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Nouvelles Artus de Oguz - 1510753 

Les survivants de l’après: Prologue.


La guerre, toujours la guerre. La fin du monde s’est déroulée plus ou moins comme nous l’avions prévu. Trop de monde. Pas assez d’espace ni de ressources. Les détails sont triviaux et inutiles. Les causes, elles, sont comme toujours purement humaines. La terre fut presque entièrement balayée de toute vie. Le grand nettoyage. Une étincelle atomique allumée par la main de l’Homme prit des proportions incontrôlables. Il pleuvait des lances de feu nucléaire. Les continents furent engloutis par les flammes sous des océans en ébullition. L’humanité avait presque disparu. Son spectre venait hanter la couche de radiation qui enveloppait la terre. Des ténèbres silencieuses allaient s’abattre sur la planète pour de longues années. Très peu survécurent au désastre. Certains eurent plus de chances que d’autres et parvinrent à se réfugier dans d’immense abris souterrains. Quand l’obscurité totale serait passée, ces abris s’ouvriraient et leur population recoloniserait la planète. En attendant, qui sait ce qu’il était arrivé à la surface à d’éventuels mais peu probables survivants…


mardi 29 juillet 2008
17:33

Oeuvre originale
Auteur : Artus de Oguz

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Nouvelles Artus de Oguz - 1510753 

Les survivants de l'après : chapitre 14


Chapitre 14 : Veni, Vidi, Vici

J’étais parti un peu précipitamment, certes, et je n’avais pas vraiment eu le temps de prendre les affaires adéquates. En fait, loin de me préoccuper pour ces quelques raisons, je constatais amusé que cet accès d’humeur avait à moitié été joué. Partir sous le coup de la colère arrangeait grandement mes plans : je n’avais pas à affronter de longues explications avec Mina, ni même avec Python ; je n’avais pas non plus de regret à avoir, sur le coup je n’avais pas de combat intérieur à mener. Et maintenant, sans équipement, je n’avais plus qu’une solution, qui allait me permettre d’obtenir le nec plus ultra dans l’art d’énucléer, éviscérer, vider ses adversaires, bref, l’art culinaire à son sommet, et ce à la place d’une pauvre carabine, au mieux une grenade chipée aux soldats du phoenix. Bref, un acte manqué dans toute sa splendeur. J’allais donc, le cœur léger, vers la villa des Corleone, qui s’étaient engagés à m’équiper pour les venger des quatre Attilas en moto. Je déchantais assez rapidement lorsque je fus agressé par une sorte de bûcheron qui n’avait jamais du connaître l’eau, d’après son odeur, même pas pour boire, puisqu’il trébucha sur une pierre, s’étala de tout son long, et se vomit dessus, pour ne plus se relever.

Devant le ridicule de l’homme, encore plus que de la situation, je fus un instant pris de pitié, avant de me souvenir qu’il s’avançait vers moi pour m’écraser la tête à mains nues. La prison se situait un peu en dehors de la ville, au sud. Il allait me falloir une bonne semaine pour atteindre à pied la villa des quatre vents, et j’allais certainement faire d’autres mauvaises rencontres. Je ramassai un bout de tuyau en fer, mais ça n’allait pas suffire. Ce qui est amusant avec ces temps de chaos, c’est que, alors qu’il est préférable de rester enfermé chez soi avec des amis et des armes, on trouve toujours un clampin dans les parages. Il suffit d’écouter attentivement, de trouver une ancienne rue un peu délabrée avec une vaste vue, pour voir débarquer un Yann le Celte ou un Dan le Barde qui peut vous renseigner sur le coin. Ce fut le cas, je trouvai facilement après un peu de recherche un paysan insouciant, bine sur l’épaule, allant bêcher je ne sais où. Il m’indiqua la présence d’un groupement humain assez proche.

