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Alger H 24 en audio ,par Chawky Amari


"ALGER EN AUDIO

Avec de bonnes oreilles, on peut entendre Alger, ville de musiques bariolées, de bruits incertains et de rumeurs folles. Alger comme vous ne l’avez jamais vraiment écoutée, en boucle sur 24 heures.

3 h

Un bruit suspect venant d’en bas. Ce n’est rien. Un autre bruit venant d’en haut. Ce n’est presque rien, ce n’est que le surpresseur du voisin. Il s’est allumé, grinçant comme une machine mal huilée dans l’immeuble endormi, réveillant à peine les habitués qui ont l’oreille habituée. L’eau tous les jours mais très tôt ou trop tard. Les surpresseurs et les citernes le reste de la journée. Il pleut des millions de kilomètres cubes mais ils vont à la mer pour la plupart. Les poissons de la côte algéroise sont heureux, ils boivent de l’eau douce. On les retrouvera très chers le matin, endormis sans bruit dans des cageots vendus à la criée.

- Dans l’immeuble, un pleur de bébé retentit. Il a faim ou soif, est malade ou se révolte contre le pouvoir, on n’en saura pas plus dans les journaux du lendemain.

4 h

L’appel à la prière, la première. Salat el fejr, celle de l’aube. Venez vers la purification !!, interpelle le muezzin en trouant la nuit de sa voix encore froide. Salat kheir min al naoum ! ! Slogan séculaire pour tenter de réveiller les consciences endormies. Dehors, quelques fidèles se rendent à la mosquée en marchant rapidement dans le froid. Il est dit que chaque pas vers la mosquée est autant de bon points vers le paradis. A Alger la dense, les mosquées sont nombreuses et les pas sont donc petits, la ville de Sidi Abderrahmane n’ira pas très vite au paradis.

- Rue Hassiba Ben Bouali, le café de garde, les dernières disputes de la nuit. Les prostituées des nombreux bars et cabarets d’Alger se retrouvent ici, derrière un café au lait-croissant pour faire le bilan de la nuit et se refiler les bons tuyaux. Elles iront dormir un peu plus tard pour un repos bien mérité et croiseront sans les voir les fidèles qui se rendent à la mosquée.

- Un coq s’éveille, son chant surgit d’entre des baraques rurales construites en tôle et à la hâte sous les immeubles urbains et les belles maisons. Les chardonnerets, amis séculaires des Algérois, s’échauffent la gorge et entament leurs premiers chants. Quelques réveils Taïwan sonnent, les camions de lait sont passés. Le dernier alcoolique de la nuit se dispute à voix haute avec un poteau de la Sonelgaz. Il politise le débat. Qu’est ce qui le fait boire et parler autant ? On n’en saura pas plus dans les journaux du lendemain.

5 h

Les « couvreurs » des consulats étrangers sont déjà à pied d’œuvre. Bien couverts, épais dossiers en main. Ils sont jeunes et nombreux, discutent de tout et de rien en attendant l’ouverture des machines à visa, vendant leur place au plus offrant, se disputant avec les moins honnêtes qui volent les places dès que quelqu’un fait mine de s’endormir.

- Partout ailleurs, les chats sont maîtres du terrain. Ils miaulent, se battent, s’appellent et copulent dans l’indifférence générale. Ils déchirent les sachet-poubelles d’un coup de griffe et choisissent leur menu. Une alarme de voiture transperce la nuit. Toutes les voitures ont des sirènes. Le moindre choc -un chat- déclenche l’avertisseur et chacun attend la fin de la fausse alerte pour se rendormir. Au loin, quelques cris. Agression ou crise de folie, on en saura pas plus dans les journaux du lendemain.

6h

Dans la ville endormie, des bruits de talons de femmes discrètes. Sous leur haïk ou simplement une djebba usée, les femmes de ménage quadrillent la ville pour se rendre vers leur lieux de travail. Elles sont des centaines, jeunes et vieilles, à travailler dans les bureaux quand il n’y a personne. Elles sont seules et anonymes. A cette heure, Alger appartient aux femmes. A cette heure capitale, le code de la famille est suspendu."

Dernière participation le
samedi 13 septembre 2008
23:02

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Politique

Israel avant Israel:le terrorisme.


"Après la première Guerre mondiale et le dépeçage de l'Empire ottoman, la Palestine revient sous mandat à la Grande-Bretagne. Or, dès le 2 novembre 1917, par lettre, le ministre des Affaires étrangères britannique, Arthur James Balfour, avait déclaré son pays favorable à l'établissement d'un foyer juif sur le territoire de la même Palestine.

