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L'attaque du Marriott samedi est intervenue au moment où les Etats-Unis multiplient les tirs de missiles ciblant les combattants islamistes dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, à la frontière afghane. Les "frappes" n'épargnent pas les civils malgré les protestations du gouvernement pakistanais. Selon le New York Times, le président George W. Bush a autorisé secrètement en juillet les forces spéciales américaines à mener des raids terrestres dans ces régions, sans l'approbation préalable des autorités pakistanaises. Le 3 septembre dernier, des hélicoptères de combat américains, et probablement des soldats au sol, ont mené un raid contre un village. L'attaque aurait tué 15 civils, dont des femmes et des enfants, selon Islamabad. Le Pakistan a protesté au plus haut niveau contre cette opération. Selon des responsables pakistanais, des raids similaires auraient déjà eu lieu depuis 2002. Ces dernières semaines, des tirs de missiles par des drones américains ont visé quasi quotidiennement des maisons dans les zones tribales, tuant des combattants d'Al-Qaïda ou des talibans, mais aussi des civils. Pour les Etats-Unis, le Pakistan ne fournit pas suffisamment d'efforts dans le cadre de sa "guerre contre le terrorisme". L'armée pakistanaise a lancé en août une vaste offensive dans le district tribal de Bajaur, qui a fait 800 morts.Dans le même temps, le pays a été déstabilisé par une vague d'attentats qui s'est intensifiée l'an dernier. 1300 personnes ont ainsi été tuées. "Cet attentat est un message d'al Qaïda et des talibans: si les Pakistanais et les Américains ne cessent pas leurs attaques dans leurs sanctuaires des zones tribales, ils répliqueront au Pakistan s'ils ne peuvent le faire aux Etats-Unis", analyse Hasan Askari, éditorialiste et politologue pakistanais de renom.
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