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Impression : Extraordinaire
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Impression : Extraordinaire
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Je me dévoile tout doucement ce soir Je laisse tomber devant toi ce voile noir Qui couvrait mes épaules, ma poitrine Tu me regardes tu me trouves sublime Ton regard me dévore ne me quitte pas J’avance vers toi timide, et à petit pas Te regardant bien au fond dans les yeux Et puis tendrement je me prends au jeu Je laisse soudain tout tomber à tes pieds Même si je me sentais par toi épiée Mais ravie et fière de cette mise à nue De ne plus être ce soir une détenue De mes angoisses d’antan de mes peurs Puis dans tes bras je me blottit, je pleure Soulagée de t’avoir montré mon cœur Désormais plus rien ne me fera peur
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Impression : Extraordinaire
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Qui étais-tu? C’était un retour de vacances Je revenais d’Espagne Un voyage de nuit Le retour sur Liége Je devais avoir 19 ans J’étais seule dans mon compartiment Lors d’un arrêt, tu es entrée Vers moi tu as regardé Tu croyais que je dormais En fait, je simulais Tu as enlevé ta robe Il faisait sombre J’ai deviné ton corps Je ne voyais que ton dos Tu t’es allongée sur l’autre couchette Par le léger drap, tu étais recouverte. Au rythme des légères secousses du train Tu t’es mise à parcourir ton corps de ta main Je devinais tes caresses de plus en plus précises A celles ci, tu semblais soumise Tu as deviné que je dormais pas Sans doute, tu le savais déjà Tu t’es levée Près de moi, tu t’es allongée Il faisait chaud, il faisait lourd Sans un mot, nous avons fait l’amour J’ai du être maladroite Pour moi, c’était la première fois Nous sommes restées allongées Sans se parler, juste se regarder Le haut parleur annonce l’arrivée en gare C’est le moment de ton départ Sur mes lèvres, tu déposes un baiser Tu te presses de te rhabiller Le train s’arrête Seule je reste Qui étais-tu ? Jamais je ne l’ai su Parfois, je me mets à rêver De cette rencontre insensée.
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Impression : Extraordinaire
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