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Je vois, dans le noir intense de tes yeux ce que je n'aurais jamais pu voir Sans que ta main enfin me guide Tout me parait clair et limpide je me noierai bien volontiers Dans une larme de bonheur, Pour y recevoir le baptême J'y laisserai glisser mon cœur Je revivrai à tes côtés Je ne pourrai plus te quitter Nous vibrerons à l'unisson Sans crainte de l'obscurité.
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Par delà la montagne qui semble inaccessible A l'homme de la rue, à l'humble troubadour Dispersant dans le vent pour la belle inconnue Ses rimes et ses vers débordant d'affection, Rayonne de tendresse et d'infini douceur Un pays de lumière, de miel d'accacia Où coule paisiblement le ru de la passion Dans un lit de violettes et de lys florentins. Pourrons-le rejoindre en surmontant l'épreuve De rejouer la roulette hasardeuse de la vie Laissant choir les principes de la sécurité Pour gravir les sommets d'un incertain amour? |
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Quand une ombre me gagne et me fait chavirer Dans les moments de doutes, A travers le néant, les démons du passé Quand les autres m’évitent en me voyant pleurer Lumière dans la nuit Tu éclaires mon âme Tu partages avec moi Le bonheur et la peine, le meilleur et le pire Peut-être un rien de gêne Me retient de te dire Que le temps d'un instant du fond de ma pensée La frontière était floue Je t’ai senti si proche, sentiments mélangés Un sourire dans tes yeux et j’ai enfin compris Qu’à jamais, nous étions, toi et moi réunis Par ce cordon sacré que l’on nomme Amitié.
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A la lisière du tourment Dans le désert de l'habitude il s'évapore de l'air du temps un sentiment mélancolique Etrange culte du nihilisme qui a chassé de nos espoirs En recouvrant de solitude La plénitude du désir. Pour en sortir, il faut dire non Au fatalisme organisé Revoir ensemble la copie Avec beaucoup plus de gaieté Adjoindre un soupçon de lumière sur les boulevards des noctambules Quand d'autres ne veulent pas bouger Ne pas faire "comme" mais "autrement". |
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Ecoute le crépitement du feu Et sens le bois qui se consume Regarde et vois dans les braises rougissantes Nos coeurs sans crainte s'y baigner Ils s'imprègnent sans gêne d'une douce chaleur. Par quel miracle, mon ange ? La foi avait vécue, La cendre était bien froide Et les intempéries pourrissaient les vertiges D'un précédent foyer. Les fils de la vie cassaient l'un après l'autre fragilisant encore ma maison de papier. Mais tu es venue, ma maison a brûlé Assainissant ainsi les regrets du passé. Les brindilles séchées au vent de la souffrance Caressées par la flamme se sont mises à rêver Entraînant les embûches dans la transe du brasier. J¿avais vécu, Je cherchais à survivre Et tu m'as fait pleinement revivre.
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