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Un soir peut-être je te dirai la tendresse Ne crois pas ceux qui pétendent en leur nom Qu'elle sonne le glas de l'amour et blesse Elle n'est pas la mort de l'amour mais sa respiration Je te la dirai chaude comme la joue de nos enfants Je te la dirai longue à l'infini rytmée et douce Un regard nous suffit à la complicité depuis longtemps Même si parfois nous perdîmes le chemin de notre course Certes il est loin le temps où je contemplais mon devenir Et d'un seul regard j'embrassais le monde et mes rêves Mais sans toi je ne me serais jamais embarqué pour l'avenir Ma compagne, pour une escale à deux trop brêve |
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Quand soulagés du jour les yeux se ferment Au balcon de ma mémoire s'illuminent les lampions des souvenirs Qui du plus terne au plus coloré renferment Le rire le plus sonore au plus profond des soupirs Hantise du devenir ou fossoyeurs de l'aprés, ils submergent Le dernier moment vécu et l'instant présent Comme une vague d'émotion qui vient mourir sur la berge Pour raviver douleurs et joies familières au coeur d'enfant Et quand la nostalgie, compagne récurrente, s'invite à la fête Le coeur palpite aux accents langoureux du passé Pour mieux s'éveiller même si les regrets ne sont pas en reste Et reprendre le rythme du temps où fuient les années |
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Sous les géants dressés et millénaires Bruisse le temps tissé de vie Cathédrale végétale extraordinaire Où seuls les siècles ne font pas de bruit Vapeurs exaltées dans la sérénité Fusion d'un univers paisible et cruel La valeur du quotidien s'estompe à jamais Dans l'immensité verte et intemporelle Verticalité permanente et insolente des horizons Rêves de paresse sur une canopée ondoyante Aux témoins d'un passé si profond De rappeler à l'humain la dérision de l'attente |
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Un soir où les alizés paressaient Ni trop amère ni trop parfaite Je l'ai rêvé sans l'imaginer Fugace et si secrète Aussi fragile que l'émotion de l'aube naissante Ephémère comme la fragance de l'azalée Elle unique, accomplie et aimante Inconnue qui depuis toujours m'attendait Celle pour qui éperdumment je m'ennivrerai M'accueillera je le sais par son délicieux sourire Qui n'est que le reflet de nos désirs De serrer pour une seconde d'eternité l'être aimé |
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Quand tu viendras te blottir dans l'étreinte de mes bras Je veux te faire connaître les sentiers ombragés Les senteurs, au milieu des forêts... Je t'apprendrai dans l'étreinte de mes bras La beauté des rivières, les cascades affolées, La douceur des alizés... Emerveillée dans l'étreinte de mes bras Tu découvriras l'envoutement des vanilliers L'odeur épicée des girofliers... Blottie dans l'étreinte de mes bras Mon doux coeur adoré Encore et encore je te raconterai Ce pays d'amour que tu m'as donné
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