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Poèmes FRANK - 770362 

MISERICORE



A ma Grand-Mère
(17/04/1915-9/11/2007)


Je ne peux pas, je ne veux plus
Te voir partir à petits pas
Je ne peux plus, je ne veux pas
Et voir la Mort te grimper d’ssus

J’ai plus envie de les voir, les autres, les plus vieux
Ceux qui s’balancent sans fin, avec des mélopées
A vous glacer les veines, à vous donner des suées
Qui vous demandent grâce, rien qu’en ouvrant les yeux.

Je ne peux pas, je ne veux plus
Te voir partir à petits pas
Je ne peux plus, je ne veux pas
Et voir la Mort te grimper d’ssus

J’ai plus envie d’l’entendre, la dame patronnesse
Qui vient tous les Sam’dis livrer sa compassion
Qu’elle dégueule aux oreilles de ces âmes en pension
Et qui repart, légère, comme on sort d’à confesse

Je ne peux pas, je ne veux plus
Te voir partir à petits pas
Je ne peux plus, je ne veux pas
Et voir la Mort te grimper d’ssus

J’ai plus envie d’sentir ton petit corps tremblant
Quand je te sers si fort contre mon cœur qui bat
Quand ton parfum me ment alors que t'as si froid
Et que, pour pas chialer, je fais aussi semblant.

Je ne peux pas, je ne veux plus
Te voir partir à petits pas
Je ne peux plus, je ne veux pas
Et voir la Mort te grimper d’ssus

J’ai plus envie d’savoir que tu m'reconnais plus
Alors je continue à te dire nos souv’nirs
Et à te répéter que tu vas pas partir…
Et la voir, jusqu'au bout, la Mort te grimper d’ssus…




vendredi 9 novembre 2007
15:36

Oeuvre originale
Auteur : Frank Vassal

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Poèmes Ptitange - 908884 

Sois mon urgence ....




Bouscule mes émotions
Dépossède-moi de ce contrôle


Mon urgence se veut libre
Tu sais la provoquer
Sans enfreindre mes lois
Débordement d'émois
Emportement de toi
Embrasement de moi


Besoin des mots pour exister
Besoin de toi pour les créer


Bouscule ma raison
Apprivoise mes envies
De devenir l'objet
Du désir de tes nuits


Mon urgence est pour toi
De si grands pas vers toi
Chavirent tous mes sens
A en perdre l'innocence
De mes mots qui souscrivent
A l'attente des tiens


Bouscule mes émotions
Possède-moi
Frôle-moi
Engeôle-moi
Dans tes mots










lundi 29 mai 2006
00:16

Oeuvre originale
Auteur : Ptitange

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Poèmes Ptitange - 908884 

Voile de nuit




Prends le voile de la nuit
Pour estomper ces bruits
Aux sources de l'infini
Tu trouveras ta vie

Suis le bien ce destin
Qui te mène au chemin
Des aurores nouvelles
De celles qui rendent belle

Lis bien toutes ses lettres
T'as besoin de son être
Pour créer de tes mots
L'envie de cet écho






dimanche 28 mai 2006
23:43

Oeuvre originale
Auteur : Ptitange

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Poèmes -démi°°°° - 731109

ne sont jamais deux fois semblables


on a brisé les lattes du plancher
où un couple ératique posait les pieds
un petit clown défiguré
riait de ce mariage ridicule
d'une vie autrement enviable
Deux yeux, deux baisers,deux aimés
ne sont jamais deux fois semblables

L'homme, la femme se sont retrouvés
ivres d'attitude, de plénitude
Jeunes fous vos rêves prendront fin
douleurs dessinées par manque de caresse
sourires effacés par manque de tendresse
Les jours sont mauvais
si vous oubliez le grand feu
aveugles vous serez
en cherchant à produire
en continuant à reproduire
des gestes, des mots égalisés.

lundi 22 mai 2006
23:58

Oeuvre originale
Auteur : M.H.

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Poèmes -démi°°°° - 731109

elle n'est plus là.


elle n'est plus là

la femme au tablier surveille la vie
le spectacle du quotidien joue son éternel refrain
une fillette aussi légère qu'un petit pois
Les yeux délavés de bleu
sautille sur le canapé crevé
le silence à de ressort

j'ai suivi l'allée de glycines, rue si longue
les pierres noyées de fleurs, de verdure
laissent s'égoutter les pétales
l'ombre, le soleil, leur vie apparente

elle n'est plus là

faut-il oublier qu'elle était là
à crier "Mais essuyez vous donc les pieds!"
à nous voir gambader dans le jardin
à imaginer vagabonder, compter fleurettes
ou becqueter aux framboisiers
"Vous allez me faire mourir!"
pensez donc aux fées sur terre

J'ai longé le long sentier
où trônait une vieille balancelle
pas très loin des saignées de fraisiers
une à une sensible sous l'ombrelle
Les souvenirs, émotions sensibles
remontent m'étreignent la gorge

"Et je vois encore tes pas...
Quand j'y retourne
maman tu es toujours là!"

lundi 22 mai 2006
23:42

Oeuvre originale
Auteur : M.H.

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