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Elle est venue au monde Sans cérémonial Elle a surpris son monde En ce jour très spécial... J’étais déjà Maman J’allais être belle-mère Elle m’a faite Grand-maman En douce et en mystère… Quand je t’ai vue si frêle Si chétive, et si belle Mon cœur s’est enflammé Pour toute l’éternité... Tu as germé, en douce Dans le corps de ta Mère Mais ta jolie frimousse A brisé ses barrières Et quand à ton Papa Il ne s’en remet pas D’avoir, grâce à toi Vaincu son désarroi… Nous fêterons j’espère Beaucoup d’anniversaire Avec Papi, Mamie Ton Parrain, ta Marraine Tu seras pour la vie Nôtre plus jolie Reine... Merci d’avoir choisi Ce beau jour ma Chérie... MILADY
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Il était une fois, un tout petit crayon Qui concourait surtout à l’ébauche de brouillons. Cerné par les stylos, il n’avait pas bonne mine, Car ils le méprisaient, le trouvaient trop vulgaire . Pourtant , on le sollicitait plus que les billes fines Et dans ces moments là, il était le plus fier… Sans moi que feriez vous de cette page blanche? Songeait-il souvent pendant les longs dimanches. Qui broderait pour vous tous ces jolis mots doux? Qui encore croquerait vos dessins les plus fous? Mais quand l’inspiration, brusquement vous tenaille, Faites très attention à ma mine qui se taille. J’étais grand, j’étais fort, mais beaucoup de travail A fini par user mon corps et mes entrailles. Mais le petit crayon porte un troublant secret… Ses regards souvent s’attardent sur le carnet, Espérant y croiser ceux de sa jolie page. Il n’ose se l’avouer, il est fou amoureux Elle n’est pas insensible, et lui fait les doux yeux Leur impossible amour les force à être sages… Pourtant, ça le démange, de caresser son corps, De courir sur ses lignes, d’affleurer son vélin Et puis de bas en haut, croquer mots et dessins, Souligner son désir, oser tous les transports, Et suspendre le temps, un instant dans l’espace Pour un sublime échange, oser une dédicace… Hélas, songeait encore le crayon de papier, Ho ma douce, mon aimée, j’appréhende le pire, Car si, par mégarde, je devais te noircir Aussitôt par le maître, tu serais répudiée. Alors je me retiens, pas de notes, ni grimoire; Je resterai muet, pour ma douce merveille Espérant chaque jour, de ne jamais la voir Froissée et chiffonnée au fond de la corbeille… MILADY
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Il était une fois un petit cerf-volant Qui adorait planer, voltiger dans le vent Il était gracieux, fragile, rayonnant La superbe réplique d’un très beau goéland… Un jour qu’il naviguait à travers les nuages Il vit apparaître, une mouette au doux plumage Son cœur tout aussitôt partit à l’abordage Mais il fût stoppé net par les rudes cordages Aussi le lendemain, il brisa ses ficelles Monta la retrouver tout là-haut dans le ciel Au détour d’un nuage, elle était là, sereine Elle lui offrit son aile, il s’y blottit sans peine… Si vôtre cœur est pur, vôtre âme pleine d’espoir Peut-être pourrez vous un jour les entrevoir La jolie mouette blanche et son beau cerf-volant Illuminant de feu, le bleu du firmament. Si la chance vous sourit, quand vous lèverez les yeux Surtout n’omettez pas de faire un joli vœu… MILADY
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La brume s'est levée, En ce matin endimanché. Le ciel, tout doucement Nuance les couleurs du temps. Mes pas me guident, le long de ce sentier, Qui serpente et ondule à travers la forêt. Mes sens en émoi, s'enivrent sans limite, De nuances flamboyantes, d'odeurs insolites. L'astre, d'ordinaire bouillonnant Revêt son manteau ambré, Abandonnant pour un temps Ses parures de printemps et d'été. Blottie dans mon épais chandail, Le souffle blanc, le nez rougi, Les yeux humides, l'âme ravie, Je flâne, comblée, les cheveux en bataille. J'aime ces matinées d'automne, Lorsque la nature frissonne. Quand tout autour n'est que murmure, Que silencieusement, chaque créature Se prépare pour la grande froidure...
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Je brame au fond des bois, je pleure, je désespère Car d’abjects chasseurs assassinent mes frères… Tapi dans la forêt, enveloppé de brume, Mon cœur lacéré répand son amertume… Les images brûlantes me harcèlent, me hantent Ce beau matin d’automne, à l’aube flamboyante Nous étions rassemblés heureux et insouciants Biches, cerfs, daguets, beau troupeau triomphant… Puis ils sont arrivés éclaboussant de rage Escortés de leurs chiens, assoiffés de carnage Assiégeant ma forêt de hurlements de cors Enivrés de violence, de fureur et de mort… Tout se passa très vite, affolé, éperdu Le feu dans les poumons, j’ai couru, j’ai couru. L’instinct de survivance me commandait de fuir Je me suis arrêté, tout prêt de défaillir … Quand la fureur des hommes s’est enfin apaisée J’ai osé revenir, sur les lieux dévastés Espérant retrouver un ou deux survivants Mais hélas plus rien, que des traces de sang… MILADY
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Blog mis à jour le 12/10/2008 à 01:46:45
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