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Nouvelles xiane - 381776 

Tel père, tel fils ...


Il s’appelait Gérard ; son fils, Justin.
Je fis leur connaissance pendant mes vacances d’été, une année, au Maroc.
Gérard n’était pas très grand et était plutôt rond et chauve.
Justin n’avait que six ans, mais on pouvait déjà se rendre compte que, plus tard, il ne serait pas très grand, et qu’il serait plutôt rond ; et chauve.
Gérard était toujours souriant. Justin aussi. Mais cela ne me les rendait pas plus sympathiques pour autant.
Vous souvenez-vous de certaines nouvelles, obsessionnelles, de Ray Bradbury, situées géographiquement en Amérique du Sud, et dans lesquelles la beauté du squelette et l’envie de gommer toute graisse superflue sur le squelette revenaient de façon récurrente ? Ces nouvelles m’ont marquées et à cause d’elles j’ai toujours éprouvé un certain plaisir à regarder une ossature fine et un profond dégoût à voir qui que ce soit bâfrer de façon écœurante.
Gérard mangeait beaucoup. C’était d’ailleurs son principal centre d’intérêt ; et également sa plus grande angoisse en ce qui concernait l’appétit ou l’éventuel, bien qu’improbable, manque d’appétit de son fils : « Justin, tu ne manges pas ... qu’est-ce que tu as ? mange de la viande, mange des légumes, mange des gâteaux, fini ton assiette, prends des forces ... » et comme cela tous les jours, et trois fois par jour. Lorsque Justin nous rejoignait enfin à table, alors que nous avions commencé à déjeuner depuis longtemps, ses assiettes débordaient de spaghettis, de boulettes de viande, de sauce tomate et de gruyère râpé. Il avait à peine fini son assiettée qu’il repartait chercher du fromage, de la soupe, des gâteaux ... sous l’œil inquiet de son père qui trouvait toujours que Justin ne mangeait pas suffisamment : « Justin, tu ne manges pas ... qu’est-ce que tu as ? ... » ; ce que Justin n’arrivait pas à terminer était avalé par son père qui lui-même s’était octroyé des portions gigantesques. Nous partagions la même table qu’eux et regardions, effarés, les capacités de Justin à engloutir n’importe quoi. Nous avions même un peu peur qu’il soit malade à table ...
Gérard avait une cinquantaine d’années. Il avait divorcé d’avec la mère de Justin plusieurs années auparavant et ne pouvait profiter de son fils que pendant quelques week-ends par an ainsi que pendant les vacances. Il angoissait en permanence et avait peur que son fils s’ennuie, qu’il tombe malade, et qu’il soit moins heureux avec lui qu’avec sa mère. Il interrogeait donc continuellement le gamin et on entendait régulièrement « Justin, tu es heureux avec ton père, n’est-ce pas ? n’est-ce pas Justin que tu préfères être avec ton père qu’avec ta mère ? on s’amuse mieux entre hommes, hein mon Justin ? ».
Justin se laissait aimer et souriait toujours ...
Comme il avait environ six ans, il avait commencé à perdre quelques unes de ses dents de lait et son sourire en pâtissait. Il en pâtissait d’autant plus que Justin était grimacier et qu’il passait son temps à se raconter des histoires : il aimait particulièrement celle de "la belle au bois dormant" et quand il s’en racontait des passages, on avait davantage l’impression qu’il s’agissait d’un film de guerre que d’un dessin animé de Walt Disney ... Ses grimaces et son sourire me faisaient un peu peur.
Il était petit pour son âge, joufflu, un peu rougeaud, le cheveu ras et rare, et ses mains, petites et larges, avaient des doigts larges et très courts, surtout le pouce qui ressemblait à une petite spatule. Je n’aimais pas le regarder car il me répugnait, particulièrement quand il s’empiffrait.
A notre table, il y avait également deux petites filles, à peine plus âgées que lui, qui déjeunaient raisonnablement et plutôt peu que trop. Elles étaient adorables, bien élevées, fines et menues, et habillées de façon ravissante. J’ai toujours préféré les petites filles ... de toute façon.
Les mères des deux petites filles essayaient de temps en temps de prendre Gérard en aparté et de lui faire comprendre qu’il n’était pas nécessaire d’inciter Justin à manger autant que cela, que si cela continuait, soit Justin risquait d’être malade, soit il finirait par devenir un gros petit garçon ...
Gérard avait toujours une bonne raison pour expliquer et excuser l’appétit de son fils ; d’abord, Justin tenait de lui qui avait bon appétit, ensuite, ils faisaient tous les deux énormément de sport et il fallait que son fils ait des forces pour le tennis, la natation, les promenades ... et tout ce qu’il lui imposait tout au long de la journée.
Justin pendant ce temps-là continuait à se raconter "la belle au bois dormant", toujours avec force grimaces, en continuant de vider des assiettées de frites et de spaghettis.
Lorsque le gamin était attablé devant son assiette, il était hors de question de le voir quitter la table, sauf pour aller la remplir à nouveau ; une fois, par exemple, le gamin se rendit compte qu’il avait oublié de prendre une cuillère à soupe, et plutôt que de se lever de table, il me demanda d’aller lui en chercher une ... Il aurait fallu également que je l’aide à couper sa viande, car son père était trop occupé lui-même à vider ses assiettes, et nous, bien sûr, avec le peu que l’on mangeait, on avait tout le temps de les aider à remplir leurs assiettes ou à les vider en leur apportant ce qui leur manquait.
Plus Gérard et Justin mangeaient, moins je remplissais mes plats, moins je passais de temps à me nourrir, et plus je passais de temps à les regarder s’empiffrer, tout en écoutant Gérard dire à Justin : "Justin, tu n’as pas pris de viande ! il faut que tu manges de la viande, tu en as besoin ! Justin, mange de la viande, mange des légumes, mange du fromage, mange des gâteaux ..." ; j’en attrapais des indigestions.
Vous pourriez me demander pourquoi je ne changeais pas de table, mais les deux petites filles et leurs mères étaient tellement adorables qu’à cause d’elles, je restais.
Puis les vacances se sont terminées et chacun est rentré chez soi : mes petites amies à Bruxelles et Gérard et Justin en région Parisienne. J’avais eu plaisir à laisser mes coordonnées à mes petites amies belges, mais je ne le fis pas pour Gérard et son fils. Ils ne m’avaient intéressée pendant le temps de mes vacances qu’en ce qui concerne le côté ethnologique, mais je n’avais pas envie de revoir ce gros homme laid qui aimait de plus étaler ses soi-disant énormes possibilités financières.
Pourtant, j’ai eu un fantasme à leur égard : je les ai vus tels des ogres, entourés d’énormes monceaux de nourriture, et j’ai rêvé qu’à force de se forcer à manger et de forcer son fils à manger, Gérard pourrait bien mourir un jour de suralimentation dans son petit pavillon de banlieue et qu’à ce moment là, il risquait fort d’être mangé à son tour par son charmant bambin lorsque celui-ci aurait réussi à engloutir tout le reste.

