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Déclarations d'amour

Pierrot


Pierrot

Te rappelles-tu Venise, et nos cabanes en bois,
et de la grosse fourmi de la base des loisirs,
équipés de grosses branches, rappelles-toi Pierrot
comme on dépiéçait la bête ; m'oublie-tu mon frère ?
Souviens-toi veux-tu, de nos soirées tranquilles
à écouter du Queen jusqu'à chute du mercure,
et quand tombait la nuit, nous parlions de tout,
des moments partagés à jouir de fratrie
et aujourd'hui plus rien, j'ai perdu un frangin.

Ta tête de quatorze ans pour ultime image,
avec ta voix qui muait et ton mental en cours,
tu apprenais la pudeur, avec ton toi qui changeait ;
dis, portes tu la barbe, une fille à ton bras ?
Devant les vieilles photos, t'arrives-il parfois
de repenser à moi avec un souvenir ému ?
Dis-moi comment vis-tu après cinq ans sans moi ?
Moi nostalgique je chiale devant ton sourire agfa
car aujourd'hui plus rien, j'ai perdu un frangin.

mardi 12 août 2008
18:49

Oeuvre originale
Auteur : Et ta soeur ?

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Déclarations d'amour

Croisé


Croisé

Je peux chercher et courir après mon hombre,
rien qu'un homme sans le us pour nous lever l'écrou.
Que je fouille, que je creuses à m'en saigner les pattes,
que tu m'aimes ou me fuis, que tu ne vois ma passion,
saches, amant, qu'il n'est rien qui puisse m'ôter la guérite ;
car, toujours, je serais prêt pour sonder ton coeur
et dépiècer les chitines qui couvrent ses portes.

mercredi 6 août 2008
22:15

Oeuvre originale
Auteur : Et ta soeur ?

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Poèmes

Sanguinolente Vaginale


Sanguinolente Vaginale

Je tourne autour, te tourne autour
et je cherche avec acharnement
à te saigner dans leurs intérieurs
tes anatomies inférieures,
je ne mettrais pas de retardement
pour te lacérer aux longs cours.

Une décharge électrique
tout autour de ton clit,
là, au garde à vous il s'agite,
il tâte de son état critique.
Il semble tout prêt a exploser,
ô Douleur combien te faire hurler.

Je tourne autour, tout autour
un glass sécurit, c'est un corps caverneux ;
c'est avec les ongles que j'aime faire le jeu
jusqu'à vomir mon pâle venin
sur les plaies de ton coquillage marin.
Cela peut saigner, mais saigne sans détour.

mercredi 6 août 2008
15:31

Oeuvre originale
Auteur : Et ta soeur ?

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Poèmes

Sandrine


Sandrine

Ma Sandrine aime le sang,
ma cousine de quatre ans.

Doux relent, doux frottement,
elle s'allèche, se pourlèche.

Le parfum, sang braisé,
cuivre plein les naseaux.

Quoi qu'il puisse m'en coûter,
j'interroge le marmot.

Gratteras-tu la lamelle
d'avenir, de mensuel ?

vendredi 25 juillet 2008
23:23

Oeuvre originale
Auteur : Et ta soeur ?

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Poèmes

Anti-Héros


Anti-Héros

Là, je ronge et j'allègre, allegro, furioso.
Démolir un foyer, je le puis avec aise,
orphelins larmoyants recouverts d'ecchymoses,
une maisonnée entière et les veufs me maudissent ;
Partout passe ma foulée, par tous lieux et toutes castes
car vous même vous savez, vous savez mon prénom.

Double sky, marie-jeanne n'est plus de mon poumon,
café, vite passé, une vodka pour faire passer
est une véritable pureté pour ma dame d'onze heures,
onze verres pour la tête et le douzième pour la nuit.
De toujours, être partant pour parler de cul,
mon batal en futaille, mon futal en bataille,
parsemé de grosses tâches de scotch, et de canon,
je devrais m'arrêter, allez, un petit dernier.
J'ai tous mes os qui chancellent, voyez-vous, la peur
vous file des aversions, vous traîne aux appétits,
c'est une vertu, un peu bossue, pas trop cossue
pour me casser le cerveau au retour d'à bercail.

Ma caille, tu sais, mon sang est rempli de tise
et de merde mon coeur, mon coeur est une femme laide
qui, de mourir, m'arrive de souhaiter, je le concède
là, ma grise mine d'aboyer pour me mettre aux prises
au jeune blanc bec à côté, à l'alcool festif,
au bout du grief, tuer la fortune du bout des griffes.
Moi, je parle sans parler, j'ai la langue du cadavre,
un ralenti de trop gouttes, d'avoir trop goûté,
de joutes pour jouter, ça dérouille, entre shootés.
Il n'est plus ni femme ni gosses, ni plus d'amour propre,
il n'est plus de papa, mon fiston qui se navre,
dans ce bar trop miteux pour jouir d'un blase propre.

Ils m'ont dit, il te faut guérir, blouses blanches et cachets
j'ai braillé, entre deux coups de coudes, pas besoin.
Boulot m'a quitté, l'annulaire craint pour l'habit.
Ils m'ont dit, il te faut guérir, blouses blanches et cachets
j'ai braillé, entre deux coups de coudes, pas besoin
car ici, on peut apporter sa mélancolie
pour casser des piécettes, au troquet des toqués
et d'allumer sans décence les donzelles à l'essence
pourtant, j'ai ma queue qui se décompose, crevée.
Il n'est plus d'émotion pour m'exciter la balance,
je me balance sur ma chaise, du comptoir me conter ;
je devrais m'arrêter, allez, un petit dernier.

vendredi 25 juillet 2008
23:14

Oeuvre originale
Auteur : Et ta soeur ?

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Blog mis à jour le 13/10/2008 à 04:16:28



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