|
Personne ne pourrait comprendre et ne peut savoir Que ta peine était immense et ton malheur profond Et tu t’es embourbée dans un piège de désespoir Car tu étais tourmentée et pour tant de raisons Trycia, un bout de femme pleine de charme Qui aimait sa famille, ses amis et ses rêves Mais ce désir de partir, est inexplicable dans l’âme, De sombrer dans l’abîme noir sans trêve Trycia, tu t’es enlisée davantage dans l’oubli Avec aucun souvenir des champs et des prés En te chutant dans ce tunnel noir et infini Avec une âme triste et le cœur désespéré Trycia, tu ne pouvais rien faire pour t’en sortir Tu t’es coincée dans un monde silencieux Que les autres ne pourraient pas voir ou sentir Et tu as choisi une façon de voler dans les cieux Trycia, tu t’es envolée au dessus des landes Dans un monde où tu vivras dans l’espérance Dans ces contrées lointaines, d’une terre de légende Où tu pourrais vivre enfin une réelle existence Par Samia Nasr, le 22 juillet 2008
|
|
Impression : Extraordinaire
extraordinnaire poéme qui refléte bien toute la douceur et la tendresse de sa créatrice la douce et tendre SAMIA |
|
|
Je te connais, mon amie Sylvie Toi et moi, on n’a pas eu la même vie C’est vrai, tu ne m’as jamais vue Mais, ton histoire, je l’ai vécue On n’a pas eu les mêmes épreuves Mais on a ramé sur le même fleuve Un fleuve qui ne mène nulle part Où même un être fou ne part Oui, je te connais mon amie Sylvie Toi et moi, on n’a pas eu la même vie Nous n’avons pas la même religion Mais nous avons les mêmes visions Nous avons même vu notre tombeau Que nous pleurions à brûler notre peau Avec nos larmes noires et intarissables Car nous y amènerons notre vie détestable Je te connais, mon amie Sylvie Toi et moi, on n’a pas eu la même vie Comme moi, tu as fait des enfants Qui coûtent plus chers que notre sang Et seules, nous courrons à leurs secours En les défendant aux dépens de nos jours Nos enfants sont nos seuls trésors Que nous chérissions jusqu’à notre mort Je te connais, mon amie Sylvie Toi et moi, on n’a pas eu la même vie Nous n’avons pas eu beaucoup de chance Dans cette stupide et éphémère existence combien de fois nous avons vu toi et moi Nos tristes cœurs saignés milles fois De milles glaives de grandes douleurs Par ce monde glacé d'injustice et de terreur Oui, je te connais, mon amie Sylvie Toi et moi, on n’a pas eu la même vie Nous avons essayé de s’armer de patience Mais la vie nous a gonflé de désespérance Pourtant nous avons des cœurs si beau Que tous les gens arrachent un morceau Ne nous laissant que des cœurs troués Que chaque petite douleur peut les tuer Je te connais bien, mon amie Sylvie Toi et moi, on n’a pas eu la même vie Mais notre vie Sylvie, est la même On est deux malheureuses femmes Qui n’ont jamais eu la vie rose Dans ce monde fait de milles choses Un monde qui continue à lasser nos âmes Alors qu'on est déjà lassée d’être femmes Nous voyons notre vie et ce monde en noir Sans même chausser des lunettes noirs Oui, je te connais, mon amie Sylvie Toi et moi, on n’a pas eu la même vie Mais je connais ton malheureux voyage Tu sais, mon amie Sylvie, que je partage Ta grande douleur et ta grande peine Qui sont bien le rouge de tes veines Nous aurions pu avoir une belle vie Hélas, on l’a pas eu, mon amie Sylvie Samia Nasr
|
|
Impression : Extraordinaire
ce poéme est simplement magnifique .que dire de plus . pleins de sentiments et de vérités . |
|