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Poèmes arwen - 2258363 

Les épines de la vie


Les épines de la vie

Tout n’est pas sans douleur dans une vie,
Il est des jours où l’on voudrait que tout s’arrête,
Où tout marche à contre-sens de nos envies,
Notre quotidien est sombre, et demain nous inquiète.

Les amis nous ont désertés, les amours s’en sont allés,
On se retrouve seul chaque jour à revivre les souvenirs.
Alors on rêve, on imagine une ombre, une odeur aimée,
Un pas, c’est peut-être lui, c’est peut-être elle, on va ouvrir.

Notre imagination nous joue des tours, car il n’y a personne,
Seul ce silence glacial, prélude de notre mort, répond présent,
On se heurte à ces murs de solitude, où l’irréel foisonne,
Et on se tourne vers le ciel, la lune et les étoiles vers leur effet apaisant.

Au jardin on cueille une rose, c’est encore l’amour,
Son odeur enivrante et envoûtante est comme son baiser,
Ses pétales comme ses caresses ont la douceur du velours,
Rouge comme le sang qui coule des blessures, par les épines causées.



dimanche 17 août 2008
23:43

Oeuvre originale
Auteur : Arwen

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Poèmes samiamax - 2220701

ETRANGER DANS UNE VILLE LOINTAINE




Lorsque j’étais petit et beau
J’avais la rose pour demeure
Et les vastes mers pour sources
La rose devint blessure
Et les sources soif
- Ai-je beaucoup changé ?
- Je n’ai pas beaucoup changé
Lorsque nous reviendrons comme le vent
A notre demeure
Regarde bien mon front
Tu verras que la rose est devenue palmier
Tu verras que les sources sont devenues sueurs
Tu me retrouveras comme lorsque
J’étais petit et beau



Extrait de "Rien qu’une autre année", traduit par Abdellatif Laâbi, Les éditions de Minuit, 1983, page 56
Mahmoud Darwich



mercredi 13 août 2008
23:42

Auteur : Mahmoud Darwich

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Poèmes samiamax - 2220701

Il était là




Il était là, devant mes yeux bien en chair,
Le regardant comme si c’était la première fois;
Inerte en face de lui dans un voyage imaginaire,
Qui faisait tourner le monde autour de moi.


S’approchant de moi avec le même regard,
Armé de ce sourire dévoilant ses dents blanches,
Je demeurais à le regarder avec des yeux hagards
Car son retour fut telle une subite avalanche

Je me taisais devant cette rencontre magique
Qui me transporta quelques instants dans un rêve
Puis un baiser se déposa sur mes lèvres flegmatiques
Pour me réanimer et me dire que ce n’est pas un rêve


Voulant parler, dire un mot pour tuer le silence
Seules les larmes coulèrent chaudement sur mes joues
Les larmes pour ce mal de sa longue absence
Et puis nos lèvres se sont unies dans un baiser fou

