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Petit oiseau Pourquoi bats tu des ailes ? Ne vois tu pas que mon éspace est clos ? Tes ailes sont incapables de me porter Là où je veux aller Au delà de cette porte Dors dans mon sang Je t’apprendrai à ne pas aimer Je t’apprendrai à ne pas hair A n'être ni de chair ni de sang A ne pas avoir peur Car ce qui sera,sera Derrière cette porte Il n'y a qu'une nuit qui tremble Et peut être une inconnue Qui s'inquiète pour moi et toi Il n’y’a rien dérrière cette porte Sauf les cris De nos bûcherons de grands pères Il n’y a rien dans le bois de cette porte Provenant des fôrets lointaines Que leurs larmes et leur sueur Dors dans mon sang Tu es prisonnier de ma décéption Prisonnier de mes troupes Découragées,vaincues Incapables de franchir les murailles De la cité de la joie Dors dans mon sang Il n’y’a rien dérrière cette porte Sauf des souvenirs douleureux Un passé à ne pas réveiller Sauf des secrets que je dorlote De peur qu’ils ne s’ébruitent Il n’y a rien dérrière cette porte Sauf un loquet froid et rouillé Que personne n’a touché Depuis mille ans Rien qu’un semblant d’amour Auquel on avait cru toi et moi Rien que le goût amère D’une passion morte D’une vérité mensongère Des bribes d’histoires minées par le temps L'amour qui te couronne Peut aussi te crucifier Petit oiseau Ne bats plus des ailes Dors dans la chaleur de mon sang L’hiver est déjà là Rude et froid N’entends tu pas au loin ces cris ? Ce sont les hordes des loups Qui se rapprochent Assurés d’une proie facile Car eux aussi savent Qu’il n ’y’a rien dérrière cette porte Aucune échappatoire. |
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A la mémoire de Mahmoud Darwich "J'ai la nostalgie Du pain de ma mère Du café de ma mère De la caresse de ma mère Et l'enfance grandit en moi Jour après jour Et je cheris ma vie,car Si je mourrais J'aurais honte des larmes De ma mère."*(1) A chaque fois que je fredonne ces vers Accompagnant Marcel et son luth*(2) Je ne peux empêcher une larme Triste au coin de l'oeil Qui voudrait partager avec toi Ta nostalgie de la mère et de la terre On ne devient pas poète On nait poète et toi tu étais et restera Au delà de ta mort Dans la lignée des grands Poète au coeur ouvèrt Tant sur la réalité Que sur le rêve Poète au coeur sensible A la beauté comme à l'horreur Ta croisade pètique est légendaire Tes mots font autant de ravages Que les salves des fusils Et continueront à retentir Dans le temps et dans l'espace tant que la libèrté sera bafouée. Ta marche funèbre se joue à Ramallah Elle me fait pleurer Je suis triste Tristes aussi sont les yeux de "Rita"*(3) Que tu cherissais tant Devant lesquelles tu te prostèrnais Adorant dieu qui se reflète Dans leur couleur miel Tristes aussi sont les oliviers Les champs de blé Les étroites ruelles de Jerusalem Qu'on avait bannis de ton "Passeport"*(4) Mais jamais de ton coeur. Même si sur ta tombe Ils sèmeront des fleurs Tu aurais aimé y voir fleurir Les graines que tu as semé Le long de ton vaillant parcours Celles de l'Amour,de la Liberté et de la Paix. (A dieu nous appartenons et à lui nous retournons)(coran) Repose en paix MAHMOUD (1)Ma Mère:poème de Mahmoud Darwich (2)Marcel Khalifa:Virtuose du luth,celèbre musicien et chanteur libanais,il composa et chanta plusieurs poèmes de Mahmoud Darwich. (3)Rita:poème de Mahmoud Darwich (4)Passeport:poème de Mahmoud Darwich |
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Merci pour ce bel hommage |
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DISPOSITONS POÉTIQUES Les étoiles n’avaient qu’un rôle : M’apprendre à lire J’ai une langue dans le ciel Et sur terre, j’ai une langue Qui suis-je ? Qui suis-je ? Je ne veux pas répondre ici Une étoile pourrait tomber sur son image La forêt des châtaigniers, me porter de nuit Vers la voie lactée, et dire Tu vas demeurer là Le poème est en haut, et il peut M’enseigner ce qu’il désire Ouvrir la fenêtre par exemple Gérer ma maison entre les légendes Et il peut m’épouser. Un temps Et mon père est en bas Il porte un olivier vieux de mille ans Qui n’est ni d’Orient, ni d’Occident Il se reposer peut-être des conquérants Se penche légèrement sur moi Et me cueille des iris Le poème s’éloigne Il pénètre un port de marins qui aiment le vin Ils ne reviennent jamais à une femme Et ne gardent regrets, ni nostalgie Pour quoi que ce soit Je ne suis pas encore mort d’amour Mais une mère qui voit le regard de son fils Dans les œillets, craint qu’ils ne blessent le vase Puis elle pleure pour conjurer l’accident Et me soustraire aux périls Que je vive, ici là Le poème est dans l’entre-deux Et il peut, des seins d’une jeune fille, éclairer les nuits D’une pomme, éclairer deux corps Et par le cri d’un gardénia Restituer une patrie Le poème est entre mes mains, et il peut Gérer les légendes par le travail manuel Mais j’ai égaré mon âme Lorsque j’ai trouvé le poème Et je lui ai demandé Qui suis-je ? Qui suis-je ? Par le défunt Mahmoud Darwich, Décédé le Samedi 09 Août 2008, 22h43 Traduction de l’arabe par Elias Sanbar
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il est sorti à la recherche de son identité,et il est revenu pour trouver l'equilibre de son ame,la mort l'a vainqu ,il est mort homme libre,mais etranger dans un monde sans valeur,
nous pensons à toi bien fort et nous te lisons avant de dormir, toujours |
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Il était là, devant mes yeux bien en chair, Le regardant comme si c’était la première fois; Inerte en face de lui dans un voyage imaginaire, Qui faisait tourner le monde autour de moi. S’approchant de moi avec le même regard, Armé de ce sourire dévoilant ses dents blanches, Je demeurais à le regarder avec des yeux hagards Car son retour fut telle une subite avalanche Je me taisais devant cette rencontre magique Qui me transporta quelques instants dans un rêve Puis un baiser se déposa sur mes lèvres flegmatiques Pour me réanimer et me dire que ce n’est pas un rêve Voulant parler, dire un mot pour tuer le silence Seules les larmes coulèrent chaudement sur mes joues Les larmes pour ce mal de sa longue absence Et puis nos lèvres se sont unies dans un baiser fou Par Samia Nasr
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Je suis une sirène qui navigue chaque jour Dans un immense océan, cherchant l’amour Cherchant un poète qui a un cœur de trésor Sans lui, ma vie dans la mer bleue est vide Et dans les profondeurs, je n’ai pas de guide Nageant, défiant les monstres et la mort Toi, que j’ignore, qui est loin de mon océan Entendes-tu ma voix de sirène et ma chanson? Toi qui me fait bien languir, qui se caches Tu es mon désir car tu es dans mon histoire Toi, l’homme terrien, tu envahis ma mémoire Viens, mon corps te sera ton port d’attache loin de mon royaume, je cherche ton cœur Toute perle de mer me conduit vers le bonheur Aux abords d’un rivage d’une terre inconnue Où je te trouverais, et je deviendrais mortelle Pour vivre ensemble, la belle vie et l’amour éternel Et tu goûteras le réel plaisir de mon fruit défendu
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Blog mis à jour le 29/08/2008 à 23:00:04
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