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Albums photos \ Personnel samiamax - 2220701journee ensoleillee oued el maleh
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Une journée ensoleillée à Oued El Maleh


Je me souviens de ce matin de Février
Où je sentais que le monde me souriait
Je me suis réveillée et quitter mon oreiller
Pour commencer une journée ensoleillée

On s’est retrouvé comme des hirondelles
La terre enchantée s’est faite plus belle
Quand tu m’as éloigné des murs de prison
Et m’emmener voire une magique saison

A notre arrivée, Oued El Maleh était désert
Il entama soudainement une mélodieuse air
En voyant nos âmes s’enivrant de joyeux sons
Et nos cœurs chantant une douce chanson

Loin de la ville, dans ce lumineux espace
La lumière du jour apaisa notre vie lasse
Et plana un doux parfum de jouvence
Que l’amour nous a rendu en récompense

Tu m’as fait découvert un réel univers
Dont j’ai admiré son vêtement vert
Où les fleurs constellèrent dans tes yeux
Et dansèrent en nous voyant amoureux

Le vaste univers se réjouit de ce jour
En écoutant les coups de notre amour
Et nos corps frémissants d’une fièvre
Que nous avons tiédit avec nos lèvres















jeudi 31 juillet 2008
04:01

Oeuvre originale

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Textes \ Poèmes samiamax - 2220701

Mon amie SYLVIE


Je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
C’est vrai, tu ne m’as jamais vue
Mais, ton histoire, je l’ai vécue
On n’a pas eu les mêmes épreuves
Mais on a ramé sur le même fleuve
Un fleuve qui ne mène nulle part
Où même un être fou ne part

Oui, je te connais mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Nous n’avons pas la même religion
Mais nous avons les mêmes visions
Nous avons même vu notre tombeau
Que nous pleurions à brûler notre peau
Avec nos larmes noires et intarissables
Car nous y amènerons notre vie détestable

Je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Comme moi, tu as fait des enfants
Qui coûtent plus chers que notre sang
Et seules, nous courrons à leurs secours
En les défendant aux dépens de nos jours
Nos enfants sont nos seuls trésors
Que nous chérissions jusqu’à notre mort

Je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Nous n’avons pas eu beaucoup de chance
Dans cette stupide et éphémère existence
combien de fois nous avons vu toi et moi
Nos tristes cœurs saignés milles fois
De milles glaives de grandes douleurs
Par ce monde glacé d'injustice et de terreur

Oui, je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Nous avons essayé de s’armer de patience
Mais la vie nous a gonflé de désespérance
Pourtant nous avons des cœurs si beau
Que tous les gens arrachent un morceau
Ne nous laissant que des cœurs troués
Que chaque petite douleur peut les tuer


Je te connais bien, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Mais notre vie Sylvie, est la même
On est deux malheureuses femmes
Qui n’ont jamais eu la vie rose
Dans ce monde fait de milles choses
Un monde qui continue à lasser nos âmes
Alors qu'on est déjà lassée d’être femmes
Nous voyons notre vie et ce monde en noir
Sans même chausser des lunettes noirs

Oui, je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Mais je connais ton malheureux voyage
Tu sais, mon amie Sylvie, que je partage
Ta grande douleur et ta grande peine
Qui sont bien le rouge de tes veines
Nous aurions pu avoir une belle vie
Hélas, on l’a pas eu, mon amie Sylvie

Samia Nasr


mercredi 27 février 2008
13:53

Oeuvre originale
Auteur : Samia Nasr

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c'est la verité

Textes \ Poèmes samiamax - 2220701

A quoi ça sert d’écrire des vers ?


Je suis ridicule avec mes rêves vains
De rêver d’être un des grands écrivains
Ou de rêver d’être une grande poétesse
Alors que mon cœur n’a que la tristesse
Pour cet univers sombre des hommes
A quoi vont-ils servir mes poèmes ?
Ou parler dans mes livres des histoires
D’un monde éphémère et dérisoire

A quoi ça sert d’écrire des vers ?
Puisque ils ne chantent qu’un triste air
Mes vers trottent dans un bruit cassé
Comme un cheval affaiblit et lassé
Mes vers exhalent des soupirs lents
Telle une mère devant l’agonie de son enfant
Mes vers lancent des malheureux cris
Tels des oiseaux sauvages dans un ciel gris

Les gens préfèrent tout oublier
Les injustices des cruels négriers
Les pleurs des veuves et des orphelins
La faim de ceux qui n’ont pas de pain
Le sang de ceux qui sont morts
Coulé par ceux qui n’ont aucun remord
Et qui sèment encore dans les cœurs
Le grand désespoir et la peur

Oui, je suis bien ridicule et vaine
De chanter les grandes peines
Que les hommes veulent taire
Il vaut mieux d’étouffer mes vers
Il vaut mieux de n’écrire aucune parole
Puisque je n’ai aucune histoire drôle
A quoi ça sert alors mes vers ?
Il vaut mieux de les faire taire

Oui, je suis tout à fait ridicule et vaine
En croyant d’avoir des pensées saines
Et de vouloir que le monde soit sage
Mais il n’est ni sage ni sauvage
Le monde est tout simplement barbare
Les seuls beaux dessins sont dans l’art
Et le reste n’est que larmes et pleurs
Pourquoi alors rêver d’un monde meilleur ?