x.l.

samedi 27 septembre 2008
08:24

Oeuvre originale
Auteur : xiane

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Poèmes lysandra - 1562562

ISABELLE


Isabelle

Pourquoi tu nous as fait ca ??
Pourquoi tu es partie ainsi sans prévenir ??
Pourquoi tu n’es pas venue me voir ??
Pourquoi ??Pourquoi ?? Pourquoi ??

Isabelle
Je comprends ton geste
Je comprends ta douleur
Je comprends ta souffrance
Je comprends ton besoin de paix

Isabelle
Jamais je ne t’oublierais
Jamais je ne laisserais ton fils
Jamais je ne te pardonnerais
Jamais je ne te condamnerais

Isabelle
Repose enfin en paix


lundi 8 septembre 2008
21:00

Oeuvre originale
Auteur : moi

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Poèmes PerfecT_FrIenD - 1099926 

le jour de ton mariage....


Pardonnez-moi,Je n'arrive pas à être content comme eux.

Je n'aurais jamais pensé que je serais là comme invité.

J'était venu pour vous félicitez,je ne sais pas pourquoi!!!

Juste pour te voir et te dire adieu....

Je n'arrivais pas à sécher mes larmes ce jour-là!

Pourquoi le temps est-arrivé à a nous séparer??Pourquoi dis-moi??

Laseul chose qui me console et m'a fais quitté ta fête de mariage en silence ...

C'esr le sourire que j'ai vue dans teux yeux,Disant bue le passé et déja bien mort...!!

SI je meurs avant toi,tu dois contuni de vive

(histoir de mon passé et resumé dans ce petite texte....) et merci

vendredi 27 juin 2008
21:54

Auteur : hatimou

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Poèmes Ultimate One - 1131184 

Ta Fantaisie



mercredi 18 juin 2008
18:05

Oeuvre originale

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Poèmes Ultimate One - 1131184 

Aurélie



mercredi 18 juin 2008
17:41

Oeuvre originale
Auteur : Myriam

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Blog mis à jour le 12/10/2008 à 23:29:38



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