« Et il y a de quoi faire des achats ?
-Oui, tu pourras trouver un Prisunic.
-Où ça ?
-Au nord du village, dans un ancien Prisunic.
-Ce que je cherche se situerait plutôt dans une ancienne armurerie.
-Il y a aussi. C’est Blingbling, le dealer du coin. Une star au village, c’est lui qui fournit tous ceux qui veulent s’amuser. Ses fournisseurs lui donnent aussi des armes, il en fait la contrebande. Mais bon, par chez nous on n’en a pas besoin. »

Le dealer n’avait pas l’air bien méchant, s’il permettait aux autres de ‘’s’amuser’’. Je me dirigeais donc vers la direction indiquée, le cœur léger, depuis que j’avais quitté la prison, et pour un certain temps après, je me sentais.. bien… Je planais dans le bonheur, tout était facile, j’étais le meilleur, et j’allais tout détruire sur mon passage. Notamment ces ridicules motards, j’allais leur faire bouffer leurs cordées de mains. J’allais ; je verrai, je vaincrai. Simple formalité.
On reconnaît facilement les groupements humains, car ce sont là où les rues sont bordées d’immondices et couvertes de déjections et ordures de toutes sortes. Les ruines abandonnées s

mardi 29 juillet 2008
17:27

Oeuvre originale
Auteur : Artus de Oguz

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lecture très prenante, j'ai bien aimé, merci à toi de me l'avoir fait partagé

Nouvelles Artus de Oguz - 1510753 

Les survivants de l'après : chapitre 15


Chapitre 15 : Citius venit periclum cum contemnitur.

Les volutes de fumée dansaient doucement devant le visage de Vassili. S'il n'avait eu cette lueur dans le regard, on eût pu croire que la cigarette se consumait entre les doigts d'un mort. Ce sont les yeux d'un homme qui peuvent nous faire croire à l'existence de l'âme. Les morts ont le regard vide. Quand la vie quitte leurs yeux, il ne reste qu'un corps, qu'advient-il alors de cette lueur ? On peine à croire qu'elle retourne au néant.

Vassili et moi avions donc décidé de faire une partie de chasse ensemble. Un problème se posa donc, puisque nous ne pouvions voyager à deux sur la moto très longtemps, surtout en cas de combat, et je le voyais mal à pied, poussant son bolide à côté de moi. Je lui proposais donc de retourner au bastion que nous avions investi avec le gang de python, près de « Notre Liberté ». Nous y avions laissé pas mal de matériel, notamment le Hummer. Plus dépités qu’autre chose, sans voir son utilité, pensant également retrouver une vie plus calme, nous avions tout laissé en plan. Après avoir bien entendu miné le terrain. La tour n’était pas loin, Vassili nous y conduit rapidement, de là je retrouvai le chemin pour notre ancienne base « le Trocadéro ». Le portail d’entrée était gardé par un cadavre, et je reconnu en me rapprochant le promoteur qui nous avait montré la place. Il avait du vouloir la récupérer, mais des nouveaux locataires avaient du lui montrer leur intention de rester. Je me rendis soudain compte de la stupidité d’avoir laissé tant de matériel de valeur à la portée de tous. Je m’approchais sans précaution, repoussais la grille, et entrais.

Quelque chose passa à coté de ma figure et vint s’écraser sur le mur derrière moi. Cela m’énerva encore plus, surtout quand, en examinant les restes du projectile, je reconnus la tête en porcelaine d’une poupée que Mina avait un jour trouvé dans des ruines ; elle y tenait beaucoup, mais n’avait pas eu le temps de la reprendre, n’étant pas vital c’était secondaire. Je regardai dans la direction d’où était venu le projectile : au milieu de la cour, autour d’un feu, trois personnages qu’on aurait directement qualifié de clochards avant la guerre. De nos jours, c’étaient juste des junkies. Un dormait par terre, les habits imbibés de bière, autant que son cerveau, un second, debout, me regardait hébété, apparemment ne comprenant pas comment il avait réussit à me rater, et le troisième, assis à coté, rigolant. Titubant, mon agresseur commença à m’insulter. Etant de fort méchante humeur, je sortis mon revolver et tirai trois coups dans sa direction. Il sursauta et tomba, émettant à terre des sons peu ragoûtants. Son compagnon assis se leva, pris un antique mauser caché dans son dos, et n’eut pas le temps de me braquer car il reçut un violent coup de pied dans le ventre. Plié sur lui-même, je lui relevais le menton du bout de mon canon. « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. » J’appuyais sur la gâchette, et un mélange peu avenant de cervelle de sang et d’os jaillit de sa nuque en même temps qu’il était projeté en arrière.

