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ma misére habite au coin de la rue ame puissante et messagére. indifferente vous éclaboussant la vue avec ses bambins , ses sans péres. du quotidien elle purge son miracle ironique , grinçant des dents elle bouffe du monsonge et se racle le palais et ses remugles en dedans. elle et son boulevard des chagrins ou son carton régne en moquette nous serre le gorge jusqu'au lendemain quand on a quelque choses dans la tete. ma mie perdra un matin la raison quand elle sentira qu'il y plus sa place etre misérable toutes saisons cette vie ne vaut rien de grace. |
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ne sens la haine que l'enfant arraché à sa mére celle qui connait à peine et qu'il ne reverra guere. ne sent l'effroi que l'homme et son été qui dans sa chaleur a froid du souvenir de ce qu'il a été. ne sent l'amertume que l'enfance dans ces jardins aux arbres qui s'enrhument et se saoulent de chagrin. ne sens la morsure que la poitrine blessée par les temps qui durent et ne font que commencer. ne sent la braise atre brulant du jour que l'ambition qui s'affaise et s'effrite pour toujours. ne sent le blaspheme que la foi limpide et pure qui se demande quand meme pourquoi les coeurs sont si durs. ne sent la chaine que le prisonnier longtemps qui lutte à perdre haleine pour echapper au temps. ne sent le sel de la larme que le joue chaude et gifflée qui a vécu sans armes et s'adopte en enflée. ne sent la haine que l'enfant arraché à sa mére celle qu'il connait à peine et qu'il ne reverra guere. |
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Lorsque je ne trouve plus mon mot Mes phrases s'en vont à la chasse Et reviennet avec ce qu'il faut Pour nous faire encore la classe. Elles éclairent à ne plus douter Sur la réalité ou le mirage De ces pauvres que la faim fait chanter De ces rassasiés qui ont pris le virage. La vérité se léche les babines et beugle A qui veut bien traire Le lait de nos destins aveugles Pour essayer d'y voir clair. Le lait est blanc de naissance Toujours et quoi qu'on y fasse La vérité s'apprend sans connaissances Et sera un matin à sa place. Lorsque je ne trouve plus mon mot Mes phrases s'en vont à la chasse Et reviennent avec ce qu'il faut Pour nous faire encore la classe.
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