Accueil | Connexion
ÂME murmuré - 2320994 
Ignorer les liens de navigation.
Blog   Tous ses textes


Textes \ Poèmes

Caresse de mots...


Caresse de mots...

Je me glisse sous ta plume
Et respire l'encre de l'enclume
Noirs sont les mots que tu m'écris
Mais le soleil les réchauffe sous le tapis!
Une feuille de papier entre mes mains
Murmure la tendresse de tes câlins
Et mon sourire te renvoie la bohème
Que tu me chantais les matins blêmes,
Où mon coeur fissure ouverte, perlaient
Les pleurs qui sur l'herbe se sont couchés,
Et dansent tes mots à mes yeux endormis...
Je te sens dans la verdure de mon regard, épris
Ballade de poète aux mains divines
Sur ma peau, caressant, tes mots que je devine
Et comme une fleur, j'éclos sous la brume
Et je suis le parfum d'encens qui fume!
Trace le chemin de tes vers
Sur mes lendemains habillés de j'espère
Juste que ton sourire est mon encre
Qui se couche sur la feuille et devient ton ancre
Sur une mer de syllabes colorées
Des parfums d'orient sur l'oreiller...

dimanche 28 septembre 2008
09:22

Auteur : libelule

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

5 Commentaires

Textes \ Poèmes

Réalité




Je m'asseois sur le pont et égale a..
je me baigne.


Je vais au café se confond dans
une fleur de coquelicot.

Je sors, je rentre, je me lève, je marche, je regarde le ciel est
toujours le même.

Je t'appelle, je te parle, il paraît que
je fais l'amour avec toi.

Si dans tout ce que je perçois il y a la voie, je pourrais
aussi bien ne rien faire
et m'extraire.

Aussi bien je pourrais rentrer dans le silence,
le bruit me parviendrait
en écho.

Je m'étendrais au bord du chemin,
réellement je serais là.
Ca ne changerait rien d'autre qu'un infime mouvement dans l'univers de mon corps qui, au lieu de se mouvoir de long en large serait à terre.
Les yeux tournés vers le ciel.

Si je courrais à cet instant vers mon avenir comme au supermarché!
Si je sautillais sur place pour bien convaincre de ma vitalité!
Si je me battais en duel avec toi
jusqu'à la mort.
Je te prouverais mon existence.

Dans ton regard il y aurait la différence entre
le pont, la baignade, le café, les coquelicots.

Alors j'existerais en disparaissant.
Par ton désir inavoué de me voir crever
je me sentirais unie.

Je marche, je me lève et toi
tu dis que si je marche
c'est pour aller
si je me lève
c'est pour me battre

Alors que je me posais juste quelques questions.

dimanche 28 septembre 2008
09:16

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

4 Commentaires

Textes \ Poèmes

Scène de novembre




Le capitaine est parti.
Il a coupé les amarres.
Il nous a regardé une dernière fois.
Nous l'avons maudit, nos cris, nos hurlements dans le soleil de midi
Lui ont fait tourné la tête vers son avenir à lui.

Souvent nous croyons apercevoir au loin les secours du remord.
Et tandis qu'à mes pieds gisent un tas d'agonisants,
je songe à Chaumareys.

A la manière dont je vais le tuer, le faire souffrir
à la hauteur de ma peine quand la pour la première fois,
j'ai du tranché une lanière de notre esquif
pour me faire au goût du cuir,
ou quand je pleure pour adoucir l'eau de l'Ocean.

Dernier marin bouffeur de lambeaux de chairs
du radeau ébranlé par treize jours en mer,
j'ai arrêté d'espérer.

Sur ce cercueil flottant
Je songe à Chaumareys.

A sa main sèche tenant un verre grenat
buvant à la santé des femmes ou de je ne sais quoi.
A son verre levé comme une sentence et qui brille
doucement dans la lumière des lustres.
A son front tiède, son regard clair.

Le mien brûle et je vois trouble.

C'est peut-être parce qu'un jour me paraît une vie,
qu'au crépuscule je me laisse
glisser dans les vagues.

Et tandis que je sombre
les yeux vers la dernière lueur, le coeur rempli d'eau,
le corps libéré du fardeau, l'âme désolée,
Je songe à Chaumareys.



dimanche 28 septembre 2008
09:10

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

6 Commentaires

Textes \ Poèmes

Scène de septembre




Nous deviendrons de grands infâmes au milieu du brasier géant. Nous respirerons la poussière que nous avons déposée. Nous ramasserons un à un les piliers des fondations que nous avons posées. Nous pleurerons des larmes de sang sur le village brumeux de poudre.

"Qu'avons-nous fait?" dirons-nous, tandis que nous regarderons partir les rois que nous avons mis sur le trône.
"Que n'ai-je désobéï" se plaindrons-nous les mains vides, devant nos frères et nos soeurs enfermés dans des bâtisses haute-sécurité.

Poudre, nous te respirerons en pensant être chair d'alliage. Sang, tu seras mêlé à la poudre, nous te respirerons. Avant leur départ, nous acclamerons les rois montés sur leurs chevaux de métal en fusion. Nous hurlerons à chaque pleine lune, pour célébrer le jour du désarroi total. Il fallait bien que ce soit immense pour qu'on ne puisse comprendre rien. Nous ne comprendrons jamais ce que nous créerons, d'inspiration divine ou diabolique. Nous nous vanterons de ne pas savoir et d'être trop petit, nous nous pavanerons d'être sourds et aveugles, nous creuserons des trous avec nos propres corps râclés sur le sol, prévenant devant la machine. Nous nous sentirons fiers de n'avoir qu'une mémoire, celle de la commémoration, du rituel de prosternation devant les totems disparus. Nous boirons les paroles vides et nous sentirons la sécheresse nous désaltérer.
Nous chercherons dans le désert de l'eau fraîche à donner à la terre ensevelie. Nous pleurerons souvent des larmes dans la mauvaise direction et la source sera tarie, à peine jaillie. Nous nous sentirons nobles de vivre de grands instants, de grandes peines, de grands regrets que nous nommerons par un symbole. L'histoire ne sera pas contée, il suffira d'une image à penser sans réfléchir.

Puis, insatisfaits, nous nous tournerons encore une fois vers l'ennemi.

dimanche 28 septembre 2008
09:08

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

4 Commentaires

Textes \ Poèmes

La porte s'est encore entrouverte




Au passage du troupeau
Mal ajustée dans ses gonds
Un ange en profite pour y passer la tête.

Je l'invite à dîner, mais, me dit-il, il se nourrit de pas grand chose
Et a déjà mangé ce matin quelques graines.
Son habit de lumière m'éblouit un peu.
Je lui propose de s'asseoir

et pour ne pas m'éblouir d'avantage,
il me tourne le dos.

Mais son dos resplendit
Alors je le pousse vers mon lit
Il s'y allonge, indulgent, sur le ventre.
Je ne suis pas très lourde, dis-je.

Comme il est une montagne de douceur,
Je l'escalade.
Je voudrais protéger son coeur avec mes pieds.
Je sens ses battements sous ma plante.

Ca ne lui fait pas mal, dit-il,
mais ça ne lui fait pas de bien.
Je redecends.
Il boit mon thé, il mange ma salade.

Puis il s'en va.
Eblouir d'autres gens.

dimanche 28 septembre 2008
09:04

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

6 Commentaires

  Page 1   Suivant >>

Blog mis à jour le 07/10/2008 à 10:21:45



Traitement en cours...

Créé et hébergé par Capit