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Poèmes AMAH-days will be - 2320994

Évanescence


Évanescence
J'ai traversé des ruisseaux
des rivières des lacs et de mers
j'ai marché le long des rivages
sous la pluie sous les orages
je ne t'ai jamais trouvé
j'ai franchi des vallées
des montagnes des clairières
j'ai rencontré des lions des lynx
des oiseaux des fleurs des champs de blé
je ne t'ai jamais trouvé


tremblante de fatigue près du cours d'eau
je me suis écroulée suppliant Léthé
de venir me chercher
et s'arrêta le temps
je me rêvai muse


sur ton épaule je suis penchée
je sens ton souffle sur mon front
mes cheveux caressent ton visage
j'entends ton coeur palpiter
au rythme de mes pensées


je ceins ton front d'une couronne dorée
de pétales de roses est ta parure
à ton oreille ces mots je murmure
laisse-toi guider par ma lumière
lève tes yeux vers moi
je plongerai dans les tiens,
je serai l'éclair de ton chemin


je me ferai Muse Calliope ou Sirène

lundi 14 juillet 2008
19:46

Auteur : Pierrette Guertin

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Poèmes Artus de Oguz - 1510753 

Douleur et dignité.




Quand on ne peut plus rien faire pour vous,
Que tout vous échappe, il vous reste la dignité,
Quand on vous met des bâtons dans les roues,
Quand tout devient souffrance, la raison, il faut garder.

C’est la douleur d’une femme ou d’un homme,
Au bord du gouffre, perdant sa dignité,
Tendons une main, s’il n’y a plus personne,
Alors qui va le relever ?

Cela peut-être le visage d’une mère,
Dans le vide au regard abattu,
Elle ne survit que de prières,
Pour l’enfant qu’elle a perdu.

C’est aussi un enfant sans arme,
Rongé, miné par la maladie,
Pas de temps pour les larmes,
Juste un combat pour la vie.

C’est une forêt brûlée aux racines rongées,
Par des hommes inconscients,
Que l’on a broyé et martyrisée,
Pour que renaisse la vie, il en faudra du temps.

C’est une blessure interne,
Qui à tout jamais saigne,
Quand le cœur est en berne,
Les yeux s’habillent de cernes.

C’est une rencontre imprévue,
Sur les routes de la vie,
Celles où je vous ai vu,
Et où tout a changé depuis.

Le monde est ce qu’il est, ou ce qu’on en fait !
Jamais le temps n’effacera cette trace,
Moi je l’aime comme je l’ai fait,
Avec vous et le temps devient espace.




lundi 14 juillet 2008
09:46

Oeuvre originale
Auteur : Artus de Oguz

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Poèmes anass 625 - 1618480 

Ne t'excuse pas


Ivresse de la Cadence


La cadence me choisit


J'ai la sagesse du condamne


Un autre jour viendra


Et moi, serais-je le dernier


Dans la maison de ma mere


Ne t'excuse pas


En un jour a ce jour pareil


Depose ici et maintenant


Si tu revenais seul


Je n'ai pas fait mes excuses au puits


Pas de banniere dans le vent


Le cheval est tombe du poeme


Pour notre patrie


Nous avaons une patrie


Rien que la lumiere


L'aime a saigne des coquelicots


A Jerusalem


D'absence, j'ai cree son image


Mercredi, vendredi, Samedi


Deux Oliviers


Ils ne se retournent pas


Ils n'ont pas demande: Qu'y a-t-il par – dela la mort


Cadavres et anonymes


Le cypress s'est brise


Un home et un faon dans le jardin
Voici l'oubli


On t'obliera, comme sit u n'avais jamais ete


Quant a moi, je dis a mon nom
Qu'est le reve?


Maintenant que tu reveilles, souviens-toi


L'ombre


Rien ne me plait


Il est paisible, moi aussi


La description des nuages


Phrase nominale


Disc e que bon te semble


Ne mets pas l'Histoire en vers


Que restera-t-il?


Jen e connais pas ton nom


Elle, le soir


Dans l'attente


Si j'etais un autre


Merci a Tunis


J'ai un siege dans le theatre abandonne


A Damas


En Egypte


Je me souviens de Sayyab


La Route Littorale


A La difference Du touriste entranger
Un vers de poesie/ La Mauson de l"homme du Sud


Comme un Mysterieux fait divers


Le Kurde n'a que le vent




mercredi 2 juillet 2008
08:57

Auteur : mahmoud darwich

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Poèmes anass 625 - 1618480 

Quand les hommes pleurent...


