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N’allez pas chercher qui je suis Ne me demandez pas ce secret Ne fouillez pas dans mes papiers Vous n’allez rien trouver ! Je suis une fumée qui se dégage Je suis peut-être un nuage Qui va de village en village Ne me cherchez pas Vous n’allez rien trouver ! Je suis une trace sur le sable Qui, disparue comme le diable A cause des vagues stables Ne me cherchez pas Vous n’allez rien trouver Je suis un vent, je suis un air Je suis un tonnerre non un éclair Ceux, qui bouleversent toute une nature Ne me cherchez pas Vous n’allez rien trouver ! 28 05 1986
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Tout d’abord, merci de m’avoir publié l’article précédent, cela me donne encore du courage pour soulever d’autres polémique, Voilà de quoi il s’agit aujourd’hui : …Dans une boutique quelque part à Casablanca, spécialisée dans des chaussures pour dames, il y a dans sa vitrine des souliers facturée à 3.500 dh la paire ! Oui, mesdames et messieurs ! Il y a bien un zéro de plus ! Pourquoi ? Parce qu’il sont signée par quelqu’un qu’on ne connaît même pas. Des chaussures qui coûtent plus que deux fois le SMIC chez nous ! Alors, cherchez l’erreur ! Pas loin de là, une autre boutique qui expose le même modèle à 350 dh ! Car le nom de Monsieur n’y figure pas. Imaginez ! Deux femmes marchant cote à cote, une avec les chaussures authentique, l’autre avec les fausses. Personne ne fera la différence, et pour les identifier, il faut déchausser mesdames pour chercher la signature de notre fameux créateur ! Tout cela me fait penser à nos fameuses babouches, créées par un « maallem » artisan qui a quarante ans de carrière et qui n’est ni connu ni reconnu. Des babouches faites avec une matière première façonnée par de petits enfants non scolarisés. Des babouches que le « maallem », à force de les travailler de ses mains pendant des heures, a fini par avoir le dos courbé. Tout cela pour qu’on les trouve sur le marché avec un prix vraiment dérisoire. Et si Madame aux chaussures authentiques désire des babouches, elle va encore marchander le prix car elles ne sont pas signées ! Finalement, c’est le nom qu’on achète et pas le produit. Pourquoi donne-t-on tant d’importance aux produits venus d’ailleurs ? Avec tout le respect que je dois aux accros de la mode il y’a un dicton qui dit : « les fous font la mode, les idiots la suive ». Mesdames et messieurs ! Encouragez nos produits locaux et habilliez-vous intelligemment ! Sans rancune, et bon ramadan. 26 10 04
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Cela fait très longtemps que je n’ai pas écrit à votre journal, et je sens l’envie de recommencer car, situation oblige. J’aimerais vous parler de notre cher et beau pays. Il parait qu’on a eu plus de touristes que l’an dernier, c’est ce qu’on a dit à la télé, et j’étais étonnée par cette déclaration. Je me suis dit : « tiens ! Malgré toutes ces ordures et cette saleté dans nos rues, y a encore des touristes qui visitent !! Alors, j’ai conclu qu’il y a deux Maroc : celui qui nous appartient et celui qui ne nous appartient pas ». Les touristes font des voyages organisés que les organisateurs font le possible et l’impossible pour cacher notre Maroc à nous. De l’aéroport à l’hôtel tout est beau, propre, calme et le personnel de l’hôtel est de tout sourire. -Y’a les piscines, les palmiers, les randonnées, le luxe quoi !? Notre Maroc à nous ? -Y’a les ordures partout, l’aire est irrespirable, le service est nul est sans le sourire ! Tout le monde pollue : -Y’a la voisine qui balaie devant chez elle et pousse les déchets devant chez l’autre voisine. -Y’a les pyromanes qui incendient les déchets et nous suffoquent. -Y’a monsieur roulant dans sa voiture de luxe, élégant comme tout, qui déchire un dossier et le jette par-dessus bord !! Sûrement celui des impôts ! -Y’a madame qui va chez l’épicier pour l’achat de la semoule pour son couscous. Monsieur la lui tend dans un sac plastique blanc et Madame riposte : « Encore un sac plastique noir ! ». La discrétion est de mise ! Comme si un seul dans la nature ne suffit pas ! Voilà ce que j’appelle les doubles pollueurs. -Y’a le mome qui mange son biscuit et jette l’emballage n’importe ou bien, normal, maman et papa le font, la maîtresse aussi, pourquoi pas lui ? LES GENS « S EN FOUTENT » ! C’est comme ça notre Maroc à nous. Un sac plastique par- ci, un crachat par- là, une poubelle renversée à coté et pour combler le tout, de la fumée qui se dégage un peu par tout. Bientôt on aura plus ou mettre les pieds ni le nez dehors. -Y’a la pollution sonore, tout le monde parle en criant, les enfants qui jouent en chahutant, l’ado des voisins qui nous oblige à écouter sa musique techno, les automobilistes qui adorent klaxonner même si le feu est rouge, d’ailleurs peu importe, rouge ou vert ! C’est « kif kif » ! Et le pire dans tout ça, les gens s’en foutent. Quand, par exemple, je leur parle des dangers de la pollution, c’est-à-dire que l’odeur du brûlé est cancérigène, que les crachats sont contaminants, que le sac plastique pollue la nature durant des centaines d’années, que nous avons de plus en plus des allergies que…que…j’avoue qu’ils m’écoutent mais d’un air très éloquent : « qu’est ce qu’elle raconte celle –là ? Ou se croit-elle ?... La pauvre, c’est le soleil qui lui a tapé sur la tête !... ». -Y’a deux catégories de gens : ceux qui polluent et ceux qui laissent faire. Ne soyons plus obligés de bloquer tout nos sens une fois dehors, et mobilisons-nous pour sensibiliser les gens car on est vraiment dans une ambiance irrespirable. 12 10 04
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Blog mis à jour le 07/07/2008 à 02:42:07
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