Le dormeur du val ouvrit un œil, puis affolé se leva et sembla chercher quelque chose. Je lui désignais ma première victime, qui touché au ventre, était encore conscient et avait régulièrement des spasmes, tout en râlant et crachant du sang. « Ton ami a

mardi 29 juillet 2008
17:27

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Nouvelles Artus de Oguz - 1510753 

Les survivants de l'après : chapitre 18


Chapitre 18 : Sic Transit Gloria Mundi.

Les cartes perforées d’un orgue de barbarie déployaient leur accordéon de carton et jetaient la Java Bleue aux quatre coins du parvis de Notre Dame. Des badeaux s’arrêtaient un instant devant l’instrument, balançaient un peu la tête au rythme familier puis reprenaient leur pérégrination. Les plus émoustillés par l’air métallique, ceux chez qui il venait de réveiller le souvenir d’un jour ou d’un soir, d’une belle histoire ou d’une voix oubliée, stationnaient un peu plus longtemps et déposaient une ou deux picaps dans la calebasse qu’un petit singe malicieux attaché sur le côté de la boîte à musique leur tendait avec une insistance et un regard mélancolique bien appris.

Il est difficile de savoir, à Paris, où se termine la Marne et où se poursuit la Seyne , et bien j’apprenais que c’était dans une ancienne ville appelé Charenton le Pont. C’est sans doute pour cette raison qu’il n’y a plus qu’un seul pont reliant les deux fleuves : le Pont de Charenton. Or un pont, surtout s’il est long, et encore plus s’il est le seul du quartier, est un superbe endroit pour une embuscade. Les deux extrémités des routes reliant autrefois nommé périphérique étaient bouchées par immondices, c’était de l’incitation au suicide… Pour traverser vers Charenton, il fallait donc avoir beaucoup de chance, beaucoup de munitions, beaucoup de gardes, ou faire un long détour par le quartier d’Ivry, a peine plus dévasté qu’avant la guerre, et le sud. Ou alors on pouvait tenter de passer les souterrains du métro. Mais vu que par endroit il était obstrué par des éboulements, C’était une expédition rendue difficile. Phoenix Centre était sur la rive droite , dans un ancien lieux appelé Vincennes, au nord donc de la Seyne ; toujours dans Paris, bien qu’à la périphérie, car on oublie souvent que la ville ne se réduit pas à son centre. Un des premiers actes du Phoenix avait été de prendre ce pont aux différents groupes de pillards qui s’en disputaient le racket, afin d’assurer la liaison avec ce centre de vie qui formait un confluent, fermé au Sud-est par d’immenses barricades.

Pour atteindre Créteil Soleil, je pouvais soit passer par l’axe Sud, soit retourner au centre Phoenix et passer par Nord Est. Dans les deux cas, je ne savais pas comment j’allais affronter la chose. Ne voulant pas croiser à nouveau les membres du phoenix, j’optais pour la première solution. Je passais la nuit dans une carcasse de camionnette, et, le lendemain matin, j’arrivais au bord du fleuve. Je ne sais pas si depuis la guerre, le niveau de la Marne et de la Seyne avait monté, et les résidents avaient effectué de grands travaux d’irrigation, découvrant de larges champs pleins de limon, propices à l’agriculture. La première image que j’eus fut celle d’un champ dans lequel travaillaient une dizaine de personnes. La seconde image que j’eus fut celle de trois carabines me pointant, à trois endroits différents. J’étais parti avec un Browning, pistolet le plus commun qui soit, juste afin de montrer que, sans me destiner à la guerre, je pouvais riposter. Je l’avais mis en évidence à ma ceinture, afin de dissuader les voleurs de grand chemin et de montrer aux personnes bien intentionnées que je jouais cartes sur tables. Je mis donc tranquillement mes mains sur ma tête, et je descendis vers le groupe. On me prit mon pistolet avant de m’adresser la parole.

