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Tu es assis là sur le sable d'une plage La marée te roule et te mouille Le soleil te sèche Le vent t'emporte et te laisse tomber Tu tiens ta place de grain de sable Une multitude sur la grande plage Et toi avec Tu nais Tu vis Tu fais des enfants Tu travailles pour eux Pour les autres Contre les autres Tu aimes Tu hais, Tu te bats Tu es heureux,malheureux Et tout à coup Suspendu entre le vent La marée et le soleil Suspendu,immobile Abandonné,tout seul Un instant,un éclair Tu ne fais plus parti du décors L'énorme prodigieux tourbillon Qui entraine tout depuis des millénaires Jusqu'au fond des milliards d'éternités Du fond des milliards d'éspaces Jusqu'au fond des milliards d'infinis Milliards de milliards de multiples créatures En mouvement Atomes Cellules Individus Etoiles Galaxies Univers Tout en vient et tout y va Et toi avec Où? Naitre,vivre,mourir pourquoi?pourquoi?pourquoi? Ce n'est pas toi qui répondra Ni moi non plus d'ailleurs Mais sans éspoir de réponse Si tu ne cries pas la question Alors tu n'es rien Je ne suis rien Nous ne serons qu'un rien dans le tout. |
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Si je disais que je n'ai plus de désirs Que je suis lové en moi comme une bête Qui a mal Je ne suis plus présent au monde Mais réfugié dans ma mémoire Où je me nourris de tes senteurs De la douceur de ta peau De la grâce de tes cheveux De la fermeté de ta chair De la ligne si douce de ton dos Je te prends comme on viole Et je t'embrasse comme une enfant Mais nous ne sommes pas éveillés L'essence de la vérité nous échappe Car le désir éclipse l'amour Il est le miroir de notre rage de vivre Nous sommes des acteurs aveugles Tatonnants dans le noir à la recherche de l'autre Qui nous donnera la lumière Chaque obstacle nous déchire d'avantage Et notre douleur devient notre pain quotidien Et lorsque enfin nous nous trouvons Hagards,épérdus et déboussolés C'est pour nous déchirer d'avantage D'avoir trop rêvé,trop ésperé De ne plus nous reconnaitre Et de découvrir notre affreuse solitude à deux. Tu n'as jamais céssé d'être en moi Ton image est inscrite dans mes cellules Et ta vie rythme ma vie Je crois que le déstin nous avait résérvé cette rencontre Pour découvrir cette dimension nouvelle Où le mythe d'EVE née de la cote d'ADAM Est ce symbole d'une vérité profonde Les pièces du puzzle qui manquent au monde Pour être UN sont en nous Mais il s'agit d'aller au delà de la joie des corps Au delà du plaisir,de la tendresse,de la beauté Bref,au delà de toute passion Pour pénètrer dans cette zone si étrange Qui n'a pas de nom Qui est dépassement des facultés et des sens Au delà éxiste un univers que nous n'approchons Que par intuition,par illumination rare Ici la sensation et l'intelligence s'éffacent Devant les lois et les forces déployés dans leur immanence Ici est le haut et le bas L'origine et la fin Je t'aime assez pour te dire:voici ma folie Tout oser tout tenter pour briser les barrières Qui m'isolent de ton royaume Est ce soutenable? A t on le droit d'y associer un autre rêve? Une telle communion est elle possible à deux? L'échec ne vient il pas parceque toujours L'épreuve a été solitaire? Il y a des moments où je voudrais oublier Cette conscience insensée Qui veut m'arracher aux plaisirs paisibles A la douceur du soir Aux confidences chuchotées Aux lumières tamisées Qui ont la lueur heureuse des foyers rassurants Désormais,je sais que jamais je ne renoncerai Ni l'ambition,ni le pouvoir Ni la richesse,ni la gloire N'ont de sens à mes yeux, Toi seule et ton sourire pourraient me fasciner Pour que nous allions cacher le plaisir d'être ensemble Au delà de toute entrave Au delà de toute passion Voici,mariés ma folie et mon amour Inéxtricablement je t'attends Pour me noyer en toi,mourir en toi Dans un ràle qui éxhale ma difficulté de vivre.
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j'ai découvert ces rêves fous l'espace vide à l'infini le bruits des souvenirs qui crapahutent le vent calme et puis plus rien Rien absolument plus rien comme si le monde avait choisi cet instant pour montrer son immensité sa simplicité, sa complexité ce néant, ce vide si plein j'ai retiré mes lunettes noires pour mieux voir ces rêves bleus je suis restée inondée d'espoir avec la sensation de n'être nulle part nulle part et partout à la fois cette sensation d'être unique et cent mille à la fois Peu m'importait ce paradoxe j'aurais voulu saisir une âme écouter avec plaisir la mélodie qui allait peu à peu balayer ma douleur dans ce monde qui est le mien où plus rien ne me convient me reste alors à oublier à effacer sans regretter parce que mon histoire dit qu'il faut atteindre une limite parce que mon destin était de me dérober de partir de refuser de perdurer dans une relation qui ne peut que désespérer qui sans cesse me dictait les règles de ma vie les règles à respecter, les difficultés à traverser les bonnes paroles à prêcher quel est donc ce jour où j'ai stoppé cet instant où j'ai coincé quel traumatisme quelle défaite amère quelle illusion ou même victoire mal comprise ce fait de moi, ô pouvoirs occultes faire sauter ces carcans qu'ils soient de cuir ou d'énergies tel le sphinx il me faut renaître pour construire en vrai une légende une histoire vraie et personnelle
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J’avais cru voir dans ses yeux une étincelle de bonheur lorsqu’elle perçu dans mes cheveux mon foulard aux vives couleurs. Et quand elle avait supplié, je décidai de sacrifier, ce précieux petit bout de soie, pour le remettre dans ses doigts. Mais grande fut ma déception quand je vis son exaltation à négocier si durement ce que mon cœur aimait vraiment. J’ai appris par cette leçon à dépasser mon horizon. Que ce qui ravissait mes sens, avait l’amour pour essence. Ulapuv |
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Elle est là la chaussée dite des naufrageurs Triste réputation, cimetière des bateaux Qui éclataient leurs flans aux récifs de la peur Avant que tout la haut le phare scintille sur l’eau Dans mes rêves lointains, je suis au bout du monde, Dans un phare marin, sans personne à la ronde. Isolée tel l’ermite, dans un monde qui s’agite, Qui court et va trop vite, vers une fin sans limites. J’en ai fait ma maison, un nid pour ma passion Mon chemin d’évasion, véritable trait d’union D’un pied planté en terre et l’autre dans la mer C’est mon dernier repaire, que nul ne s’y ingère. Mon phare est plus qu’un phare, jamais il ne s’égare Véritable étendard que vaillamment je barre Menant au droit chemin tous les vaisseaux marins Par mon œil malin je protége leurs destins. Les récifs maléfiques n’ont plus rien de tragiques Sous l’éclair fantastique de mon œil magnétique. Mais je rêve qu’un jour tel un galion bien lourd La mer qui m’entoure m’entraîne dans sa cour. Tout comme Christophe Colomb, cherchant le nouveau monde Au delà de sa tombe, qu’il éclaire ma pénombre, Que je puisse profiter des moindres alizés, Tel une aventurière, cherchant sa destinée.
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Blog mis à jour le 05/12/2008 à 17:01:22
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