Ils ne m'ont pas reconnu dans les ombres

qui absorbent ma déchirure sur le passeport.

ils ne m'ont pas reconnu dans les ombres

qui absorbent ma déchirure sur le passeport

ils exposaient ma déchirure aux touristes

collectionneurs de cartes postales

ils ne m'ont pas reconnu

ne laisse donc pas

ma paume sans soleil

car les arbres

me connaissent

toutes les chansons de la pluie me connaissent

ne me laisse pas aussi pâle que la Lune.


Enfante-moi... enfante-moi (Lidinni),

pour que je sache en quelle terre je mourrai (Amoutou)

et en quelle terre je ressusciterai (Aeia).

(Salamoun) Paix sur toi qui prépare le feu

du matin (Sabahi), paix sur toi, paix sur toi

(Anahali) N'est-il pas venu le temps de t'offrir

quelque présent, le temps de revenir à toi ?


Tes cheveux sont-ils encore plus longs que notre vie

(Omrina) et les arbres des nuages qui te tendent le ciel

pour se maintenir en vie ? (Lyahya)

Enfante-moi, pour que je boive à ton sein le lait

du Pays (Elbiladi), que je reste enfant dans tes bras

jusqu'à la fin des temps (abdi l'abidine).

J'ai beaucoup vu ô mère, beaucoup vu (Raâytou).

Enfante-moi pour que je reste sur tes paumes

(Rahatayki). Chantes-tu et pleures-tu toujours

pour rien quand tu m'aimes (Lachayë).

Mère : j'ai égaré mes mains sur les hanches d'Ube

femme chimérique (Sarabin).

J'étreins le sable, j'étreins l'ombre (Dilla).

Puis-je revenir à toi, puis-je revenir à moi (ILaya) ?

Ta mère a une mère ; les figuiers du jardin

ont des nuages (Raymoun),

alors, ne me laisse pas seul, errant (Charidan),

je veux tes mains pour porter mon cœur (Kalbi).

Je me languis du pain de ta voix, mère (Oummi) !

Je me languis de tout. Je me languis de toi.

Je me languis de moi.

mercredi 2 juillet 2008
08:51

Auteur : mahmoud darwich

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Poèmes anass 625 - 1618480 

Ô Hélène quelle pluie !


Le mardi, j’ai rencontré Hélène
A quinze heures
A l’heure de l’ennui infini,
Mais le tintement de la pluie
Avec une femme comme Hélène
Est un chant de voyage

Pluie,
Quelle nostalgie…nostalgie du ciel
Au ciel !
Pluie,
Quel gémissement….gémissement des loups
Pour leur espèce !

Il pleut sur le toit de la sécheresse,
Sécheresse dorée dans les icônes des églises,
A quelle distance la terre est-elle loin de moi ?
Et l’amour de toi ?
Dit l’étranger à la vendeuse de pain, Hélène,
Dans une rue étroite comme ses chaussettes,
-Pas plus d’un mot….et pluie !
Pluie affamée d’arbres…
Pluie affamée de pierres…

Et l’étranger qui poursuit :
Hélène, Hélène ! Est-ce que l’odeur de pain
Monte maintenant
De toi, vers une fenêtre
Dans un pays lointain …
Pour répéter les paroles d’Homère ?
Est-ce que l’eau jaillit de tes épaules
Vers des arbres séchés dans un poème
Et Hélène de lui répondre :
Ô quelle pluie !
Ô quelle pluie !

L’étranger lui dit alors :
Me faut Narcisse pour que je puisse regarder
L’eau, la tienne
Regarder mon corps.
Regarde
Ô toi Hélène,
Dans l’eau de nos rêves tu trouveras
Les morts sur tes rivages qui chantent pour
Ton nom :
Hélène …Hélène ! Ne nous laisse pas
Seuls comme la lune

Ô quelle pluie !
Ô quelle pluie !

Et l’étranger qui poursuit :
J’ai déjà fait la guerre
Sous tes ordres,
Et tu n’es pas innocente de mon sang asiatique.
Et tu ne seras jamais innocente
D’un sang
Caché dans les veines de tes roses .Hélène
Qu’il étaient durs les grecs d’autan !
Et qu’il était morose, Ulysse, cet amoureux
De voyages
Qui cherchait sa légende
Dans les pèlerinages !

J’ai révélé ce que je lui ai tue
Et ce que j’ai dit je l’ai caché
A Hélène.
Mais elle sait ce que l’étranger ne peut dire …
Et sait ce qu’il chuchote à l’odeur
Qui se brise sous la pluie.
Elle lui dit enfin :
La guerre de Troie n’a eu lieu
Jamais !

Ô quelle pluie !
Ô quelle pluie !



mercredi 2 juillet 2008
08:49

Auteur : mahmoud darwich

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