale et violence conjugale La violence familiale est un problème social criant. Tantôt instrument de contrôle, tantôt expression d’impuissance, la violence entre proches révèle des enjeux souvent paradoxaux, au carrefour de l’intimité, de l’affectivité, de l’amour et de la haine. Avec comme point de départ la victimisation des femmes et des enfants, ce livre propose une réflexion sur la violence entre les proches. Une démarche qui permet d’analyser l’influence des rapports sociaux dans les processus de violence privée : les rapports entre hommes et femmes ainsi que les rapports entre adultes et enfants. L’auteure présente les paramètres qui influencent les définitions et la mesure de la violence par une intégration de certains grands courants explicatifs ainsi qu’une investigation théorique et empirique sur l’importance de la conscience pour s’éloigner de la violence. En analysant les diverses formes d’intervention auprès des familles confrontées au double problème de violence conjugale et violence parentale, cet ouvrage décrit les différentes solutions, qu’elles soient politiques, législatives, communautaires ou cliniques, et examine la cohérence et la qualité du soutien offert à ces familles.
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Blog mis à jour le 30/08/2008 à 18:16:33
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