Oui, je continue à être ridicule et vaine
De parler encore des grandes peines
Des hommes qui sont toujours en danger
Alors que mes vers ne peuvent rien changer
Mes vers viennent toujours en retard
Quand un homme meurt quelque part
A quoi ça sert alors d’écrire mes vers ?
Il vaut mieux de les faire taire

Ce poème est écrit le 13/01/08







mercredi 20 février 2008
02:59

Oeuvre originale
Auteur : Samia Nasr

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Textes \ Poèmes samiamax - 2220701

La fille des obmres et le pianiste


Je me plais en te regardant chanter et jouer le piano
Je me laisse emporter et tomber dans le panneau
Moi, qui ne croit plus à rien et sent salie par cette vie
Et qui est venue pleurer tout mon saoul sans ami
Me voilà écouter les belles notes de cette musique
Qui réveille en mon âme fourvoyée et mélancolique
Des souvenirs de l’amour, du bonheur, de l’espoir
Des souvenirs qui ne sont plus dans ma mémoire
Depuis que j’ai quitté mes rêves et ma maison
Et j’ai commencé à boire plus que de raison

Oh, pianiste ouvre mon âme et mon cœur voilés
Rappelle-moi mon enfance et ma vie envolée
Ce soir je pleure mes tristesses dans le vin
En t’écoutant chanter ces souvenirs que tu peints
Avec tes doigts habiles jouant sur le clavier ce jeu
Ce jeu des notes qui excitent en moi un étrange feu
Un feu qui m’offre une petite valse dans ma tête
Qui me donne l’envie de danser et faire la fête
Et sortir de ce tunnel noir ou je me suis enlisée
Et ou j'ai oublié toutes mes joies du passé


Et vous les fêtards, cessez vos blagues éculées
Cessez vos rires obséquieux et paroles usées
Et écoutez cette magnifique romance jouée au piano
Qui fait oublier les guerres et qui fait taire les canons
Qui chante l’espérance et les légendes d’amour
Oh, pianiste, emmène-moi sur la plus haute tour
Avec ta musique pour voir la lumière et le soleil
Transporte mon âme dans les blés de vermeil
Fait-moi oublier que j’ai traversé les ténèbres !
Fait –moi oublier aussi que je viens des ombres

Je me plais en te regardant chanter et jouer le piano
Non, je ne suis pas tombée dans le panneau
Moi, qui ne croit plus à rien et sent salie par cette vie
Et qui est venue pleurer tout mon saoul sans ami
Me revoilà écouter ces belles notes de cette musique
Qui réveille en mon âme fourvoyée et mélancolique
Des souvenirs de l’amour, du bonheur, de l’espoir
Des souvenirs qui sont revenus dans ma mémoire
Ces souvenirs ont bien existés dans ma maison
Demain je reviendrais à mon jardin et à ma maison

Ce poème est écrit en 1997
Par Samia Nasr

samedi 26 janvier 2008
00:00

Oeuvre originale
Auteur : Samia Nasr

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Textes \ Poèmes samiamax - 2220701

Aux innocents de la terre




Aux indiens qui furent massacrés jadis dans leur propre terre
Aux noirs réduits en esclavage et fouettés jusqu’à la mort
Aux peuples dévalisés pour l’or noir ou un bout de terre
A tous les innocents, la terre dit : vous n’êtes pas mort.

Vos âmes que les cruels ont prix sauvagement dans leur piège
Leur voix ancestrale bruit encore dans les conques de la mer
Le soleil, l’air, le ciel, les forêts, les pluies et l’eau de neige
Se souviennent et pleurent votre vie volée qui leur est cher

La terre qui eut témoin du morne silence de votre départ
La mer qui avait bercé vos âmes tendrement sur les flots
Le ciel et les étoiles qui ont vu votre malheureuse histoire
S’engloutissent tous à ces mauvais souvenirs en sanglots

Les hommes parlent de vous à travers l’art et les chants
Les innocents meurent encore dont la terre eut honte
Et les bourreaux de l’humanité sont assoiffés de sang
Ainsi ils sont plus forts. Quand auront-ils leur compte ?

vendredi 28 décembre 2007
22:00

Oeuvre originale
Auteur : Samia Nasr

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Blog mis à jour le 28/08/2008 à 17:37:20



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