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J’ai rencontré un beau pinson ! Il chantait juste sa chanson Et s’envolant comme un canon S’est assommé comme un couillon Pauvre oiseau comme une cloche Restait sonné c’était trop moche J’en ai profité mes amis Pour faire des photos de lui. Il est resté là sur ma botte Et moi conquise comme une sotte Pensez-vous qu’il m’en voudra Pour avoir fait ces photos-là ? Je l’ai remis sur une branche Pour pouvoir lui donner sa chance Récupérer et s’envoler Sans par un chat se faire manger. Il a repris tous ses esprits Le rythme normal de sa vie Je vois passer plein de pinsons Comment savoir quel est le bon ? Dans tous les cas ce pinson-là Pour la postérité est là Il fera attention c’est sûr A ne plus heurter la voiture. En fait à ce moment décrit Ce pinson courait un jupon Moralité pour un jupon Le pinson a risqué sa vie !
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Un petit comprimé, blanc bleu rose ou bien vert Que l'on prend pour dormir le soir avec un verre. Mais son nom de baptême met la tête à l'envers, Ceux qui l'on inventé devaient être pervers. Dis-moi petit cachet, me feras tu dormir La ou tes concurrents n'ont pas pu réussir ? Je m'allonge gentiment, un livre dans les mains En pensant pouvoir lire les mots jusqu'au matin. Mais le petit cachet semble lire mes pensées, Il ne doit pas aimer les livres que j'adore. Et les lettres des mots se trouvent mélangées, Et mes idées s'emmêlent encore et encore. Mais le sommeil qui suit n'est pas celui du rêve. Si le petit cachet a bien joué son rôle, M'abattant tel l'arbre que l'on prive de sève, Le réveil a un goût qui n'est pas des plus drôle. Un sentiment d'ivresse et la langue pâteuse, Une fatigue intense, une mine piteuse. Maudit petit cachet à la couleur bonbon, Tu caches bien ton jeu, mais tu es un poison.
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Je voudrais tant pour toi, faire au moins un miracle Comme décrocher la lune sans consulter l’oracle. Déplacer les montagnes pour ouvrir le chemin Qui puisse laisser ton coeur se rapprocher du mien. Je pourrais même pour toi, en quatre me partager Pour être juste un peu plus, présente dans tes pensées. Je pourrais sur le sable dessiner nos deux coeurs Pour confier à la vague notre image du bonheur. Je pourrais même graver le tronc de l’olivier De nos deux initiales tendrement enlacées, Juste pour laisser la trace de nos amours passés Quand nous ne serons plus, là pour les raconter. Je veux juste avec toi, pour les quelques années Que la vie voudra bien gentiment nous donner, Ne penser qu’une chose, seulement à nous aimer Pour pouvoir oublier nos douleurs passées.
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C'est un coin d'paradis mon palier Niçois Avec commodités comme ils disaient jadis. Ça t'chang'ras du périph et des toits de Paris, Je te laisse en otage un concierge à la noix. Tu trouv'ras tout sur place, t'as pas à t'inquiéter, Et si tu ne trouves pas, demande l'interrupteur. Mais, si il te propose un hamac grande largeur Pour bien te reposer, il faudra te méfier. C'est qu'il n'en à pas l'air mais il doit fantasmer De s'envoyer en l'air sans toucher le plancher. Moi je vais me chercher un chien des Pyrénées, Avec son bidon d'rhum attaché au collier. Je vais me mettre au vert, loin des bruits du quartier Y a-t-il quelque part un prince pour m'héberger ? J'ai besoin de dormir dans un lit préchauffé Et les mauvais souv'nirs, je dois les oublier.
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