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Je suis entré dans l'église Et je n'y ai vu personne Que le regard éteint du plâtre des statues Je connais un endroit où il n'y a rien au-dessus Je pense encore à toi. J'aurais dû me méfier des vents qui tourbillonnent De ces pierres qui taillent cachées sous l'eau qui dort De ces bouts de ruisseaux qui deviennent des ports Je pense encore à toi. On m'avait dit que tout s'efface Heureusement que le temps passe J'aurai appris qu'il faut longtemps Mais le temps passe, heureusement, heureusement. J'ai croisé le mendiant qui a perdu sa route Dans mon manteau de pluie je lui ressemble un peu Et puis j'ai ton image plantée dans les yeux Je pense encore à toi. |
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Et j'écoutais longtemps couler l'eau des fontaines Et j'écoutais le vent chanter infiniment Vagues de quiétude et de paix D'aussi loin que je me souvienne L'enfance est un immense océan Et je rêvais longues années, longue indolence Où rien ne se passe mais où rien ne s'oublie J'allais sereine et sans connaître Le moindre feu d'une absence Ce n'est qu'en te croisant Que j'ai su, j'ai compris J'attendais, j'attendais J'attendais ton regard pour expliquer enfin Le pourquoi de ces au revoir A tout ce long chemin J'attendais, j'attendais Le pays de ton corps le toucher de tes mains Ma douce boussole mon nord, Le sens à mes demains Et j'abordais les troubles rives adolescentes Les doutes, les jeux, les mauvais courants Je me souviens les coups de sang Des musiques et des mots de France Amants d'avant Y a bien des vies qu'on nourrit d'étude ou de science Destins faits d'aventures, de records ou d'argent Des vies d'écriture et de voyage Ou de rêve de puissance J'y pensais bien de temps en temps, En écoutant le vent J'attendais, j'attendais J'attendais ton regard pour expliquer enfin Le pourquoi de ces au revoir A tout ce long chemin J'attendais, j'attendais, j'attendais ton amour Ton beau ton bel amour Je l'attendais pour enfin vivre En donnant à mon tour J'attendais |
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Impression : Extraordinaire
Super ! |
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