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Liens \ Textes
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Chaque jour, Je vis une histoire, Un autre visage, Chaque jour, Je prends mes bagages, Une robe, une fleur, Et je pars en voyage, Chaque nuit, c'est un nouveau rêve, Des nuages et un jardin, Des fleurs, de toutes les couleurs, Et une nouvelle odeur, D'une soirée de Noël, D'un sapin, D'une autre maison, Au centre du jardin, Chaque nuit, Je fais l'appelle, On s'amuse, On discute, on se dispute et on s'agresse, Et puis, on se caresse, On se touche le visage, Et puis les mains, On s'apprête au matin, On range nos bagages, Et on commence un autre voyage, Chaque matin, Je me réveille, et il disparaît.
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Le train, long, si long, Longue ligne qui serpente entre les paysages, vient de quitter la gare de Bruges. Je sais qu'il va passer devant la prison de Bruges... Hommes? Femmes? Je ne vois rien, rien, sinon des cours grillagées, des murs gigantesques, implacables, des miradors qui me font frissonner, penser à d'autres miradors, des fossés remplis d'eau, puis des maisons, pas loin, parmi les arbres... Des jardins et des maisons... Et soudain, j'ai honte ! Honte de compliquer les choses, honte de mon orgueil, oui, que valent mes réticences face à cette privation de liberté? Certes... On peut me rétorquer que ceux qui sont là... Y sont pour quelque chose... Mais c'est une décision tellement lourde de priver un homme ou une femme de sa liberté, Un homme ou une femme qui pour des raisons diverses N'a pas saisi N'a pas compris S'est mis au ban de la société Vol dol viol Drame mort Gravité Et tandis que je roule vers un moment de bonheur sans nom, Pourtant mélangé d'interrogations, de doutes, de questionnements, d'élans vers la paix intérieure, de regrets, de chagrins, de révoltes et d'attendrissements et puis, tout simplement, de petits plaisirs... Je me dis que l'essentiel est ailleurs A côté de la misère humaine. Et pourtant, la mer est là, qui m'attend, avec ce vent qui lave en profondeur, décape, remue et me laisse assommée sur le sable d'une dune... Avec ce rendez-vous secret de moi et moi seule connu, là-bas, dans une allée en son habit de printemps. Mais au retour, la prison de Bruges Est toujours là...
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Envolé par millier notre lien et nos mots et nos silences..; je vis dans l'absence mais le manque m'a quitté. Désormais, mais que croire? Je doute sans douter. Mes lettres sans réponses...Je pensais la vivre cette belle histoire parce qu'elle me faisait croire en la vie, en l’amour, malgré les distances et malgré ton absence. Je garde tout dans ma mémoire..... Je retrace notre histoire belle et dérisoire..... Avec mon effaceur tracer ton coeur dans le mien... D'un lien devenu incertain
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Une banane Des fruits secs Dans mon panier Zut ! La diablesse ! Elle mange un croissant Une couque au beurre Tout ça sans moi Pour sa nouba gelée "Ne la laisse pas tomber Elle est si fragile Etre une femme libérée Tu sais c'est pas si facile..." Et moi je bois Du thé Encore du thé Toujours du thé Au caramel Au beurre Aux roses d'Orient Je mange des scampis Fleurant bon les épices Et le piment Et tout cet ail De très haute cuisine Je cueille l'ylang-ylang Ramasse les fleurs fanées Tire les draps du lit Saisis tous les coussins M'empare de tout ce bruit Et saute dans le 49 Le 49 Le Mettewie La place la rue le long trajet Bruxelles transversale Tant de détours Et de folies Tout ça pour quatre sacs De cristaux hyacinthe Car la couleur ! Car la couleur et le mouvement Un Deux Trois Quatre Musique moderne Sacs du marché Lignes de tram Grandes surfaces La vie toute nue Et c'est l'amour Dans toute sa miséricorde ! "Nous ne sommes pas des anges..." Peut-être... "Mais arrêtez de nous diaboliser..." OK d'accord; On arrête Et c'est parti, Demain on mange des scampis !
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Mourir c'est attendre l'autre, de l'autre côté des eaux sombres et obscures. Voir mourir un Amour, c'est rester sur le rivage devant les eaux sombres et obscures et se demander, où se trouve l'horizon. Tu as été mon horizon, mon jour, ma nuit, mes quatre saisons, mon étoile solaire, ma chaleur dans le froid. Comme la rosée qui s'évapore, lorsque le soleil brille, c'est un peu de mon essence qui s'enfuie avec ton départ. L'Amour entre deux êtres, c'est la fusion et la séparation, c'est le passé du on, d'un Nous. Un avenir toujours plus sombre, pour l'une que pour l'autre, c'est la règle des opposés qui s'impose. Ceci est comme un testament, le testament d'un cœur qui saigne et qui crie, dans sa nuit. Je t’offre ce que nous fûmes. Je te laisse, les bons moments, nos meilleurs souvenirs et j'emporte avec moi, mes négligences. Partir sur la pointe des pieds et me retourner pour te voir courir vers ce renouveau, qui déclenche tes sourires, qui fait s'emballer ton cœur. Je te regarde une dernière fois et dans ce champ fleuri de ton bonheur retrouvé, je baisse les yeux, pour ne pas te voir ramasser ses brassées de fleurs d'amour...Qui ne sont plus les miennes.
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Blog mis à jour le 11/10/2008 à 16:48:57
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