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Évanescence J'ai traversé des ruisseaux des rivières des lacs et de mers j'ai marché le long des rivages sous la pluie sous les orages je ne t'ai jamais trouvé j'ai franchi des vallées des montagnes des clairières j'ai rencontré des lions des lynx des oiseaux des fleurs des champs de blé je ne t'ai jamais trouvé tremblante de fatigue près du cours d'eau je me suis écroulée suppliant Léthé de venir me chercher et s'arrêta le temps je me rêvai muse sur ton épaule je suis penchée je sens ton souffle sur mon front mes cheveux caressent ton visage j'entends ton coeur palpiter au rythme de mes pensées je ceins ton front d'une couronne dorée de pétales de roses est ta parure à ton oreille ces mots je murmure laisse-toi guider par ma lumière lève tes yeux vers moi je plongerai dans les tiens, je serai l'éclair de ton chemin je me ferai Muse Calliope ou Sirène |
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Quand on ne peut plus rien faire pour vous, Que tout vous échappe, il vous reste la dignité, Quand on vous met des bâtons dans les roues, Quand tout devient souffrance, la raison, il faut garder. C’est la douleur d’une femme ou d’un homme, Au bord du gouffre, perdant sa dignité, Tendons une main, s’il n’y a plus personne, Alors qui va le relever ? Cela peut-être le visage d’une mère, Dans le vide au regard abattu, Elle ne survit que de prières, Pour l’enfant qu’elle a perdu. C’est aussi un enfant sans arme, Rongé, miné par la maladie, Pas de temps pour les larmes, Juste un combat pour la vie. C’est une forêt brûlée aux racines rongées, Par des hommes inconscients, Que l’on a broyé et martyrisée, Pour que renaisse la vie, il en faudra du temps. C’est une blessure interne, Qui à tout jamais saigne, Quand le cœur est en berne, Les yeux s’habillent de cernes. C’est une rencontre imprévue, Sur les routes de la vie, Celles où je vous ai vu, Et où tout a changé depuis. Le monde est ce qu’il est, ou ce qu’on en fait ! Jamais le temps n’effacera cette trace, Moi je l’aime comme je l’ai fait, Avec vous et le temps devient espace.
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Ivresse de la Cadence La cadence me choisit J'ai la sagesse du condamne Un autre jour viendra Et moi, serais-je le dernier Dans la maison de ma mere Ne t'excuse pas En un jour a ce jour pareil Depose ici et maintenant Si tu revenais seul Je n'ai pas fait mes excuses au puits Pas de banniere dans le vent Le cheval est tombe du poeme Pour notre patrie Nous avaons une patrie Rien que la lumiere L'aime a saigne des coquelicots A Jerusalem D'absence, j'ai cree son image Mercredi, vendredi, Samedi Deux Oliviers Ils ne se retournent pas Ils n'ont pas demande: Qu'y a-t-il par – dela la mort Cadavres et anonymes Le cypress s'est brise Un home et un faon dans le jardin Voici l'oubli On t'obliera, comme sit u n'avais jamais ete Quant a moi, je dis a mon nom Qu'est le reve? Maintenant que tu reveilles, souviens-toi L'ombre Rien ne me plait Il est paisible, moi aussi La description des nuages Phrase nominale Disc e que bon te semble Ne mets pas l'Histoire en vers Que restera-t-il? Jen e connais pas ton nom Elle, le soir Dans l'attente Si j'etais un autre Merci a Tunis J'ai un siege dans le theatre abandonne A Damas En Egypte Je me souviens de Sayyab La Route Littorale A La difference Du touriste entranger Un vers de poesie/ La Mauson de l"homme du Sud Comme un Mysterieux fait divers Le Kurde n'a que le vent
