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Viens atterrir Sur ce tracet de peines Fin écheveau Guidant mes pas A l’avènement De la nuit chaque soir Viens atterrir O ! Sagesse Quoiqu’inffranchissable Est l’épreuve Inévitable est la chute Je refuse de tomber Car au fond de cette nuit Gît une lueur Je n’aime pas qu’on lui ôte La vie Viens plonger cette âme Tremblant de peur Dans la tiédeur des nuages Dans la fraîcheur des océans Dans l’ombre de ces murs Fissurés lézardés Mais ancestralement debout Face aux temps ravageurs Aux tempêtes de tous les temps Viens atterrir sagesse L’étoile du soir ne laisse jamais La nuit entière.
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Il a failli se casser les reins contre la montre. Depuis qu'il s'est découvert enfant, il a toujours revé d'avoir la chance de contempler un jour le cadran luisant le jour et scintillant la nuit, sur lequel se déplacent des aiguilles pour chronométrer son souffle, l'adapter au rythme du temps qui court à pieds nus, qui s'éparpille sur le désert comme le souvenir dans la mare des oublis.Au révéil, et c'était un jour de fête,la maman lui met une montre en plastique. Un mensonge , il le sait tout enfant. mais quand même, il avait cette chance de regarder le temps figé, mort....Partout il y a des montres mais personnes ne compte le temps. Il a failli se casser le crâne contre la montre.Comme une vrille, les sirènes perforent l'os du temps, secouent le crâne, forcent les nerfs à s'adapter au rythme de la danse des loups. Les sirènes d'ambulance, les sirènes de guerre, toutes les alertes qui crèvent le coeur et alourdissent les secondes.Paix,! où es-tu? vient calmer ces sirènes et nourrire les âmes afin que se cicatrisent les blessures du temps qui s'en va fou comme le vent. Il a failli se casser le bras contre la montre.Beau gosse encore! à la fleur de l'âge aux muscles mis en valeur, , la poitrine bombée, il étale sa perte au marché des supplices, pour s'acheter un rayon de miel, un rayon de soleil. Il vend tout ce qu'il posséde pour s'acheter une chimère."_ Quoi?... des chimères? mais il y en a partout!!" s'est-il dit en se réveillant en sursaut. La chimère est à l'origine du monde.Le monde en enfante pour perdurer le temps.Mais le temps s'en va, dans ses déhanchées de troubadour, à la recherche d'une source d'eau...Le temps est une impossible évasion. |
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Elle se laisse emporter sur la surface du temps, tapis brodé de toutes les couleurs ternies au soleil des attentes bredouilles. Le sourire qui masque sa douleur ne cache plus ses déboirs et les peines de tous les jours. Elle se vend jusqu'au sang jusqu'au flétrissement de ses rêves jusqu'à l'épuisement de ses forces jusqu'à la chute de son corps dévalant les murs sans ombres. En elle, un miroir sans reflet, une mémoire qui survit Aux blessures toujours plus profondes. |
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Tu ruisselles de Safran dévalant les traits de ton visage. Le Khol aux senteurs de la pierre sèche tes larmes pour que naissent tes joies sur ta main qui valse aux rythmes des amours lointains, flamboie le hénné aux couleurs de ton ombre aux odeurs de l'ambre. Quel poème embaumera ton regard qui s'enfuit derrière un miroire? |
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La rosée des matins séche au soleil hivernal, le nuage s'effrite pan aprés pan, s'éparpille, feuille d'un cahier d'écolier déchiré, emporté par le vent. Le mot déserte la page, viole la marge des silences, s'envole souffle d'air touffe de laine égarée dans le vide. le mot ne fait plus le poids d'un sou rouillé, à esquiver le vent entre deux pierres coincé dans la faille. Le nuage fond le mot se meurt quand , à sa naissance s'èvaporent les jours rêves partis en éclats, Délirs puis cauchemars, L'idée refuse de germer, Le verbe impossible refuse les combats. et les jours s'évaporent N'en reste même pas la couleur l'automne au soleil d'été se nourrit de l'hiver, dévide le printemps de la sève se proclame unique saison pour tous les jours. Et les jours s'évaporent...
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Blog mis à jour le 06/10/2008 à 23:04:00
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