La faveur de Londres s'affirme quand, de 56 000 habitants juifs en 1918, cette population passe à 550 000 en 1945, grâce aux migrations venues d'Occident. Mais, sous le nom de Palestiniens, musulmans et chrétiens présents depuis des siècles sont déjà 600 000 en 1918 et, par accroissement naturel, 1,2 million en 1945 (1)."

http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/Analysesterrorisme/histoire-israel.html

Dernière participation le
mercredi 30 juillet 2008
08:57

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Actualité

Massacre à la tronçonneuse par les mercenaires de Blackwater.


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20071012.OBS9589/




8 juin 08 - Gravement blessé par des mercenaires de Blackwater à Bagdad en septembre dernier, Hassan Jaber Salman, a porté plainte contre la société privée de sécurité. Cet avocat irakien est venu à Genève apporter son témoignage à l’occasion du Conseil des droits de l’homme.

En Irak, ces milices agissent dans une impunité totale. Elles ne dépendent pas de la loi irakienne mais seulement de la juridiction extraterritoriale. Alors que dans l’armée régulière, les militaires, eux, doivent répondre de leurs actions ne serait-ce que déjà devant leur hiérarchie. Résultat, s’il y a déjà eu un nombre d’incidents incroyable impliquant ces mercenaires qui ressemblent à des cow-boys, avec crâne rasé, lunettes de soleil, etc., sur les plus de 100 000 miliciens présents en Irak, il n’y en a eu qu’un qui a été poursuivi jusqu’à présent !

Dernière participation le
dimanche 27 juillet 2008
17:54

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Avraham Burg: en affrontant le bois.


Dans son roman « En affrontant le bois » écrit dans la première moitié des années soixante, le romancier israélien Abraham Yehoshua décrit l'état psychologique d'un étudiant israélien qui a été affecté à un poste de garde d'un bois planté par le Fonds National Juif (KKL) à l'emplacement d'un village arabe supprimé par les sionistes. Bien que ce garde aime la solitude, il rencontre un vieil Arabe sourd originaire de ce village, et qui s'occupait de ce bois avec l'aide de sa fille. Une relation d'amour et de haine naît entre l'Arabe et l'Israélien. L'Israélien a peur de la vengeance de l'Arabe qui a reçu son handicap pendant les opérations de nettoyage ethnique organisées par les sionistes en 1948, mais en même temps il se sent attiré par ce vieil Arabe d'une façon extraordinaire. Il découvre même, qu'il essaie inconsciemment de l'aider à mettre le feu au bois. Et quand finalement l'Arabe parvient à allumer le feu, le garde se libère de tous ses sentiments enfouis en son intérieur, et il ressent un confort étrange après que le bois a été brulé, c'est-à-dire après la fin d'Israël !

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samedi 26 juillet 2008
16:26

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Abdalwahhab ELMESSIRI.


Le 2 juillet 2008, disparaissait Abdul-Wahhâb El-Messiri, un géant du monde arabe, un penseur musulman encyclopédique.

Son œuvre la plus importante et de loin la plus connue, fruit de 25 ans d’efforts, et pour laquelle il a reçu plusieurs menaces de mort de la part du rabbin Meir Kahane, est la grande « Encyclopédie sur les Juifs, le Judaïsme et le Sionisme : un nouveau modèle d’explication » en huit volumes, une œuvre unique sans comparable de cette envergure dans le monde. Une version électronique (en Arabe) de cette encyclopédie est disponible sur son site à www.elmessiri.com/encyclopedia/.

Sur son site, on peut lire dans sa dédicace de son encyclopédie :

C’était un jour imprégné de l’odeur de l’histoire et de l’éternité.



"Au matin, mon ami m’a dit que nous allions présenter nos condoléances à la famille d’un martyr palestinien qui a été fauché par les balles alors qu’il essayait de passer à travers les fils barbelés pour retourner à sa terre. [...] Quand nous sommes entrés dans la maison, nous n’avons pas entendu de pleurs, et nous n’avons pas vu de signe de tristesse. Bien au contraire, ils distribuaient des gâteaux et ils recevaient des compliments en disant : « Bientôt aux bleds incha-Allah ». Tout le monde parlait du don de soi et du sacrifice."

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samedi 26 juillet 2008
16:10

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Blog mis à jour le 12/10/2008 à 06:07:08



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