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Textes \ Poèmes

Du temps(2)


Il a failli se casser les reins contre la montre. Depuis qu'il s'est découvert enfant, il a toujours revé d'avoir la chance de contempler un jour le cadran luisant le jour et scintillant la nuit, sur lequel se déplacent des aiguilles pour chronométrer son souffle, l'adapter au rythme du temps qui court à pieds nus, qui s'éparpille sur le désert comme le souvenir dans la mare des oublis.Au révéil, et c'était un jour de fête,la maman lui met une montre en plastique. Un mensonge , il le sait tout enfant. mais quand même, il avait cette chance de regarder le temps figé, mort....Partout il y a des montres mais personnes ne compte le temps.

Il a failli se casser le crâne contre la montre.Comme une vrille, les sirènes perforent l'os du temps, secouent le crâne, forcent les nerfs à s'adapter au rythme de la danse des loups. Les sirènes d'ambulance, les sirènes de guerre, toutes les alertes qui crèvent le coeur et alourdissent les secondes.Paix,! où es-tu? vient calmer ces sirènes et nourrire les âmes afin que se cicatrisent les blessures du temps qui s'en va fou comme le vent.

Il a failli se casser le bras contre la montre.Beau gosse encore! à la fleur de l'âge aux muscles mis en valeur, , la poitrine bombée, il étale sa perte au marché des supplices, pour s'acheter un rayon de miel, un rayon de soleil. Il vend tout ce qu'il posséde pour s'acheter une chimère."_ Quoi?... des chimères? mais il y en a partout!!" s'est-il dit en se réveillant en sursaut. La chimère est à l'origine du monde.Le monde en enfante pour perdurer le temps.Mais le temps s'en va, dans ses déhanchées de troubadour, à la recherche d'une source d'eau...Le temps est une impossible évasion.

vendredi 11 janvier 2008
17:23

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Textes \ Poèmes

Elle saigne


Elle se laisse emporter
sur la surface du temps,
tapis brodé de toutes les couleurs
ternies au soleil des attentes bredouilles.
Le sourire qui masque sa douleur
ne cache plus ses déboirs
et les peines de tous les jours.
Elle se vend jusqu'au sang
jusqu'au flétrissement de ses rêves
jusqu'à l'épuisement de ses forces
jusqu'à la chute de son corps
dévalant les murs sans ombres.
En elle,
un miroir sans reflet,
une mémoire qui survit
Aux blessures toujours plus profondes.

jeudi 25 octobre 2007
04:10

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Auteur : Unpoeme

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Textes \ Poèmes

Un passante


Tu ruisselles de Safran
dévalant les traits de ton visage.
Le Khol aux senteurs de la pierre
sèche tes larmes
pour que naissent tes joies
sur ta main qui valse
aux rythmes des amours lointains,
flamboie le hénné
aux couleurs de ton ombre
aux odeurs de l'ambre.
Quel poème embaumera ton regard
qui s'enfuit derrière un miroire?

lundi 9 avril 2007
16:55

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Auteur : Unpoeme

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Les jours s'évaporent


La rosée des matins
séche au soleil hivernal,
le nuage s'effrite
pan aprés pan, s'éparpille,
feuille d'un cahier d'écolier
déchiré, emporté par le vent.
Le mot déserte la page,
viole la marge des silences,
s'envole souffle d'air
touffe de laine égarée dans le vide.
le mot ne fait plus le poids
d'un sou rouillé,
à esquiver le vent
entre deux pierres
coincé dans la faille.
Le nuage fond
le mot se meurt
quand , à sa naissance
s'èvaporent les jours
rêves partis en éclats,
Délirs puis cauchemars,
L'idée refuse de germer,
Le verbe impossible refuse les combats.
et les jours s'évaporent
N'en reste même pas la couleur
l'automne au soleil d'été
se nourrit de l'hiver,
dévide le printemps de la sève
se proclame unique saison
pour tous les jours.
Et les jours s'évaporent...

dimanche 8 avril 2007
17:53

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Textes \ Poèmes

Le grain de sel


Et tu fonds,
pour évaporer ton existence
Au feu de mes sens,
mot d'humour
explorant les vagues
pour arroser notre aimance
d'un goût
trop délicieux pour être amer.
Et tu fonds,
en parcourant mon corps,
eau de mer,
sueur aux soleils ardents de la vie
caressant le sable des rives lointaines,
souvenir qu'efface l'écume des rivières
sur la surface des eaux.
Tu répands nos désirs
qui fondent pour chatouiller nos humeurs
arc-en-ciel aux couleurs enlaçant les aires.
Tu sais comment ranimer les amours
quand l'obscurité,
au passage des vents,
se ramasse sur son ombre,
intimidée par la lueur du jour.
Et tu fonds,
oeil pleurant l'absence,
larme dégoulinant le charme
de nos corps flétris,
de nos corps ridés,
de nos corps vidés,
sauf d'un mot salé
saupoudré sur la face
des moments d'éternels silences.

dimanche 8 avril 2007
17:46

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Blog mis à jour le 07/09/2008 à 09:19:13



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