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ma misére habite au coin de la rue ame puissante et messagére. indifferente vous éclaboussant la vue avec ses bambins , ses sans péres. du quotidien elle purge son miracle ironique , grinçant des dents elle bouffe du monsonge et se racle le palais et ses remugles en dedans. elle et son boulevard des chagrins ou son carton régne en moquette nous serre le gorge jusqu'au lendemain quand on a quelque choses dans la tete. ma mie perdra un matin la raison quand elle sentira qu'il y plus sa place etre misérable toutes saisons cette vie ne vaut rien de grace. |
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Impression : Extraordinaire
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ne sens la haine que l'enfant arraché à sa mére celle qui connait à peine et qu'il ne reverra guere. ne sent l'effroi que l'homme et son été qui dans sa chaleur a froid du souvenir de ce qu'il a été. ne sent l'amertume que l'enfance dans ces jardins aux arbres qui s'enrhument et se saoulent de chagrin. ne sens la morsure que la poitrine blessée par les temps qui durent et ne font que commencer. ne sent la braise atre brulant du jour que l'ambition qui s'affaise et s'effrite pour toujours. ne sent le blaspheme que la foi limpide et pure qui se demande quand meme pourquoi les coeurs sont si durs. ne sent la chaine que le prisonnier longtemps qui lutte à perdre haleine pour echapper au temps. ne sent le sel de la larme que le joue chaude et gifflée qui a vécu sans armes et s'adopte en enflée. ne sent la haine que l'enfant arraché à sa mére celle qu'il connait à peine et qu'il ne reverra guere. |
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Impression : Extraordinaire
C'est très beau |
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Comme si Les fenêtres de mon coeur étaient closes Et la porte scellée sur ma solitude Comme si Le temps était suspendu entre le silence Et le martèllement de la pluie sur les carreaux Comme si La lumière du jour n’avait jamais éffleuré ma rétine Et que la nuit n’était que ténèbres à l’infini Comme si La vie n’était qu’un sillon sur l’eau Ou une course derrière un mirage au loin Qui ne cesse de narguer un corps éreinté Comme si Le soleil refusait de sourire de tous ses rayons Et que la lune s’est oubliée dans son bonnet Comme si Eole avait céssé de souffler sa colère Laissant aux arbres un moment de répit Afin de ramasser leurs feuilles mortes Comme si Le ciel avait emballé ses étoiles Abandonnant la terre en pâture A ses vampires assoiffés de sang Comme si La mort,la colère et les cauchemars Etaient mes seuls compagnons d’infortune Comme si Le corps avait été vidé de ses veines Privé de joie Opprimé par le silence Figé en statue de larmes Devenue perchoir Pour oiseaux de mauvaises augures. Je suis ici Mon âme est de l’autre côté Je suis ici L’air que je réspire est de l’autre de côté La distance à parcourir pour y arriver Dure l’éspace de toute une vie Comme si cette même vie N’était qu’un gros mensonge Comme si Ce n’était qu’une farce Comme si Je n’étais que le dindon. |
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Allez ce soir je vous dis tout Je vous la raconte de A jusque Z Ma vie, mes amours, mes emmerdes Allez je me lance, installez-vous. Et gare à vous si vous dormez Dès le deuxième couplet D'abord mon enfance, voyez ! Le jardin, les jouets, les cahiers Ma première maîtresse, mais non ! Suivez ! Je ne suis pas un garçon Je vous parle d'école, allons ! Mais où en était t-on ? Oui, la communale Tous dans la grande salle Avec chauffage central Non, pas de vieux poêle. J'en vois un qui ronfle Dites-le si je vous gonfle J'étais prête à tout raconter Et vous vous désintéressez ! Eh bien s'il en est ainsi je boude Vous aurez beau jouer des coudes Je garderai mon jardin secret Et de ma vie rien vous ne saurez. Na !
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On n'est pas sérieuse Quand on approche la cinquantaine On a des envies de fredaines Et de nuits fiévreuses. On n'a plus de retenue Quand vient la ménopause On se métamorphose Et on dévore le loup tout cru. On se surprend à écouter Le vent dans les épis de blé Et on aimerait moissonner Des caresses et des baisers On se souvient qu'on peut séduire On attire les commérages Voyez ! C'est le retour d'âge Si c'est pas honteux d'ainsi se conduire. On n'est pas sérieuse Si vous saviez comme c'est bon D'ainsi perdre la raison Et de se dire qu'on est heureuse. On rêve aussi d'allumer Dans les yeux le désir Pour fondre de plaisir Et à deux s'en délecter. On est amoureuse Ca fait des envieuses On devient audacieuse On n'est pas sérieuse...
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Impression : Extraordinaire
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