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Forestière - 2123913 
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Témoignages MarieA - 2139484

HOMMAGE AU TEMPS QUI PASSE.


Trois ans déjà

Ce matin là, il m’embrasse et me dit:"À ce soir mon Amour".

Il n’est plus jamais rentré.
**************

C’est l’effondrement.

C’est le déchirement.

C’est la révolte.

Comment faire face à ce vide? À cette absence? À ce manque?

Mais la vie vieille

Et quelques petits bonheurs se pointent dans le malheur.

Bonheur de ces enfants, qui me sont tout.

Bonheur de ces gens qui m’entourent.

Bonheur d’un lac, d’un arc-en-ciel, d’un oiseau, que je sais encore repérer.

Parallèlement, il y a ce manque physique, cruel, à un point tel que les nuits deviennent de plus en plus courtes, de peur de ne pouvoir affronter seule, ce grand lit.

Mais…le temps est un merveilleux magicien.

Le corps, peu à peu se calme.

Surgit alors le manque du partage, de l’échange, de la complicité.

Avec qui parler de ses tracas? Avec qui parler des inquiétudes de ses enfants?

Avec qui parler de cette maison dans laquelle on arrive à peine à respirer et que l'on finit par détester?

Là encore, tout se calme.

Le temps sait, encore une fois, jouer de sa baguette magique et apporte un brin de sérénité

Il coule, très lentement.

Et un jour, c’est le printemps.

La nature se réveille et on vous apprend que, pour faire place à cette vie qui n’est plus, une autre se forme.

Cette nouvelle bouscule les sentiments : inquiétude (ils sont si jeunes ces enfants), joie et, finalement, parfaite euphorie.

Tout n’est pas encore gagné.

Un manque se manifeste.

Il est là, depuis le début.

Sournois, bien dissimulé derrière les autres.

Pire que tous ceux vécus jusqu’à ce jour.

Le manque de tendresse, de réconfort.

Le manque de cette épaule sur laquelle s’appuyer parce qu’on a jouer à être forte pendant tous ces longs mois.

On la veux, on la demande cette épaule accueillante mais, chaque fois qu’on la rêve, on lève les yeux et là, juste au dessus, il y a un visage. CE VISAGE.

On s’éloigne un peu de ceux qui nous entourent, nous aiment parce qu’ils ont décidé qu’il est temps de « refaire sa vie » et nous, il nous faut encore vivre ce deuil

Et c’est un peu une solitude qui s’installe.

Cet homme était français et de parler avec la France, l’Europe m’a soudainement fait envie.

D’où ma venue sur un autre site et finalement sur celui ci.

Pendant ces moments de solitude, certains/nes de vous m’ont fait un bien immense. (sans se douter)

Je vous en remercie tous.

Il y a quelques jours, je me suis surprise à rêver d’une épaule.

Et encore plus surprise de voir, levant les yeux, que c’était maintenant à moi d’y mettre un nouveau visage.

La paix de l’après-deuil est finalement là.

La vie fait si bien les choses qu’elle nous envoie le temps, son sorcier guérisseur qui, sans bousculer, respecte le temps de la convalescence.

À tous ceux et celles qui ont mal, je ne peux que dire ceci :

FAITES CONFIANCE AU TEMPS QUI PASSE.


Dernière participation le
vendredi 25 janvier 2008
21:31

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Afrique1811341

l’esthétique capillaire africaine de Néfertari à nos jours


Avant d'arriver à ce chef d'oeuvre,



il a fallu commencer par ça



et utiliser ces précieux objets d'art



Peigne du pharaon DJED, ou ça:



Dès l’aube de la civilisation mélanoderme, les Négro-Africains ont toujours eu le souci de l’esthétique de la chevelure et ont ainsi développé l’art capillaire. Ainsi, le Roi proto-dynastique TERA NETER en Pays KÉMÈT (Egypte ancienne) porte les cheveux coiffés en tresses



Scène de tressage du prince Kaouti (Egypte/Afrique

Plus près de nous ...


Un Fang portant des tresses et pour terminer je vous offre en cadeaux cet ensemble



Faites en bon usage!Soeurs,frères, cousins et cousines !

Ce type de coiffure tressée en fractale, est ensuite observé dans de nombreuses castes de la population Egypto-Nubienne (scribes, pharaons, artisans...). Maspero rappelle à propos du pharaon Seqenenrê que : « des larves de nécrophore ont laissé leurs coques par centaine dans les tresses et les replis du bras ».

Ce mode de coiffure en tresses est attesté par la suite dans tout le reste de l’Afrique Noire après l’Antiquité Egypto-Nubienne, que ce soit de l’Ouest (B) PEULS, MANDING, DOGONS, WOLOF, AKAN, YORUBA, centrale MANGBETOU, FANG... et de l’Est MASAÏ jusqu’à nos jours aussi bien chez les hommes que chez les femmes.


Il parait que certaines parties des populations nègres préfèrent se raser la chevelure (Prêtre égyptien, femme Masaï...).

D’autres adoptent la chevelure « en Afro » ou des coiffures dites « en dégradé » comme les Tutsis à l’image du casque type de Ramsès. La chevelure coiffée en fines « dreadlocks » est également observée durant l’Antiquité chez les Nubiens, les Egyptiens et les anciens Hébreux.

Actuellement, on retrouve chez les Africains de la diaspora, les mêmes types de coiffures : tresses, nattes naturelles ou artificielles, dreadlocks, Afro, dégradé etc.

Ces résurgences culturelles ne disent-elles pas autre chose ? Sûrement non, pour ceux qui croient - tel Champollion-Figeac à propos de l’origine nègre de la population l’Egypte ancienne - que les cheveux crépus, la peau noire et les lèvres lippues ne suffisent pas pour décrire le phénotype Négro-africain...

l’Afrique Noire resplendit encore par la beauté de ces coiffures. Ces traditions ont subi des évolutions dans la diaspora Négro-africaine, des Amériques aux Caraïbes. ! Dans la diaspora Négro-Africaine, Caribéenne particulièrement, il est d’usage de ne pas couper les cheveux des garçons, et ainsi de les tresser ou natter, jusqu’à l’âge de 3 ans, pour favoriser le développement du langage des enfants disent les Anciens.

Cette pratique est aussi à rattacher aux rites négro-africains car les jeunes princes en KÉMÈT étaient coiffés de tresses ramassées sur le côté, tout comme les Peuls jusqu’à l’âge initiatique.
Oui, la Renaissance culturelle Négro-Africaine passera sans équivoque par sa Diaspora.

Seule la connaissance affranchira des complexes que l’on nous a « savamment inculqué » en nous proposant des modèles différents de nos réalités.

La chevelure crépue n’a jamais été une honte pour nos ascendants, pourquoi le serait-ce aujourd’hui ? Sachons apprécier la beauté de nos coiffures, véritable héritage négro-africain des temps immémoriaux.




Dernière participation le
samedi 27 octobre 2007
19:27

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Blog mis à jour le 22/08/2008 à 05:18:51



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