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Quand je me suis assise, près du vieux pont de pierre, Où nous allions jadis, pour jouer à la guerre, J'ai découvert gravé, sur le chêne vouté; Entourées d'un grand coeur, nos initiales usées. Quand les as-tu écrites ? Nous étions des enfants, Comment aurai-je su que tu m'aimais autant ? Tu étais mon ami, mon frère, mon copain, Et je ne songeais pas à quelques lendemains. Nous avons tous les deux construit bien des bateaux, Nous avons toi et moi, rêvé devenir grands. Et nous voulions partir vers des pays nouveaux, Mais le monde est immense quand on est un enfant. Dis, qu'es-tu devenu ? Où es-tu aujourd'hui ? Reviens-tu quelques fois où nous avons grandi ? La vie va doucement, tant d'années ont passé. Est-ce que tu peux me dire ? Aurais-tu oublié ? J'ai conservé, caché, dans la malle au grenier, La petite perle en bois que tu m'avais donnée . Tiens !! Un enfant qui passe et il joue à la guerre, Comme il te ressemble.... Il a tes grands yeux verts.... |
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Je vous ai vu dormant , auprès de la fontaine, Attendant qu’un peu d’eau vienne désaltérer Votre gorge trop sèche et le sang de vos veines, Vous reposiez si bien, je n’ai fait que passer . Je vous ai vu marchant , en haut de la colline, Attendant que le ciel se couvre de noirceur Que des milliers d’étoile votre vie illumine, Mais vous étiez si loin, où était votre cœur? Je vous ai vu rêvant , assis là sur la grève, Attendant que les vagues vous ramènent l’espoir D’un amour incompris , de quelques heures trop brèves, Perdu dans vos pensées , vous ne pouviez me voir… Je vous ai vu parlant , à cette femme si belle, Attendant d’elle un geste, qui pourrait vous montrer , Qu’elle vous aimait vraiment et était bien réelle, Vous étiez occupé, je n’ai pas dérangé … De collines en fontaine, et d’eau en rêverie, J’ai longé le sentier au votre parallèle. Je vous ai tant aimé, bien plus que toutes celles Qui prenaient votre cœur. Pourtant je n’ai rien dit …
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Tu es la voix du vent d'hiver Qui me saisit et qui m'est chère. Tu es la brise de juillet Qui me chante : je t'aimerai. Tu es la pluie d'un soir d'automne Qui me réchauffe, quand je frissonne. Tu es un orage de printemps Qui me redit : je t'aime tant. Tu es le rire , la passion Qui font oublier la raison. Tu es le visage de l'amour Qui m'avoue : je t'aimerai toujours. Et comme tu es simplement toi , Je suis heureuse que tu sois là . Je t'aime pour tout ce que tu es , Et pour longtemps , je te promets.
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Reste... Juste là sur mon coeur Tout au creux de mon âme Au fil de mes pensées À l’orée de mes heures Reste Encore pour me dire Que demain est à nous Que le prochain chagrin N’existera jamais Reste Rien qu'un petit peu Si ton coeur le souhaite Pour que meure l’oubli Au vent des souvenirs Reste Pour nos hiers déjà passés Aux lendemains à inventer |
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Le sentier qui s’enfonce, au creux de la foret Nous invite à la fugue , comme une porte ouverte. Vêtu de cailloux blancs , parcelles de rocher, Il serpente gaiement parmi les herbes vertes. Les grands arbres dansent sous la caresse du vent, Les fleurs chaque matin, se tournent vers le soleil Pour remercier la vie , et ce printemps d’avant, Quand chantaient les oiseaux en volant vers le ciel. Là tout près de l’étang, où coule une fontaine Un ange s’est assis, la tête entre les mains. Il pleure sur cette vie, pourtant pas si lointaine, Où la nature chantait de nouveaux lendemains. Ses pleurs lentement glissent, sur ses joues, sur son cœur, Il voudrait tout changer, refaire le chemin, Oui, tout abandonner, et repartir ailleurs Mais près de la fontaine est son unique destin. Une à une ses larmes ,deviennent perle de rosée Tandis que vers le soir, va s’installer le froid. Le givre au vent léger, saura les transformer En blancs flocons de neige ,aussi doux que la soie. L’ange s’est allongé sur le grand tapis blanc, Il dort paisiblement, son travail accompli. La nature se repose, bien à l’abri du vent, Protégée par ses larmes qui lui ont fait un lit. Si un flocon de neige Touche un jour votre vie Le plus beau de vos rêves Sera pour aujourd'hui
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Blog mis à jour le 07/07/2008 à 02:43:00
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