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Non pas sur la bouche Même si c'est louche Puisque ma langue A le goût de ta vertu De ton honneur perdu Non pas sur les lèvres Même si j'en rêve Même si je tremble Et bien que mon coeur soit nu Mon âme est revêtue De pudeur et d'impudence Sans te faire offense Mieux n'vaut pas tenter sa chance Rien ne dure Au dessus de la ceinture Non pas sur la bouche Même sous la douche Même si c'est dure Je te mordrai c'est promis Tous les coups sont permis Non pas sur les lèvres Même pas en rêve A cent pour sûre Ou tu mangeras ton pain gris Mon coeur est endurci Ne tire pas sur l'ambulance Garde la potence Plus rien n'a plus d'importance Rien ne dure Au dessus de la ceinture Non pas sur la bouche Je sais je touche le fond du lac Le temps des cerises est mort Le diable est dans le corps Non pas sur les lèvres Non c'est pas mièvre C'est pas le trac Mais je préfére me donner crue Sans revers ni refus Rendons nous à l'évidence Tout est cuit d'avance Mieux n'vaut pas tenter sa chance Rien ne dure Au dessus de la ceinture Non pas sur la bouche Je sais c'est louche Puisque ma peau A l'odeur de ton odeur Au dehors il fait chaud Non pas sur les lèvres Jamais de trève Et pas d'assaut Le bonheur est dans la pente Entre le sol et le ventre Entre l'oubli et l'oubli Même l'oiseau du paradis Joue plutôt jeux interdits Rien ne dure Au dessus de la ceinture. (Chanson d'Elodie Frégé) |
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Vous me dites, Monsieur, que j'ai mauvaise mine, Qu'avec cette vie que je mène, je me ruine, Que l'on ne gagne rien à trop se prodiguer, Vous me dites enfin que je suis fatigué. Oui je suis fatigué, Monsieur, et je m'en flatte. J'ai tout de fatigué, la voix, le coeur, la rate, Je m'endors épuisé, je me réveille las, Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m'en soucie pas. Ou quand je m'en soucie, je me ridiculise. La fatigue souvent n'est qu'une vantardise. On n'est jamais aussi fatigué qu'on le croit ! Et quand cela serait, n'en a-t-on pas le droit ? Je ne vous parle pas des sombres lassitudes, Qu'on a lorsque le corps harassé d'habitude, N'a plus pour se mouvoir que de pâles raisons... Lorsqu'on a fait de soi son unique horizon... Lorsqu'on a rien à perdre, à vaincre, ou à défendre... Cette fatigue-là est mauvaise à entendre ; Elle fait le front lourd, l'oeil morne, le dos rond. Et vous donne l'aspect d'un vivant moribond... Mais se sentir plier sous le poids formidable Des vies dont un beau jour on s'est fait responsable, Savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains, Savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain, Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source, Aider une existence à continuer sa course, Et pour cela se battre à s'en user le coeur... Cette fatigue-là, Monsieur, c'est du bonheur. Et sûr qu'à chaque pas, à chaque assaut qu'on livre, On va aider un être à vivre ou à survivre ; Et sûr qu'on est le port et la route et le quai, Où prendrait-on le droit d'être trop fatigué ? Ceux qui font de leur vie une belle aventure, Marquant chaque victoire, en creux, sur la figure, Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus Parmi tant d'autres creux il passe inaperçu. La fatigue, Monsieur, c'est un prix toujours juste, C'est le prix d'une journée d'efforts et de luttes. C'est le prix d'un labeur, d'un mur ou d'un exploit, Non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit. C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie, C'est la preuve, Monsieur, qu'on marche avec la vie. Quand je rentre la nuit et que ma maison dort, J'écoute mes sommeils, et là, je me sens fort ; Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance, Et ma fatigue alors est une récompense. Et vous me conseillez d'aller me reposer ! Mais si j'acceptais là, ce que vous me proposez, Si j'abandonnais à votre douce intrigue... Mais je mourrais, Monsieur, tristement... de fatigue. (Texte de Robert Lamoureux) |
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J'ai attrappé un coup de soleil, Un coup d'amour, un coup d'je t'aime J'sais pas comment, il faut qu'j'me rappelle Si c'est un rêve, t'es super beau J'dors plus la nuit, j'fais des voyages Sur des bateaux qui font naufrages J'te vois tout nu sur du satin Et j'en dors plus, viens m'voir demain Mais tu n'es pas là, et si je rêve tant pis Quand tu t'en vas j'dors plus la nuit Mais tu n'es pas là, et tu sais, j'ai envie d'aller là-bas Le fenêtre en face et d'visiter ton paradis. J'mets tes photos dans mes chansons Et des voiliers dans ma maison J'voulais m'tirer, mais j'me tire plus J'vis à l'envers, j'aime plus ma rue, J'avais cent ans, j'me r'connais plus J'aime plus les gens depuis qu'j't'ai vue J'veux plus rêver, j'voudrais qu'tu viennes Me faire voler, me faire je t'aime. Ça y est, c'est sûr, faut qu'j'me décide J'vais faire le mur et j'tombe dans l'vide J'sais qu'tu m'attends près d'la fontaine J't'ai vu descendre d'un arc-en-ciel Je m'jette à l'eau des pluies d'été J'fais du bateau dans mon quartier Il fait très beau, on peut ramer La mer est calme, on peut s'tirer (chanson de Richard Cocciante) |
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Quand tu es près de moi, Cette chambre n'a plus de parois, Mais des arbres oui, des arbres infinis, Et quand tu es tellement près de moi, C'est comme si ce plafond-là, Il n'existait plus, je vois le ciel penché sur nous... qui restons ainsi, Abandonnés tout comme si, Il n'y avait plus rien, non plus rien d'autre au monde, J'entends l'harmonica... mais on dirait un orgue, Qui chante pour toi et pour moi, Là-haut dans le ciel infini, Et pour toi, et pour moi Quando sei qui con me Questa stanza non ha piu pareti Ma alberi, alberi infiniti E quando tu sei vicino a me Questo soffitto, viola, no Non esiste più, e vedo il cielo sopra a noi Che restiamo quì, abbandonati come se Non ci fosse più niente più niente al mondo, Suona l'armonica, mi sembra un organo Che canta per te e per me Su nell'immensità del cielo E per te e per me. mmmhhhhhhhh Et pour toi, et pour moi. mmmhhhhhhhh (chanson de Carla BRUNI) |
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Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux Puisqu'on est fou, puisqu'on est seuls Puisqu'ils sont si nombreux Même la morale parle pour eux J'aimerais quand même te dire Tout ce que j'ai pu écrire Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux. Je n'avais pas vu que tu portais des chaînes À trop vouloir te regarder, J'en oubliais les miennes On rêvait de Venise et de liberté J'aimerais quand même te dire Tout ce que j'ai pu écrire C'est ton sourire qui me l'a dicté. Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves Tu viendras toujours du côté Où le soleil se lève Et si malgré ça j'arrive à t'oublier J'aimerais quand même te dire Tout ce que j'ai pu écrire Aura longtemps le parfum des regrets. Mais puisqu'on ne vivra jamais tous les deux Puisqu'on est fou, puisqu'on est seuls Puisqu'ils sont si nombreux Même la morale parle pour eux J'aimerais quand même te dire Tout ce que j'ai pu écrire Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux. (chanson de Francis CABREL) |
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Blog mis à jour le 24/07/2008 à 07:28:15
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