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-Je CRIE ma fureur de vivre -Je CRIE les mots interdits ceux qui dans les livres ne sont pas écrits -Je CRIE au lieu de pleurer au lieu d'implorer -Je CRIE ma fragilié dans la ronde de l'amitié -Je CRIE - la Paix -Je CRIE - l'amour -Je CRIE - la vie mais surtout Je CRIE! pour braver le temps alerter les gens que se taise le vent -Je CRIE pour qu'après une nuit la parenthèse s'ouvre à l'infini quand j'angoisse quand j'hésite entre la crainte et la révolte -JE CRIE - mon coeur -Je CRIE - ma peur -Je CRIE - ma folie mais surtout Je CRIE ! -Je CRIE mon dernier cri mon envie de vivre -Je CRIE je laisse à pleine voix, à celles qui vont suivre un écho de MOI. Voilà j'ai écrit cela il y a environ 12 ans! Mon dieu que j'étais mal!
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T’y croyais trop, petite, aux contes de ton enfance Penchée sur ton berceau ta marraine fétide A du t’en balancer de ces sorts bien sordides Elle parlait dans ses dents cette vieille pucelle Jalouse déjà, sans doutes, c’est vrai, t’étais si belle. T’y croyais trop, petite, aux contes de ton enfance. Ta mère était partie, un soir de pluie, de coups Toi : jamais de fessées, Papa a d’autres goûts Tu étais sa « Peau d’âne », à ce roi des ivrognes Qui sur tes boucles d’or frottait sa sale trogne. T’y croyais trop, petite, aux contes de ton enfance. Tu l’espérais si fort, le prince légendaire Qui devais t’enlever à ta tour de chimères. Ils sont venus à deux, le jour de tes quinze ans Dérobant dans la cave tous tes rêves d’enfant. T’y croyais trop, petite, aux contes de ton enfance Ta robe est déchirée, Cendrillon du trottoir Ta seringue-quenouille te pique chaque soir Tu embrasses en suivant, tous ces crapauds immondes T’es devenue, Princesse, la femme de tout le monde. T’y croyais trop, petite, aux contes de ton enfance. Tu regagnes à la nuit, dans cette banlieue grise Ton château de carton où le temps s’éternise Tu pleures sans faire de bruit ; elle a tes cheveux d’or Sur son livre de contes, ta petite s’endort….
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