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J’suis l’pornographe de l’écran bleu c’lui qui encrasse L’amour morbleu Mais commençons par le p’tit jean D’son amourette pour une auto D’puis qu’il est tombé à ses jantes Tous les jours il astique son pot Il lui a mis des lèvres géantes Cinq cent watts qui lui susurrent A lui et tout les environs Qu’il es l’plus beau et qu’il assure Au beau milieu de tout ces cons J’suis l’pornographe de l’écran bleu c’lui qui encrasse L’amour morbleu Y a bien aussi celle d’la fernande Sauf que la c’est une jolie vache Ces gros pis pour qui l’on bande Comme disait l’ancien à moustache L’fernand pas futé pour deux sous S’la chevauch’rait bien tous les jour Mais la grosse germaine l’a surpris Et la son sang n’a fait qu’un tour Avec le ch ‘val elle est partie. J’suis l’pornographe de l’écran bleu c’lui qui encrasse L’amour morbleu J’vous dirait bien celle de c’farceur D’Lèon pour sa canne à pêche Qui la mouline jusqu'à pas d’heure Et qui s’la rentre tête bêche. Les soir de vent au bord de l’eure Quand elle se fait trop revêche Il la déploie et l’astique Jusqu’au jour ou un garde pêche Lui en fit lune une plus élastique. J’suis l’pornographe de l’écran bleu c’lui qui encrasse L’amour morbleu Y’aurait aussi je vous l’accorde Celle de ce contrebassiste Qui chaque fois qu’il accorde Son instrument parfois si triste Croit pouvoir glisser son archet Entre les cordes jusqu’aux hanches D’une opulence délurée Qui se r’trouve pendu a son manche Quand le public fait son entrée J’suis l’pornographe de l’écran bleu c’lui qui encrasse L’amour morbleu Connaissez vous celle d’la pucelle D’lulu qui connaît pas d’garçons Un jour elle trouva oh ! merveille D’son home cinéma le bouton Elle comprit vite comme on l’allume S’mis à chanter la traviata Et comme ça sert aussi d’volume Du canton on vit tous les gars Venir tard, hurler à la lune. J’suis l’pornographe de l’écran bleu c’lui qui encrasse L’amour morbleu D’ces histoire d ‘amour à la con La plus trist’ pour pas dire assassine De la chasse et du pauv’ gaston Amoureux de sa carabine, Il graissait souvent les canons Un sombre soir de déprime Voulant tirer un grand coup Un second plein de chevrotine Lui refit plein de petits trous J’suis l’pornographe de l’écran bleu c’lui qui encrasse L’amour morbleu J’aurais voulu finir en beauté Pour conclure toutes ces bonnes choses Je vous aurais bien raconté Des histoires qu’ailleurs je n’ose A personne d’autres déballer Cet amour sincère pour ma chienne Mon poison rouge où mon baudet Mais la SPA du quinzième Formellement s’y est opposée J’suis l’pornographe de l’écran bleu c’lui qui encrasse L’amour morbleu
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L'angoisse d'exister Est cette bougie qui fond Aux flammes du regard Dans la clarté rassurante Du gris-vert de tes yeux. Jeté sur des chemins De nostalgie ancienne L'écho du silence Résonne en moi En onde transparente Et pure. La nuit sur mon corps Fixe l'empreinte de tes mains Et sur ma peau tes ongles Déchirent dans un cri Le voile silencieux De tes désirs enfouis.
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Dans cette chambre ronde Aux tapisseries fleuries De vieux rose et d'or sombre Ton corps s'allonge Et étire les bras d'un fleuve D'amour et d'ambre Sur le drap chaud de la nuit. Ton corps retrouvé Ton corps au doux parfum de mousse Ton corps habillé de ton âme Colore en bleu mon ciel Et tes paupières de cendre refroidie. Les pas de mon cœur Sur le plancher moiré Des ocres de septembre Se font l'écho sonore De tes lèvres meurtries. Je retrouve ton nom Au puits de mes caresses Et la sève de ta voix Sous l'écorce de ta peau Comme des mains de liège Sur les vagues de ta tendresse. Dans le phare de mon cœur Enveloppé de nuit Grésille lentement le feu De tes souffrances enfuies.
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Ta voix est un vent tiède Qui fleurit aux rives de ta bouche Ce matin l'écho de ton cœur Ce soir ma caresse d'ombre Cette nuit la sève de mes rêves Les nuits sans ta voix Ne sont que des ténèbres. Ma mémoire s'épuise à ta recherche Et mes mains sont en chômage de ton corps La distance tue les mots Mes lèvres ont besoin de ta peau pour parler Et tes seins sont la plus belle réponse Et ton corps qui se fend Est la plus belle offrande. Tes yeux ont la couleur du sable Quand la mer se retire Et ma vie n'a pris corps Qu'au murmure de ton nom Des crêtes de tes seins A la conque de ton ventre Mes lèvres ont trouvé ton chemin. Tu t'ouvres comme un coquillage Qui voudrait avaler un soleil. La pendule se tait Quand j'ai ta tête dans mes mains. Je suis habillé de toi Quand tu es nue.
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