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C'est la lente découverte de l'autre, Il faut d'abord apprécier son esprit, Sa façon de penser qui n'est pas la nôtre, Deviner ses tristesses toujours bien à l'abri, Puis le petit geste habituel qui nous attendrit, Ce mouvement de tête lorsqu'elle est attentive, Et ses yeux étonnés lorsqu'elle n'a pas compris, C'est d'abord tout ça qui rend l'union évolutive. Ensuite vient la découverte de ce corps désiré, La patience pour en connaitre chaque bosse ou creux, Le goût spécial de chaque partie de peau explorée, Avec délicatesse c'est cela qui nous rend heureux. Alors le besoin à plus de volupté devient pressant, Et les caresses plus audacieuses suivent naturellement, Le désir de l'un assouvi avec celui de l'autre en gémissant, Fait de cet union des corps un état de grâce éternellement.  |
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Aimer est-il un art ? Est-ce réservé à une minorité ? Faut-il avoir gagné un droit, ou bien y être invité ? J'avais trouvé en toi mon monde d'amour, Mais je m'étais fourvoyée comme toujours. J'ai aimé, mais cet élan n'était pas partagé, Ma vie était à la tienne engagée, Je ne voyais aucun lendemain sans ta chaleur, Tu étais tout ce qui faisait mon bonheur. Pourtant je reste à toi attachée, même sans espoir, Je sais que jamais on ne pourra se revoir, Mais je continue à caresser avec nostalgie, Tous ces souvenirs qui ont traversé ma vie avec magie. Je n'oublie rien de ta tendresse, Toi qui m'as révélée grâce à tes caresses, Toi qui m'as permis d'atteindre l'union des corps, Je chéris ce souvenir chaque jour comme un trésor. ♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣ ♤♣
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l'image n'est pas de moi. |
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Autrefois, il y a trés longtemps de cela, quand le soleil et la lune ne brillaient pas encore dans le ciel et quand le monde se résumait à une brume verdâtre de la forêt vierge, les Esprits se réunirent pour élire leur roi. Aprés d'interminables conciliabules, ils hésitèrent entre le fort Ntogini, l'habile Ndoga-gin, et le sage Mguri-mgori. Un Esprit insignifiant et faible nommé Impisi s'adressa alors à toute l'assemblée : "Choisissons pour roi celui d'entre nous qui réussira l'exploit le plus remarquable. " Tous les Esprits furent d'accord. Le fort et courageux Ntogini se leva et, d'un seul geste de la main, dissipa la brume verd‚tre de la forêt. Le vif et adroit Ndoga-gin fit, lui aussi, un geste de la main et créa la Terre. Le sage Mguri-mgori étendit ses bras sur la Terre et, aussitôt, la forêt se mit à pousser, les ruisseaux et les rivières à couler, les lacs à se remplir d'eau. Sur ce, le robuste Ntogini gonfla ses joues et souffla. Il arracha tous les arbres de la forêt, en engendrant vents et tempêtes. Ndoga-gin réunit tous les Esprits morts depuis les origines du Temps pour les suspendre dans le ciel, créant ainsi la Lune et les étoiles. Mguri-mgori prit l'un de ses yeux et le lança haut dans le ciel, où il se transforma en Soleil. Ensuite, Ntogini créa les nuages, Ndoga-gin la pluie et Mguri-mgori l'éclair. Peu à peu, la Terre acquit son apparence définitive, seuls les hommes y manquaient. Alors, le faible et insignifiant Esprit Impisi se présenta à nouveau devant la grande assemblée et dit : "Les trois dieux sont en vérité trés puissants, mais il semble que Mguri-mgori soit tout de même le plus fort d'entre eux. Faisons-en notre roi s'il parvient à créer des êtres semblables à nous, les Esprits. " Tous les Esprits acceptérent la proposition d'Impisi. Mguri-mgori leur fit ses adieux et se retira dans un lieu connu de lui seul. Il resta absent trés longtemps, se montrant discret à son retour sur ce qu'il avait fait pendant sa retraite. Il se contenta de dire : "Je vais créer des êtres semblables à nous. Je leur accorderai le privilége de régner sur tout ce qui se trouve sur la Terre, mais ils auront deux devoirs : celui de nous obéir, à nous, les dieux et les Esprits, et celui de se laver tous les jours dans l'eau fraîche et courante pour que leurs pensées soient pures. " Aprés avoir manifesté bruyamment leur enthousiasme, les Esprits l'élurent roi. Seul le fort Ntogini en fut mécontent, car il jalousait Mguri-mgori. Il souffla de toutes ses forces et une tornade terrible dévasta la Terre. Les fleuves sortirent de leurs lits pour inonder les terres. Lorsque la tornade s'apaisa et que les fleuves retrouvérent leur cours habituel, des marécages s'étendaient un peu partout. Et voilà que les hommes se mirent à sortir de toute cette boue. Comme ils sont issus des marécages, leur peau est noire, mais comme ils se baignent tous les jours dans l'eau cristalline des riviéres, leurs pensées sont d'une blancheur éclatante. |
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Les marais Topé-tope ne sont pas comme les autres. Aucune végétation ne couvre leur surface, aucun poisson, aucun crocodile ne vivent dans leurs profondeurs. Leur surface luit, au contraire, d'un éclat argenté mat et leurs eaux sont mortes. Les marais Topé-tope sont saturés de sel. Autrefois, des champs fertiles et des prés verdoyants s'étendaient à la place des marais. C'était le pays de la riche tribu Ayayonga. Les Ayayonga s'étaient rendus célébres non pas par le bétail gras qu'ils élevaient, ni par les nombreuses variétés de blé qu'ils cultivaient, mais par le sel gemme qu'ils trouvaient en abondance dans leurs terres. Casser des blocs de sel n'était pas difficile. C'était plus facile, en tout cas, que cultiver le blé et élever le bétail ! Avec le sel, on pouvait tout acheter : le blé et le bétail, de magnifiques tissus, des bijoux et des armes. Ainsi, les Ayayonga abandonnaient peu à peu le travail, négligeant leurs terres et leurs bêtes, entiérement occupés à l'extraction du sel qui était la source de leurs richesses. Le puissant dieu Mguri-mgori considérait avec mécontentement l'attitude des Ayayonga. Il décida, en fin de compte, de les punir pour leur paresse. Mais auparavant, il voulait leur accorder une chance. Ainsi, un vieillard nommé Bakomba dont le pére avait été jadis puissant sorcier, se leva au cours d'une cérémonie pour s'adresser au peuple ayayonga : "Ecoutez-moi, hommes ayayonga ! Je suis Bakomba, votre congénère, fils d'un grand sorcier ! " Lorsque l'assistance se tut, Bakomba poursuivit : "Je suis assez vieux, hommes, pour me permettre de vous parler comme le puissant Mguri-mgori me l'a ordonné. Le puissant dieu est en colère contre vous, car vous négligez votre bétail et ne cultivez plus votre terre. Vous ne faites qu'extraire le sel et amasser les richesses, oubliant vos dieux, y compris le grand Mguri-mgori. Vous n'avez même pas de sorcier ! " Bakomba n'eut pas le temps de finir. Les hommes se jetèrent sur lui et l'accusèrent de convoitise et d'ambition. Persuadés que Bakomba voulait devenir sorcier pour vivre à leurs dépens, les Ayayonga décidèrent de s'en débarrasser. Un homme proposa : "Il est avide de notre sel, de nos pierres argentées. Alors, donnons-lui-en ! " Sur ce, les hommes attachérent le pauvre vieillard à un arbre et le lapidèrent avec des blocs de sel. Avant de mourir, Bakomba S'écria : "Le puissant Mguri-mgori vous regarde et son oeil affligé détruira votre arrogante richesse ! " A peine eut-il prononcé ces paroles que le ciel se couvrit de lourds nuages noirs qui commencèrent à déverser des trombes d'eau sur la terre. Dans son affliction, Mguri-mgori inonda de ses larmes le pays des Ayayonga, faisant fondre leur richesse, le sel. Lorsque le soleil brilla à nouveau dans le ciel, il ne restait rien de la tribu ayayonga, de ses champs et pâturages, de ses mines de sel. A leur place s'étendaient à perte de vue des marais salés, marais qu'on appelle Topé-tope, "Larmes salées ". |
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Blog mis à jour le 12/10/2008 à 01:33:46
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