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Ils ne m'ont pas reconnu dans les ombres qui absorbent ma déchirure sur le passeport. ils ne m'ont pas reconnu dans les ombres qui absorbent ma déchirure sur le passeport ils exposaient ma déchirure aux touristes collectionneurs de cartes postales ils ne m'ont pas reconnu ne laisse donc pas ma paume sans soleil car les arbres me connaissent toutes les chansons de la pluie me connaissent ne me laisse pas aussi pâle que la Lune. Enfante-moi... enfante-moi (Lidinni), pour que je sache en quelle terre je mourrai (Amoutou) et en quelle terre je ressusciterai (Aeia). (Salamoun) Paix sur toi qui prépare le feu du matin (Sabahi), paix sur toi, paix sur toi (Anahali) N'est-il pas venu le temps de t'offrir quelque présent, le temps de revenir à toi ? Tes cheveux sont-ils encore plus longs que notre vie (Omrina) et les arbres des nuages qui te tendent le ciel pour se maintenir en vie ? (Lyahya) Enfante-moi, pour que je boive à ton sein le lait du Pays (Elbiladi), que je reste enfant dans tes bras jusqu'à la fin des temps (abdi l'abidine). J'ai beaucoup vu ô mère, beaucoup vu (Raâytou). Enfante-moi pour que je reste sur tes paumes (Rahatayki). Chantes-tu et pleures-tu toujours pour rien quand tu m'aimes (Lachayë). Mère : j'ai égaré mes mains sur les hanches d'Ube femme chimérique (Sarabin). J'étreins le sable, j'étreins l'ombre (Dilla). Puis-je revenir à toi, puis-je revenir à moi (ILaya) ? Ta mère a une mère ; les figuiers du jardin ont des nuages (Raymoun), alors, ne me laisse pas seul, errant (Charidan), je veux tes mains pour porter mon cœur (Kalbi). Je me languis du pain de ta voix, mère (Oummi) ! Je me languis de tout. Je me languis de toi. Je me languis de moi.
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Le mardi, j’ai rencontré Hélène A quinze heures A l’heure de l’ennui infini, Mais le tintement de la pluie Avec une femme comme Hélène Est un chant de voyage Pluie, Quelle nostalgie…nostalgie du ciel Au ciel ! Pluie, Quel gémissement….gémissement des loups Pour leur espèce ! Il pleut sur le toit de la sécheresse, Sécheresse dorée dans les icônes des églises, A quelle distance la terre est-elle loin de moi ? Et l’amour de toi ? Dit l’étranger à la vendeuse de pain, Hélène, Dans une rue étroite comme ses chaussettes, -Pas plus d’un mot….et pluie ! Pluie affamée d’arbres… Pluie affamée de pierres… Et l’étranger qui poursuit : Hélène, Hélène ! Est-ce que l’odeur de pain Monte maintenant De toi, vers une fenêtre Dans un pays lointain … Pour répéter les paroles d’Homère ? Est-ce que l’eau jaillit de tes épaules Vers des arbres séchés dans un poème Et Hélène de lui répondre : Ô quelle pluie ! Ô quelle pluie ! L’étranger lui dit alors : Me faut Narcisse pour que je puisse regarder L’eau, la tienne Regarder mon corps. Regarde Ô toi Hélène, Dans l’eau de nos rêves tu trouveras Les morts sur tes rivages qui chantent pour Ton nom : Hélène …Hélène ! Ne nous laisse pas Seuls comme la lune Ô quelle pluie ! Ô quelle pluie ! Et l’étranger qui poursuit : J’ai déjà fait la guerre Sous tes ordres, Et tu n’es pas innocente de mon sang asiatique. Et tu ne seras jamais innocente D’un sang Caché dans les veines de tes roses .Hélène Qu’il étaient durs les grecs d’autan ! Et qu’il était morose, Ulysse, cet amoureux De voyages Qui cherchait sa légende Dans les pèlerinages ! J’ai révélé ce que je lui ai tue Et ce que j’ai dit je l’ai caché A Hélène. Mais elle sait ce que l’étranger ne peut dire … Et sait ce qu’il chuchote à l’odeur Qui se brise sous la pluie. Elle lui dit enfin : La guerre de Troie n’a eu lieu Jamais ! Ô quelle pluie ! Ô quelle pluie !
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Blog mis à jour le 28/08/2008 à 17:49:52
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