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Je roulais vers le sud, au hasard des embranchements… La position des étoiles et du soleil me servait de repères. Je vins m’échouer face à la mer... Comme un galion poussé par le vent… Devant, aussi loin qu’elle puisse aller, La mer m’a toujours fait rêver… Plus besoin de parler pour nous comprendre, Nous serons jamais à égalité ! Je me gavais d’elle, profitant sans vergogne de son existence, Une façon pour moi de me servir en silence. De prendre à l’autre juste en face, Le sel nécessaire à mon existence ! Il me vint l’envie de lui parler, De lui compter des histoires de mouettes, Ivres d’espace et de colère… De celle qui mettrait le plus longtemps à toucher les flots… Des silences du soir, de ses pêcheurs restant… De ces femmes s’agitant encore sur le quai. De ses voiliers de passage sans passagers ! De mes yeux plissés d’avoir trop pleuré ! De cette plage que j’avais connu enfant, et presque oubliée ! De ces vagues qui effacèrent mes pas foulés, Des couleurs ocre au soleil couchant De mes rêves, et ces méandres croisées de réalité… Sortie du regard des autres, et de leurs éclats de voix, J’étais bien, enfouie dans mon invisibilité. Pas une fois, je n'avais croisé son regard… Sans lui pas une seconde, j’avais eu l’impression d’exister Alors j’attendais face à la mer celui qui fatalement… Un jour, viendrait me chercher. |
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Je suis consciente du danger… Elle pardonne pas l'amateurisme... Méchante et cruelle elle est la mer.... Belle aussi... à en avoir son odeur au petit matin imprégnée dans mon corps et les cris des mouettes dans mon cœur... Ce que j'aime c'est surtout être debout sur l'étrave quand çà ''piolet' vraiment, à relever le foc ou debout sur le pont à souquer les voiles et tenir les drisses comme des chevaux sauvages.... Peur de me faire piéger dans une tempête, par bêtise et manque de lucidité.... Peur d’y laisser ma peau... Peur de la mer du nord... Peur de cette foutue tempête qui finira bien à un moment.... Peur de faire le bouchon en dérivant.... Et cramponnée au mat dans mon ciré, en guettant ma fatigue et celle du vent, les fantômes sur le pont, les doigts gourds et le ciré souillé, que je suis fière de rentrer au port. Et puis cette cabine trempée qui pue sous le soleil, mais qu’importe, je suis tellement fatiguée que je vais dormir une éternité! Et puis la douche à la capitainerie... Les grosses gouttes chaudes qui tombent sur mon crâne, et moi assise sur le carrelage crasseux à me demander ce que je fais ici... Heureuse d'être en vie.... Heureuse et prête à repartir… Et ça c'est l’appel du large… Toi qui es toujours là à effacer le sable de notre passage, qui me caresse les pieds en me disant ''viens'' Voilà je cède, tu es trop forte... Ou moi trop faible.... Mais qu’importe les tempêtes, ou les océans… Comme de toute façon tout ce qui nous entoure reste superficiel…. Aujourd’hui moi, j’ai décidé de vivre !
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C’est quoi ce vent de folie? Qui vient de au-delà des frontières… Toi qui touches la musique du bout des doigts… De tes femmes tu te fais aimer! Sans jamais les touchers... Que de mots tu as envie de crier... Juste pour te faire aimer… Ton cœur si fragile d’être seul, Et peur de le rester! Enfant tu es, et bien sur tu fais rêver… Sans même m’avoir jamais vue, juste entendue ! Tu rêves d’une vie autrement, pour bercer nos bébés d’argents… |
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Honneur a toi, artiste… Transforment quelques incantations, Anonyme et glaiser colombin En œuvre chaude et sensuelle ! Triangulaire saccades de doigts délicats, Fuselés, agiles, experts, exactes, Vigoureux colombin, qu’un poète malsain, Imagine comme un sex, érigé par mes soins. Roulé, cajolé, malaxé et même esquiché, Pour en chasser les bulles… Bulles de volupté ? Et sous mes doigts de fée, le voici, droit, gros et humide, Orchestrant l’unisson de mes passions, Je fantasme subjugué par mes gémissements… A me satelliser, sur la plus haute orbite. Œuvre de pure fiction, Accouchement d’artiste ? Du rêve a la réalité… Quel désenchantement !
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A quoi ça sert de chercher perfection ! Moi je me sens à l’envers De regarder ce monde de travers Fatiguer de sauter dans la flaque… D’avoir mon cœur en vrac… Moi je cherche que des sentiments profonds… Pour n'avoir que visions du bonheur! Laisse moi me coller à ton cœur… Je ne suis que peur en moi… De savoir que c’est toi… De connaître par cœur ton visage… Alors comme parfait n’existe pas… Attend que blessures s’effacent… Juste pour avoir que tes bras qui m’enlacent…
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Blog mis à jour le 24/07/2008 à 07:25:44
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