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Unpoeme - 1836125
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Poèmes

Le nuage


Tu trahis le regard
Accroché à ton passage,
Rêve ailé
Germe d'espoir.


Tu t'effrites
Touffe de laine
Emportée par les vents
Qui te tracent un parcours,
Brûlée par le soleil
Qui t'esquisse un destin


Chameau, tu deviens
Tu fais rire les enfants
Puis cheval
Puis fantôme
Puis rien.


Le secret des ondulations
Qui balisent ton chemin
T'emporte loin
Au large d'un azur
_ Que dire, au moins?_
Calme et serein

jeudi 4 décembre 2008
20:46

Oeuvre originale

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Poèmes

Guir en colère


Hmad, au bord du désastre,
Voilé de son turban,
Scrute le nuage noir
En quête d’un horizon clément.

Hmad voit la rivière
Déborder et quitter son lit
Comme dans un rêve macabre
Envahir les champs et la forêt
Emporter les arbres et les denrées
S’emparer de ce qui fut sa fierté
Son seul champ
Sa seule propriété
Legs d’un lointain passé.

Hmad regarde la vague
S’abattre sur ces carrés cultivés
De luzerne ou de blé
D’orge ou de navets
Les engloutir et les affaiblir
Puis les emporter et s’évaporer.

Hmad s’en détourne
Puis s’en va…
Puis revient,
Puis s’en va,…
Y a plus rien !
Y auras plus rien après !!

Hmad se voit se débattre
Contre vents et marais
Contre les rudes intempéries :
La sécheresse qu’il espère oublier,
La pluie nourricière,
Qui n’est jusque là,
Qu’un rêve évanoui
Sur la face ocre
Des crues inouies.

Hmad tristement se relève
Traîne sa détresse
Sous la colère d’octobre qui tonne
Puis s’en va
Courir pour ne pas mourir
Ou mourir pour avoir
Vainement trop couru

lundi 1 décembre 2008
21:30

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Poèmes

Oublie!


Oublie!
S'il te reste encore
Quelque chose à oublier.

Un brun de sable,
Témoin du soleil,
Témoin de l'infini.

Oublie!
S'il te reste encore
Quelque chose à oublier.

Un jet de lumière
Dans le hasard de tes nuits
Ou la goutte d'eau enfuie
Dans la profondeur des puits.

Oublie!
S'il te reste encore
Quelque chose à oublier.

Le goût amer des regrets,
Des espoirs ratés,
Par inadvertance,
Par malchance,
Par indifférence,
Par touts sortes de transes
Qui t'invitent à oublier.

Oublie donc!
S'il te reste encore
Quelque chose à oublier.

Oublie!
Oublie même
Que tu as toute oublié.

dimanche 23 novembre 2008
19:50

Oeuvre originale
Auteur : Unpoeme

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Poèmes

Guir en colère


Hmad, au bord du désastre,
Voilé de son turban,
Scrute le nuage noir
En quête d’un horizon clément.

Hmad voit la rivière
Déborder et quitter son lit
Comme dans un rêve macabre
Envahir les champs et la forêt
Emporter les arbres et les denrées
S’emparer de ce qui fut sa fierté
Son seul champ
Sa seule propriété
Legs d’un lointain passé.

Hmad regarde la vague
S’abattre sur ces carrés cultivés
De luzerne ou de blé
D’orge ou de navets
Les engloutir et les affaiblir
Puis les emporter et s’évaporer.

Hmad s’en détourne
Puis s’en va…
Puis revient,
Puis s’en va,…
Y a plus rien !
Y auras plus rien après !!

Hmad se voit se débattre
Contre vents et marais
Contre les rudes intempéries :
La sécheresse qu’il espère oublier,
La pluie nourricière,
Qui n’est jusque là,
Qu’un rêve évanoui
Sur la face ocre
Des crues inouies.

Hmad tristement se relève
Traîne sa détresse
Sous la colère d’octobre qui tonne
Puis s’en va
Courir pour ne pas mourir
Ou mourir pour avoir
Vainement trop couru

mardi 4 novembre 2008
21:44

Oeuvre originale

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Poèmes

La nuit n'a jamais été entière


Viens atterrir
Sur ce tracet de peines
Fin écheveau
Guidant mes pas
A l’avènement
De la nuit chaque soir


Viens atterrir
O ! Sagesse
Quoiqu’inffranchissable
Est l’épreuve
Inévitable est la chute
Je refuse de tomber
Car au fond de cette nuit
Gît une lueur
Je n’aime pas qu’on lui ôte
La vie



Viens plonger cette âme
Tremblant de peur
Dans la tiédeur des nuages
Dans la fraîcheur des océans
Dans l’ombre de ces murs
Fissurés lézardés
Mais ancestralement debout
Face aux temps ravageurs
Aux tempêtes de tous les temps


Viens atterrir sagesse
L’étoile du soir ne laisse jamais
La nuit entière.



samedi 13 septembre 2008
01:57

Oeuvre originale

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