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La tendresse c’est quand l’autre fait naitre en vous l’émotion. L’affection c’est chercher l’autre quand il n’est plus à portée de nos yeux. L’amitié c’est quand l’absence de l’autre vous émeut L’amour c’est quand, malgré son absence, l’émotion perdure…
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J’ai hissé pavillon blanc sur mon bateau immobile Les ondes sont tourmentées du côté des ils Je m’y arrêterais lorsque la tempête aura tourné Et attendrais, près de mon frêle esquif, amarrée Que passent les colères du temps et celles des hommes… J’irais creuser dans le sable un trou pour m’allonger Je m’y glisserais et y attendrais la caresse de l’eau Sur mon corps triste, même si tant de fois embrassé Et attendrais, dans ce lit d’infortune pourtant si beau Que passent les souvenirs morts et les regrets amers… Chaque vague viendra achever sa course sur ma peau J’en sentirais la chaleur et la douceur parfois furtive Je vivrais des marées quelquefois basses, souvent hautes Et attendrais, sans un geste, sans un mot, lascive Que passe la tourmente et renaisse enfin la paix.
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Tu as peur du jour comme les enfants ont peur de la nuit Tu y survis parce ce que tu n’es pas maître du temps Le jour t’écrase, t’étouffe, défile. Tout t’est interdit. La nuit te grandit, inhibe tes peurs et tue tes tourments. On dit d’un enfant qu’il prend la nuit pour le jour, s’il ne dort pas Dans les heures qu’il incombe au beau monde De fermer paupières et d’aller où le jour ne va pas Pourquoi faut-il un temps pour que notre âme vagabonde ? Il est des êtres, dont tu fais partie, pour qui les heures du soir N’ont pas la couleur sombre de la nuit noire Pour toi, la lumière des étoiles brillent plus que l’astre du matin Lorsqu’elles se reflètent dans le verre que tu tiens d’une main Le jour, malgré le vent, malgré le silence, rien ne te touche, tout se tait. Il te faut attendre la nuit pour que déferlent sur toi dans une ronde Mille émotions, mille souvenirs, mille questions, mille regrets… C’est à la faveur de la nuit que meurt ta solitude parce que nait le reste du monde.
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Je me ferais poussière pour que tu ne me vois pas. Mais reste. Nous sommes, chacun, roi de notre univers Toi très loin de tous et moi très loin de ta terre. Ne pars pas car tu pars avec la lumière. Qu’ai-je à dire ou à taire pour que tu restes ? Quelle peur t’anime au point de vouloir n’exister que pour toi ? Tes jours s’enchainent à tes nuits d’ivresse et de douleur Tu vis seul dans une sphère étroite et pourtant je t’ai parlé. Pourquoi ce rayon de soleil peu de temps après par le séisme, ravagé ? Reste. Tu ne dois rien prendre ni même me donner. Tu dois juste être là, comme un timbre à six sous. Reste, non pas parce que je le veux, mais parce je suis là. Et si partir c’est mourir un peu, alors reste…
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A chaque ressenti son contraire, c’est ainsi. Si tu pleures, alors moi je ris. Non, je ne me moque pas ! J’illustre mes mots Lorsque tu as le cœur léger, j’ai le cœur gros. A chaque ressenti son âme sœur Puisque tu es heureux, c’est moi qui pleure. Tu es heureux et tu pleures ? me dit mon ami Et oui, c’est bien de bonheur dont il s’agit ! Si tout doit être blanc et blanc ou blanc et noir Pourquoi n’y a-t-il pas que des gens heureux ? Puisque tout est fait pour combler nos histoires Pourquoi tant de souffrances à être deux ? Parce que chaque être est unique, cette règle ne peut être appliquée. Ce n’est pas aussi simplissime, parmi des milliards, juste deux se trouver.
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Blog mis à jour le 20/03/2010 à 05:01:16
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