Par Samia Nasr

vendredi 8 août 2008
21:32

Oeuvre originale
Auteur : Samia Nasr

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Poèmes samiamax - 2220701

A celle qui est voilée




Tu me parles du fond d'un rêve
Comme une âme parle aux vivants.
Comme l'écume de la grève,
Ta robe flotte dans les vents.
Je suis l'algue des flots sans nombre,
Le captif du destin vainqueur ;
Je suis celui que toute l'ombre
Couvre sans éteindre son cœur.
Mon esprit ressemble à cette île,
Et mon sort à cet océan ;
Et je suis l'habitant tranquille
De la foudre et de l'ouragan.
Je suis le proscrit qui se voile,
Qui songe, et chante, loin du bruit,
Avec la chouette et l'étoile,
La sombre chanson de la nuit.
Toi, n'es-tu pas, comme moi-même,
Flambeau dans ce monde âpre et vil,
Ame, c'est-à-dire problème,
Et femme, c'est-à-dire exil ?
Sors du nuage, ombre charmante.
O fantôme, laisse-toi voir !
Sois un phare dans ma tourmente,
Sois un regard dans mon ciel noir !
Cherche-moi parmi les mouettes !
Dresse un rayon sur mon récif,
Et, dans mes profondeurs muettes,
La blancheur de l'ange pensif !
Sois l'aile qui passe et se mêle
Aux grandes vagues en courroux.
Oh, viens ! Tu dois être bien belle,
Car ton chant lointain est bien doux ;
Car la nuit engendre l'aurore ;
C'est peut-être une loi des cieux
Que mon noir destin fasse éclore
Ton sourire mystérieux !
Dans ce ténébreux monde où j'erre,
Nous devons nous apercevoir,
Toi, toute faite de lumière,
Moi, tout composé de devoir !
Tu me dis de loin que tu m'aimes,
Et que, la nuit, à l'horizon,
Tu viens voir sur les grèves blêmes
Le spectre blanc de ma maison.
Là, méditant sous le grand dôme,
Près du flot sans trêve agité,
Surprise de trouver l'atome
Ressemblant à l'immensité,
Tu compares, sans me connaître,
L'onde à l'homme, l'ombre au banni,
Ma lampe étoilant ma fenêtre
A l'astre étoilant l'infini !
Parfois, comme au fond d'une tombe,
Je te sens sur mon front fatal,
Bouche de l'Inconnu d'où tombe
Le pur baiser de l'Idéal.
A ton souffle, vers Dieu poussées,
Je sens en moi, douce frayeur,
Frissonner toutes mes pensées,
Feuilles de l'arbre intérieur.
Mais tu ne veux pas qu'on te voie ;
Tu viens et tu fuis tour à tour ;
Tu ne veux pas te nommer joie,
Ayant dit : Je m'appelle amour.
Oh ! Fais un pas de plus ! Viens, entre,
Si nul devoir ne le défend ;
Viens voir mon âme dans son antre,
L'esprit lion, le cœur enfant ;
Viens voir le désert où j'habite
Seul sous mon plafond effrayant ;
Sois l'ange chez le cénobite,
Sois la clarté chez le voyant.
Change en perles dans mes décombres
Toutes mes gouttes de sueur !
Viens poser sur mes œuvres sombres
Ton doigt d'où sort une lueur !
Du bord des sinistres ravines
Du rêve et de la vision,
J'entrevois les choses divines… -
Complète l'apparition !
Viens voir le songeur qui s'enflamme
A mesure qu'il se détruit,
Et, de jour en jour, dans son âme
A plus de mort et moins de nuit !
Viens ! Viens dans ma brume hagarde,
Où naît la foi, d'où l'esprit sort,
Où confusément je regarde
Les formes obscures du sort.
Tout s'éclaire aux lueurs funèbres ;
Dieu, pour le penseur attristé,
Ouvre toujours dans les ténèbres
De brusques gouffres de clarté.
Avant d'être sur cette terre,
Je sens que jadis j'ai plané ;
J'étais l'archange solitaire,
Et mon malheur, c'est d'être né.
Sur mon âme, qui fut colombe,
Viens, toi qui des cieux as le sceau.
Quelquefois une plume tombe
Sur le cadavre d'un oiseau.
Oui, mon malheur irréparable,
C'est de pendre aux deux éléments,
C'est d'avoir en moi, misérable,
De la fange et des firmaments !
Hélas ! Hélas ! C’est d'être un homme ;
C'est de songer que j'étais beau,
D'ignorer comment je me nomme,
D'être un ciel et d'être un tombeau !
C'est d'être un forçat qui promène
Son vil labeur sous le ciel bleu ;
C'est de porter la hotte humaine
Où j'avais vos ailes, mon Dieu !
C'est de traîner de la matière ;
C'est d'être plein, moi, fils du jour,
De la terre du cimetière,



vendredi 8 août 2008
21:24

Auteur : Victor HUGO (1802-1885)

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Poèmes samiamax - 2220701

La fenêtre fermée, la chambre est triste




La fenêtre de ma chambre est bien fermée
Seule, et triste ce soir sans mon bien-aimé
Mais, il y a longtemps que je m’en passais
Depuis qu’il est parti dans ce froid pays
Mais ce soir, le plafond voulant me noyer
Avec ces trombes d’eau sur les murs glacés

Ce soir, tout est plus triste que coutume
J’eus mal à la tête de cette horloge de brume
Qui sonne minuit et gronde dan mes oreilles
Me rappelant d’avoir laisser passer le temps
Sans profiter de la vie et ses beaux instants
D’avoir aussi éteint le feu de mes entrailles

Ce soir, mon drap et mon oreiller ont froid
Il leurs manquent la chaleur de mon beau roi
Toute la chambre cherche sa douce présence
Me reprochant de m'en fuir de son histoire
Mais ce soir, il est revenu dans ma mémoire
Et je ressens bien le mal de son absence

La fenêtre de ma chambre est bien fermée
Seule, et triste ce soir sans mon bien-aimé
Mais, il y a longtemps que je m’en passais
Depuis qu’il est parti dans ce froid pays
Mais ce soir, ma chambre je l’ai bien noyé
De mes larmes inondant mon visage lassé

Par Samia Nasr

jeudi 7 août 2008
04:48

Oeuvre originale
Auteur : Par Samia Nasr

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