« Qu’est-ce que tu viens faire ici ?
-Rien qui puisse vous alarmer ; je cherche juste un moyen<

mardi 29 juillet 2008
17:27

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Nouvelles Artus de Oguz - 1510753 

Les survivants d'après : châpitre 16


Chapitre 16 : Dies Irae, Dies Illa.

Nous nous reposâmes, cette nuit sera bien venue pour faire le point, réfléchir à une stratégie gagnante comme disait Edgar « Si tu veux survivre dans ce milieu hostile, prends ton flingue et tir sur tout ce qui bouge … »

Notre véhicule ayant beaucoup souffert, le moteur troué de toute part, il fallut se décider à l’abandonner. Il allait finir de rouiller là, serait tôt ou tard visité par un groupe de clochards qui arracheraient les banquettes ou les portières ; de toutes façons en sursis, il allait finir de trépasser ici, comme, à plus ou moins long terme, tous les vestiges pré-apocalyptiques. Je démontais toutefois la M2 et la cachais dans l’entrepôt, espérant un jour venir la récupérer. Vassili vida les réservoirs du Hummer dans les jerricans du coffre, puis jeta un coup d’oeil aux choppers. « Sur le réservoir du premier est écrit War. Sur l’autre Famine. J’imagine que War était celui au minigun, on fait difficilement pire en arme de guerre.

-Et pourquoi Famine pour l’autre ?

-On peut penser qu’une double décharge de son flashball chargé avec des balles en bois, à bout portant, dans l’estomac, t’empêche à jamais de manger à nouveau. A jamais, c'est-à-dire une dizaine de jours maximum. Tu avais dit que tu avais vu les inscriptions sur deux motos ?
-War et Death, il me semble. Si tu as juste en pensant que c’est leur nom de scène, il nous en manque un.
-Cherche pas, c’est Pestilence. Et là ça m’inquiète. On retourne au village attaqué. »

Il alla avant tout vérifier que nos ennemis étaient bien morts. Je le sentais inquiet. En utilisant un des choppers sans propriétaires, nous arrivâmes au village attaqué. Le dernier bâtiment retranché était en flammes. Les deux motards à terre n’avaient pas perdu leur temps. On ne retrouva pas non plus leur motos, qui devaient de toutes façons être inutilisables. Nous nous éloignâmes, et le soir, autour d’un feu de camp…
« Ils étaient pourtant certainement blessés, plus que deux. Les villageois auraient pu les terminer. Du reste, ils n’ont rien de divin, on a réussit à en tuer deux. Je me demande comment ils ont pu massacrer autant de gens et de hameaux entiers sans se faire arrêter.
-Nous en avons tué deux, mais en fait, chacun en a tué un, et dans des conditions telles qu’ils étaient désavantagé. War n’avait qu’une arme blanche, même si elle était très dangereuse et qu’il m’a fallu un quart d’heure pour lui faire apprécier la technologie russe. Dans l’entrepôt, son minigun ne passait pas, et il lui aurait fallu plusieurs secondes pour commencer à tirer s’il m’avait aperçu. En terrain découvert je n’avais aucune chance. A quatre, ils sont complémentaires, s’entraident. Un loup seul est peu dangereux, mais tu as peu de chances d’échapper à une meute. L’entraînement également fait toute la différence. La plupart des villageois assassinés sont des paysans qui ont toujours connu la violence des Ravagés, mais sont armés d’un simple fusil et d’une fourche. Ceux là sont des tueurs qui ont sans doute connu la guerre ou la folie des années qui suivirent les bombes, où, chacun sachant qu’il allait mourir, tuait son voisin pour des histoires anciennes : il y avait encore des munitions à profusion, et plus de police… Je pourrais à moi tout seul, grâce à mon entraînement militaire, et avec assez de chargeurs, tuer tous les villageois que nous avons vus.

mardi 29 juillet 2008
17:22

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Auteur : Artus de Oguz

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Blog mis à jour le 05/12/2008 à 17:28:18



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