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Tu trahis le regard Accroché à ton passage, Rêve ailé Germe d'espoir. Tu t'effrites Touffe de laine Emportée par les vents Qui te tracent un parcours, Brûlée par le soleil Qui t'esquisse un destin Chameau, tu deviens Tu fais rire les enfants Puis cheval Puis fantôme Puis rien. Le secret des ondulations Qui balisent ton chemin T'emporte loin Au large d'un azur _ Que dire, au moins?_ Calme et serein |
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Hmad, au bord du désastre, Voilé de son turban, Scrute le nuage noir En quête d’un horizon clément. Hmad voit la rivière Déborder et quitter son lit Comme dans un rêve macabre Envahir les champs et la forêt Emporter les arbres et les denrées S’emparer de ce qui fut sa fierté Son seul champ Sa seule propriété Legs d’un lointain passé. Hmad regarde la vague S’abattre sur ces carrés cultivés De luzerne ou de blé D’orge ou de navets Les engloutir et les affaiblir Puis les emporter et s’évaporer. Hmad s’en détourne Puis s’en va… Puis revient, Puis s’en va,… Y a plus rien ! Y auras plus rien après !! Hmad se voit se débattre Contre vents et marais Contre les rudes intempéries : La sécheresse qu’il espère oublier, La pluie nourricière, Qui n’est jusque là, Qu’un rêve évanoui Sur la face ocre Des crues inouies. Hmad tristement se relève Traîne sa détresse Sous la colère d’octobre qui tonne Puis s’en va Courir pour ne pas mourir Ou mourir pour avoir Vainement trop couru |
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Oublie! S'il te reste encore Quelque chose à oublier. Un brun de sable, Témoin du soleil, Témoin de l'infini. Oublie! S'il te reste encore Quelque chose à oublier. Un jet de lumière Dans le hasard de tes nuits Ou la goutte d'eau enfuie Dans la profondeur des puits. Oublie! S'il te reste encore Quelque chose à oublier. Le goût amer des regrets, Des espoirs ratés, Par inadvertance, Par malchance, Par indifférence, Par touts sortes de transes Qui t'invitent à oublier. Oublie donc! S'il te reste encore Quelque chose à oublier. Oublie! Oublie même Que tu as toute oublié. |
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Hmad, au bord du désastre, Voilé de son turban, Scrute le nuage noir En quête d’un horizon clément. Hmad voit la rivière Déborder et quitter son lit Comme dans un rêve macabre Envahir les champs et la forêt Emporter les arbres et les denrées S’emparer de ce qui fut sa fierté Son seul champ Sa seule propriété Legs d’un lointain passé. Hmad regarde la vague S’abattre sur ces carrés cultivés De luzerne ou de blé D’orge ou de navets Les engloutir et les affaiblir Puis les emporter et s’évaporer. Hmad s’en détourne Puis s’en va… Puis revient, Puis s’en va,… Y a plus rien ! Y auras plus rien après !! Hmad se voit se débattre Contre vents et marais Contre les rudes intempéries : La sécheresse qu’il espère oublier, La pluie nourricière, Qui n’est jusque là, Qu’un rêve évanoui Sur la face ocre Des crues inouies. Hmad tristement se relève Traîne sa détresse Sous la colère d’octobre qui tonne Puis s’en va Courir pour ne pas mourir Ou mourir pour avoir Vainement trop couru |
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Viens atterrir Sur ce tracet de peines Fin écheveau Guidant mes pas A l’avènement De la nuit chaque soir Viens atterrir O ! Sagesse Quoiqu’inffranchissable Est l’épreuve Inévitable est la chute Je refuse de tomber Car au fond de cette nuit Gît une lueur Je n’aime pas qu’on lui ôte La vie Viens plonger cette âme Tremblant de peur Dans la tiédeur des nuages Dans la fraîcheur des océans Dans l’ombre de ces murs Fissurés lézardés Mais ancestralement debout Face aux temps ravageurs Aux tempêtes de tous les temps Viens atterrir sagesse L’étoile du soir ne laisse jamais La nuit entière.
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